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Economie

Le paludisme et le tabac dans le collimateur de l'OMS

Par L'Economiste | Edition N°:527 Le 11/06/1999 | Partager

· Selon l'OMS, 500 millions de personnes devraient mourir à cause du tabac

· Les pays pauvres restent désarmés face aux problèmes de santé publique


Malgré les progrès impressionnants enregistrés lors du siècle qui s'achève, plus d'un milliard d'individus risquent de franchir le troisième millénaire sans avoir connu la moindre amélioration de leur situation. En effet, alors que dans les pays riches l'espérance de vie a progressé de 30 à 40 ans avec une amélioration parallèle de la qualité de vie, les pays démunis restent confrontés à une multitude de problèmes. A commencer par le tabagisme qui n'est plus l'apanage des pays développés.
Parmi les préoccupations premières de l'OMS, d'ailleurs, figure la lutte contre "l'épidémie du tabagisme". Près de 500 millions d'individus, actuellement vivants, seront un jour ou l'autre morts à cause du tabac, estime le rapport.
La mortalité liée au tabagisme s'élevait à près de 4 millions de décès par an en 1998. Elle devrait atteindre 10 millions par an dans une trentaine d'années, souligne le rapport. Ce qui signifie que le tabac fera 150 millions de victimes durant le premier quart du siècle et 300 millions pendant le deuxième quart. Pis, la moitié de ces victimes seront des personnes appartenant pour un grand nombre d'entre eux à la population active.

L'OMS avait lancé en juillet 1998 l'initiative "Un monde sans tabac"(1). Cette mesure a pour objectif de coordonner une réponse stratégique mondiale améliorée: harmonisation des taxes sur les produits du tabac, lutte internationale contre la publicité, le parrainage, la contrebande et l'exonération fiscale.
Par ailleurs, l'OMS se donne comme autre objectif de lutter contre le paludisme, qui constitue un grave problème de société. Même si les données disponibles sont insuffisantes, le lourd impact sanitaire du paludisme et le fait qu'il frappe essentiellement les couches les plus défavorisées de la population en font un puissant facteur d'appauvrissement. Par conséquent, lutte contre le paludisme signifie lutte contre la pauvreté. Ainsi, dans les pays les plus touchés, les gouvernements et la société civile prendront la direction des activités visant à faire reculer cette maladie et ce, en collaboration avec plusieurs institutions du système des Nations Unies (Banque Mondiale, PNUD et UNICEF).
Cette maladie représente le problème de santé publique numéro un dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne, où 74% de la population vit dans des zones de forte endémie et 18% dans des zones d'épidémie. De plus, 550 millions de personnes sont menacées de paludisme.
En conclusion, le rapport liste les défis à relever pour le prochain siècle comme la réduction de l'impact de la surmortalité et de la surmorbidité dans les pays pauvres ou encore la mise en place de systèmes de santé plus efficaces et mieux équipés.

Wissal SEGRAOUI

(1) Cf L'Economiste n° 335 et 364 des 18 juin et 26 octobre 1998.

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