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PME/financement: Pourquoi ça bloque toujours?

Par L'Economiste | Edition N°:1598 Le 10/09/2003 | Partager

. Des banques frileuses, des garanties insuffisantes, des outils inadaptés. Le diagnostic de la DPEGLa mondialisation est un vrai casse-tête pour les petites et moyennes entreprises (PME). Dans un contexte national difficile, elles ont du mal à se redresser afin de s'aligner sur les standards internationaux. L'entrave majeure au développement des PME reste le financement.Selon une étude réalisée par la direction de la politique économique générale (DPEG) en août 2003, le dispositif mis en place par les pouvoirs publics pour appuyer le financement a été peu performant sur la période 1996-2002. Même si, durant cette phase, une panoplie de mesures a été mise en place, plusieurs choses restent à faire. Les mesures adoptées n'ont pas eu l'effet escompté. Les PME souffrent encore des problèmes de financement. D'après la DPEG, la distribution des crédits à moyen terme dédiés à ces entreprises a reculé de 22,1% entre 1996 et 2002, soit de 14,36 milliards à 3,21 milliards de DH. La part de ces crédits n'a représenté en 2002 que 7,7% de l'encours total des crédits à moyen terme distribués par les banques contre 49,9% en 1996. Notons, toutefois, que la distribution totale des crédits à moyen terme durant la même période a augmenté de 6,4% en moyenne annuelle. Ce qui veut dire que les banques prêtent de moins en moins aux PME.C'est la BCP qui vient en tête des banques qui accordent des crédits à moyen terme. Elle a octroyé en 2002 66% des crédits distribués. Le reste est partagé par le CIH (7%), la BMCE (6%), le CDM (5%), la SGMB (5%), la BMAO (4%), la BNDE (3%), Wafabank (2%), la BCM (1%) et la BMCI (1%). A signaler que le recul des crédits de l'équipement en faveur des PME est expliqué par l'aggravation des créances en souffrance de 17,8% en 2002 et la difficulté d'accès aux crédits moyen et long termes à cause du manque de transparence. Autres causes, l'application d'une prime de risque aux PME de 2% supérieure à celle appliquée en moyenne (1%) et d'un taux d'intérêt (9% hors taxe) supérieur à celui accordé aux grandes entreprises (4 à 4,5% hors taxe) ainsi que le manque de circulation de l'information. Sur un autre registre, le Crédit jeunes promoteurs et le Crédit jeunes entrepreneurs ont reçu un sacré coup entre 1996 et 2002. Ils n'ont pas été utilisés de façon efficace pour soutenir l'investissement, estime la DPEG. Ainsi, la distribution du Crédit jeunes promoteurs et du Crédit jeunes entrepreneurs s'est repliée, respectivement, de 27,6 et 23,8%. De même, les investissements réalisés entre 2000 et 2002 dans le cadre de l'appui à l'auto-emploi ont baissé de 50,4%.Notons également le faible accès des PME au capital-risque malgré la dynamisation de l'activité (signature de la convention de financement en 1999). Jusqu'à fin 2002, 20 millions d'euros ont été décaissés par la ligne capital-risque gérée par la Banque européenne d'investissement.Ainsi, 60 participations ont été réalisées pour un montant total de 760 millions de DH à fin 2002. Selon la DPEG, “la prédominance d'une moyenne entreprise fragile et la rigidité des conditions d'éligibilité applicables font du capital-risque un dispositif peu utilisé comme moyen d'appui au développement de la PME”.En plus, le développement du microcrédit reste en deçà des attentes. Ceci est attribué à la prédominance des prêts inférieurs à 1.500 DH, à la rigidité des conditions d'éligibilité et de remboursement ainsi qu'à l'importance des taux d'intérêt apparents. Côté Bourse, l'effectif des PME cotées (7 entreprises) ne représente que 0,1% du total des PME nationales. Les contre-performances de la place, entre 1998 et 2002, ont dissuadé les PME pour tenter l'aventure.A rappeler également l'insuffisante mobilisation des garanties de la CCG en faveur de ces entreprises. Les bénéficiaires ont représenté seulement 6,6% des PME nationales contre 30% des grandes entreprises desservies, entre 1998 et 2001. Quant aux lignes de crédit bilatérales, leurs taux d'utilisation restent faibles à fin mai 2003: française (35%), espagnole (12%), italienne (7%) et portugaise (0%). Et cela malgré les conditions avantageuses qu'elles présentent, estiment les analystes.A noter qu'au Maroc, la PME est la pièce maîtresse pour l'amélioration de la croissance économique. Elle représente plus de 95% des entreprises et emploie 50% des salariés. Cette catégorie réalise 31% des exportations, 51% des investissements nationaux et 40% de la production. En outre, la PME participe au PIB à hauteur de 20% contre 60 dans certains pays.Reste que la seule issue pour avoir des PME puissantes et compétitives est l'amélioration du dispositif de financement pour qu'elles puissent contribuer efficacement à l'amélioration de la croissance économique.Nadia DREF

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