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    Pêche: Le groupe Zniber fusionne ses sociétés

    Par L'Economiste | Edition N°:55 Le 26/11/1992 | Partager

    Le groupe Zniber a fusionné ses cinq sociétés de pêche hauturière. Une nouvelle structure, la Société Financière du Souss (Sofinas), a été créée. Ce groupement permettra de mieux gérer les activités de pêche du groupe après le repli sur Agadir.

    Le groupe Zniber a regroupé ses activités de pêche hauturière au courant du mois de Juillet. La Société Financière du Souss (Sofinas), a été constituée à cet effet. Le passif des cinq sociétés a été entièrement pris en charge par la nouvelle entité absorbante, installée à Agadir. Son capital social est de 20 millions de Dirhams.
    A l'origine, l'activité de pêche était répartie sur cinq sociétés créées en association avec des partenaires espagnols: la Société Atlantique d'Armement et de Pêche, la Société Hispano-Marocaine d'Armement, la Société de Pêche El Farah, la Société Albir-Maroc et la Société Marocaine de Pêche Lua. Cette pluralité de sociétés était justifiée par la multiplicité des groupes étrangers impliqués dans leur capital, explique M. Driss Lididi, Directeur Général de la Sofinas.
    "Ce regroupement est l'aboutissement d'un état de fait", continue-t-il. La direction des cinq sociétés était déjà commune. Elle était à la charge de l'actuel directeur de la Sofinas qui précise par ailleurs qu'il s'était bien préparé à cette nouvelle situation. L'idée de la mise en pratique de cette stratégie n'est donc pas récente. Elle remonte à quelques années et s'est concrétisée avec le repli de la flotte sur Agadir, permettant au groupe de mieux contrôler ses activités dans ce secteur.
    Cette fusion constitue ainsi le point de départ pour une nouvelle forme de gestion. En plus de l'effet de synergie, elle favorise la réalisation d'économies de coût, en particulier sur le plan administratif. En effet, les dirigeants de la Sofinas ont envisagé de mener avec plus de rigueur la conduite de leur société, en raison de la phase difficile que traverse la pêche hauturière. Cette politique de rationalisation de la gestion (qui n'était toujours pas appliquée dans la profession durant la période où les bateaux étaient basés à Las Palmas) sera axée en priorité sur la maîtrise des dépenses qui demeurent la seule variable endogène face à la chute des prix et des captures. La conséquence de cette évolution, pour la nouvelle société, est que des objectifs en termes de chiffre d'affaires ne sont pas définis. D'ailleurs, les recettes des cinq sociétés récemment fusionnées connaissaient une tendance à la baisse, fait remarquer la direction de la Sofinas. Le but, à court terme, est donc d'assumer cette mauvaise passe et d'essayer de sortir de la crise avec le moindre mal.
    La pêche hauturière est touchée depuis plusieurs mois par la conjonction de deux chutes. La première chute concerne le volume des prises. Les ressources halieutiques, poissons blancs et céphalopodes diminuent, en raison d'une "surexploitation", selon l'expression des professionnels. C'est pourquoi, un arrêt biologique a été instauré. De deux mois, (Septembre-Octobre), il a été ramené à un mois (Octobre). La nouvelle de cette modification avait suffit à précipiter la chute des prix des céphalopodes. Cette chute, pour sa part, avait contribué à ébranler un secteur fragilisé. A la fin de l'arrêt biologique, des doutes planaient à Agadir. Les milieux professionnels craignaient que certains bateaux ne reprendraient pas la mer.
    Cependant, ces problèmes ne touchent pas singulièrement la Sofinas. Ils concernent globalement la majorité des entreprises du secteur qui souffrent entre autres de l'éloignement de la zone de pêche, de l'insuffisance des infrastructures portuaires par rapport au nombre de chalutiers, du manque de pièces de rechange et pour certains de l'âge de la flotte.
    La Sofinas, en ce qui la concerne, a hérité d'une flotte de 9 chalutiers congélateurs de taille et d'âge différents d'une capacité totale de 2.630 tonneaux de jauge brut. Elle emploie un effectif d'environ 250 personnes dont 23 pour la partie administrative. Le personnel navigant est à majorité marocain. Il ne compte que 17 étrangers composés essentiellement de mécaniciens de bord. Ces derniers sont secondés à terre par "Réparation Navale du Sud", une société de réparation navale, autre composante du groupe Zniber, installée au port d'Agadir. Elle avait été créée en 1984 avec des associés espagnols et marocains. Après un démarrage laborieux, RNS a été entièrement reprise, il y a deux ans, par le groupe "pour accompagner le repli de sa flotte sur Agadir", expliquent les responsables. Son capital est alors porté de 1,5 à 6,5 millions de Dirhams dans le but de lui insuffler un nouveau souffle. Outre la maintenance des chalutiers de la Sofinas, elle réalise des travaux pour le compte d'autres sociétés. RNS, qui constitue un premier pas pour une intégration verticale dans le domaine de la pêche, connaît une évolution qualifiée de satisfaisante par ses dirigeants. Elle devrait dépasser le chiffre d'affaires prévisionnel de 10 millions de Dirhams pour l'année en cours. D'autres projets relatifs aux produits de la pêche seront bientôt mis en oeuvre.

    Alié Dior NDOUR

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