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    Economie

    Plan minier : L'Etat va se désengager de l'exploitation

    Par L'Economiste | Edition N°:253 Le 07/11/1996 | Partager

    Près d'un milliard et demi de DH ont été engloutis par les entreprises minières sous tutelle de l'Etat entre 1990 et 1995. L'Etat a pourtant échoué dans la gestion des exploitations. Une activité qu'il devra abandonner.

    L'Etat a prouvé son échec dans l'exploitation des mines et devrait se consacrer uniquement à la recherche et l'exploration minières. Ce sont les grandes lignes du plan minier présenté par M. Abdellatif Guerraoui, ministre de l'Energie et des Mines lors d'un point de presse tenu le 4 novembre. Selon ce programme, l'intervention de l'Etat se limitera au développement de l'infrastructure géologique et à l'exploration-promotion. C'est au secteur privé de s'investir dans l'exploitation. Ainsi, explique M. Guerraoui, les sociétés privées désirant exploiter un gisement découvert par le Bureau de Recherches et Participations Minières (BRPM) ou l'Office National de Recherche et d'Exploitation Pétrolière (ONAREP), devront rembourser les frais d'exploration à l'un des deux organismes et verser annuellement à l'Etat 3% des bénéfices à titre de royalties. De cette manière, l'Etat prendra toujours le risque initial de recherches en identifiant les éléments de prospects, mais sera dispensé de l'exploitation.
    En réalité, insiste M. Guerraoui, le développement du secteur minier nécessite la réalisation d'une infrastructure géologique (cartographie). Le Maroc ne produit à l'heure actuelle qu'une carte géologique annuellement, soit une couverture de 20% du territoire. Afin d'élargir cette couverture et atteindre un taux de 100% d'ici l'an 2020, il faudrait produire près de 20 cartes géologiques par an. Le Ministère fera appel aux universités marocaines et à des sociétés étrangères, notamment sud-africaines, espagnoles et françaises.
    M. Guerraoui a précisé en outre que les premiers contacts ont déjà été établis. Globalement, ce programme demande un investissement d'un milliard de DH. Ces fonds seront collectés auprès des partenaires nationaux et internationaux du Ministère. Ce dernier espère en attendant que l'Etat versera 200 millions de Dirhams qui financeront les équipes de recherche du BRPM et de l'ONAREP.

    13 sociétés déficitaires


    Toutes les ressources du Bureau et de l'Office sont aujourd'hui absorbées par leur déficit dans l'exploitation, précise le ministre de l'Energie et des Mines. Le portefeuille du BRPM se trouve constitué de participations dans une trentaine de sociétés dont 16 sont en participations gérées par le privé et 13 gérées par le Bureau. «Sur les 13 sociétés gérées directement par le BRPM, deux (Sofomac et FCP) n'ont pratiquement jamais démarré, précise Melle Amina Belkhadra, directrice des Mines au Ministère, les 11 autres ont toutes reçu des subventions de l'Etat» . Pendant la période 1990-1995, l'Etat a versé 2 milliards de DH. Près de 600 millions de cette dotation ont été investis dans la recherche minière et le reste est allé aux filiales sous forme de subventions. Ces filiales ont rapporté 300 millions de DH en revenus de portefeuille. Si l'exploration a généré en moyenne près de 100 millions de DH par an, les déficits d'exploitation ont absorbé, quant à eux, quelque 250 millions. Ainsi, l'implication importante de l'Etat dans les opérations d'exploitation, même en rapportant des bénéfices, a fortement pesé en matière de subventions, insiste Melle Belkhadra.
    Cette politique a pesé aussi sur l'activité de recherche minière qui demeure la principale mission du BRPM. De ce fait, le plan d'assainissement de ce bureau, entamé depuis 1993, s'est articulé autour de 3 axes: le développement de la recherche minière, l'assainissement du portefeuille de l'Etat dans le secteur minier (liquidation des filiales en difficulté) et la privatisation des sociétés minières à participation étatique. Le Ministère a insisté en outre sur le fait que la poursuite de la restructuration du BRPM va le désengager des activités de travaux à l'entreprise et concentrer ses moyens humains et matériels sur l'exploration. La promotion des prospects peut générer de nouveaux investissements et une création d'emplois.

    Badra BERRISSOULE

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