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    Politique Internationale

    Peinture: 8 Belges au Sheraton

    Par L'Economiste | Edition N°:48 Le 08/10/1992 | Partager

    Il n'y a plus de "petite communauté" de la "petite Belgique" à Casablanca. C'est ce qui ressort du vernissage de l'exposition "Expression picturale belge au Maroc", qui se tient au Sheraton Casablanca, du 3 au 15 Octobre. Il a révélé une présence et aussi un réseau d'amitiés et de sympathies marocaines.
    Outre les Belges, qui exercent dans les affaires, l'hôtellerie, les mariages mixtes ont renforcé cette communauté. A l'origine de cette exposition, il y avait une idée du dernier Belge arrivé pour diriger l'hôtel Sheraton, Marc Lannoy. Un couloir lui semble triste. Il décide de l'animer par des tableaux. Il sollicite quelques compatriotes et découvre à Casablanca une vocation artistique belge, peut-être une volonté d'apparaître, d'être reconnu. La décoration d'un couloir devient une exposition, avec le soutien du consul de Belgique, de Sabena et d'autres encore. Huit artistes ont été conviés à exposer leur oeuvres: Colette Berrada Beaucarne, Filip Delbeke. Dominique De Cooman, Anne Hoogstoel, Guillaume Metten, Jacques-Paul Van Den Hautte, Charley de Palmaërt, Rosette Van Praet-Lamzibri. Les consonances wallonne et flamandes coexistent, sans problème. Derrière de tels noms, on s'attend à retrouver un style, héritier de la fameuse école flamande. On trouve quelques traces sur les toiles de Collete Berrada-Beaucarne.

    Les thèmes sont bien marocains: "vieillard" enturbanné "fille au foulard". Mais l'expression des personnages est triste et le fond est sombre comme dans un tableau de Van Dick. On retrouve, par ailleurs, l'influence d'un Belge plus contemporain, Folon, sur les aquarelles de Charley de Palmaërt. Les couleurs vives, orangé et bleu, sont travaillées, en dégradés, sur des motifs géométriques, architecturaux.
    Anne Hoogstoel déplore que les peintures ne représentent que "le Maroc du passé". A l'exception de "Voir Zazate et mourir", elle s'inspire des bâtiments modernes, des balcons des nouvelles résidences, des façades d'immeubles de Casablanca. Ces influences pop-art se retrouvent sur "Foundouk", où figure à côté du camping-gaz, un bidon d'huile en plastique... Derrière "Le soleil dans mon jardin" de Rosette Lamzibri, on suppose les influences impressionnistes, très fleurie, notamment celle de Van Gogh... un autre Flamand.

    D'une manière générale, les 8 Belges, issus d'un pays de grisaille, enchantés par les lumières du Maroc, poignent des couleurs claires, et des sujets vivants. Peu de nature morte et surtout pas de cet art, qui se veut abstrait jusqu'à en devenir douteux.
    La communauté belge n'en restera pas là. Elle annonce une quinzaine culturelle, à laquelle seront associés les "grands pays européens": Bruxelles, capitale de la "petite Belgique", est aussi capitale de l'Europe.

    K. B.

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