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Economie

Agadir: «Toujours le problème des commandes publiques»

Abdeslam Oudad, président du Conseil Régional des Architectes

Par L'Economiste | Edition N°:527 Le 11/06/1999 | Partager

De notre corespondante, Malika ALAMI

· L'architecte du privé souffre de la mauvaise répartition de la commande publique


- L'Economiste: Quels sont les problèmes que connaît la profession à l'heure actuelle?
- M. Abdeslam Oudad: Il faut distinguer ici les problèmes inhérents au secteur public de ceux du privé. Dans le premier, il y a un manque de valorisation de la profession. Les architectes du public manque énormément d'autonomie. Ils sont souvent cantonnés à des rôles purement techniques au sein de l'Administration, alors que l'on devrait leur reconnaître des qualités de gestionnaires aussi. Pourquoi ne leur confie-t-on pas la direction de leur domaine? Les médecins dirigent bien des hôpitaux, pourquoi les architectes ne seraient-ils pas à la tête de leur secteur? On gagnerait à avoir un urbanisme de qualité. De même il faudrait, non seulement revoir à la hausse leur salaire et les payer en conséquence, mais aussi leur permettre l'accès à des formations pour les mettre au diapason des dernières techniques dans leur profession.
Quant aux architectes du privé, le problème essentiel est la commande publique.
Il faut sérieusement trouver le moyen de résoudre la répartition de cette commande.

- Avez-vous une idée?
- Pour les grands projets, il faudrait peut-être instaurer des concours. Tout le monde y gagnerait, la ville se verrait dotée d'oeuvres d'une grande qualité architecturale et le choix des architectes s'effectuerait d'une manière équitable. Pour ce qui est des petits projets, je pense que le système de quotas par architectes adopté par le Ministère de l'Habitat est une bonne solution. Toutes les administrations devraient en faire autant.

- Les architectes se plaignent souvent des signataires. Qui sont-ils?
- Le secteur souffre énormément du problème des signataires. Ces brebis galeuses, bien que nous les connaissions sont difficiles à démasquer. Cela à cause des faibles moyens de preuves dont nous disposons. Pour y mettre un terme, il faut que le Conseil soit plus impliqué dans le processus de production et qu'il bénéficie de la coopération de l'Agence Urbaine ainsi que de toutes les administrations. Nous ne voulons pas faire le gendarme, mais ce fléau porte réellement atteinte à l'image de la profession ainsi qu'au climat cordial qui doit y régner.

- Quel est le plan d'action pour la durée de votre mandat?
- Outre le souci de créer un climat d'entente et de solidarité entre les membres de la profession par l'organisation de séminaires, de rencontres, nous avons actuellement un projet avec les communes sans moyens, pour travailler en collaboration. Nous voulons leur prêter main forte en leur portant assistance, non seulement dans l'élaboration d'études architecturales, mais aussi dans le suivi des constructions d'habitats économiques.
Pour cette tâche, si une convention aboutit entre nous, nous comptons mettre à leur disposition des adjoints techniques que le Conseil va recruter. Ainsi, les études seront effectuées par les architectes et le suivi des réalisations sera à la charge de ces adjoints techniques. Tout cela va permettre d'élargir le champ d'intervention des architectes, mais surtout améliorer l'aspect architectural de notre région en limitant l'auto-construction.

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