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Culture

Pari tenu pour le festival des Alizés

Par L'Economiste | Edition N°:2263 Le 26/04/2006 | Partager

. La 6e édition a rendu hommage aux cultures du monde. Les organisateurs pensent passer à la vitesse supérieure Beaucoup de monde cette année pour le festival des Alizés. Les organisateurs pensent déjà à la prochaine édition et prévoient de passer «à une vitesse supérieure». La 6e édition organisée durant cette année du 20 au 23 avril a tenu son pari: démontrer l’universalité de la musique. «Et aussi qu’un festival de la musique de chambre et de l’art lyrique pouvait avoir sa place dans le paysage culturel d’Essaouira», explique André Azoulay, président de l’association Essaouira Mogador. La musique qui est sans étiquette, sans frontière et sans nationalité est bien un art qui se partage sans distinction. Le festival a également montré que les mélomanes sont nombreux au Maroc. Cette discipline est même devenue la raison du placement de familles entières avec leurs enfants. «Nous voulions aussi que l’image d’Essaouira ne soit pas attachée exclusivement à un seul genre musical», ajoute Azoulay. Le festival des Gnawas est un très grand succès. Il est effectivement devenu dans ce domaine une des manifestations les plus importantes du monde. Mais celle-ci devait s’inscrire dans une palette beaucoup plus riche et beaucoup plus diversifiée. Aussi, la distinction entre les arts populaires et la musique des élites n’est pas d’à-propos. Par ailleurs, il est incontestable que la cité des vents est devenue «le carrefour de la musique», où tous les genres se rencontrent. C’est ainsi que l’on trouve aussi dans l’agenda de la ville, le festival des jeunes talents et celui des andalousies atlantiques au milieu d’un certain nombre d’activités culturelles et artistiques. Une description allégorique fait dire que Essaouira aime la musique et que la musique aime Essaouira. «Et c’est ce qui explique aussi cette magie constatée par ces milliers de personnes qui sont venues participer au festival des Alizés», indique un observateur. De fait, c’était non seulement la fête de la musique, du développement et de la richesse. «La stratégie de développement durable se base sur ce que nous possédons, ce que nous maîtrisons et sur ce que personne ne peut nous enlever», explique le président de l’association Essaouira Mogador. Et d’ajouter que la volonté aujourd’hui est d’investir dans le domaine de la musique, de la peinture, de la photographie, de la littérature et du cinéma. A noter aussi que la 6e édition des Alizés a coïncidé avec le lancement de deux grands chantiers qui sont porteurs d’un investissement supérieur à 200 millions de DH (cf.www.leconomiste.com). Royal Air Maroc a lancé un programme d’unité hôtelière qui sera complété avec des résidences. Et le groupe Accor a entamé la construction d’un Ibis Moussafir. Le dispositif hôtelier est d’importance pour satisfaire les besoins d’une clientèle nationale et internationale de plus en plus nombreuse. Et qui montre la pertinence des choix faits à Essaouira. Les festivals culturels permettent à la province à la fois de s’épanouir et de créer de la richesse.


Des jours de magie

Les mélomanes sont venus du monde entier. En Europe, il faut parfois attendre pendant des mois pour assister par exemple au Quatuor Michelangelo et débourser jusqu’à 100 euros la place pour un seul concert. A Essaouira, et pendant quatre jours, les concerts étaient gratuits. La programmation d’un niveau mondial et accessible au plus grand nombre fait la force d’Essaouira. “Les arts lyriques séduisent beaucoup», indique André Azoulay. Le moment fort a été surtout la grande soirée d’opéra à la Rahba où «Carmina Burana» -oe,uvre universellement connue- a été produite. Les instruments de percussions, les cuivres et le piano ont trouvé un espace exceptionnel pour donner beaucoup de sens à la musique. Un grand message aussi avec le Choeur des Trois Cultures accompagné de chants en arabe, en hébreu et en latin. De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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