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Société

Oualidia Plage, soleil et huîtres… la station balnéaire revit l’été

Par L'Economiste | Edition N°:2321 Le 18/07/2006 | Partager

. 40.000 estivants entre juillet et août. Un melting-pot de toutes les classes sociales. L’écosystème fragilisé Oualidia est un site balnéaire privilégié par une des plus belle lagunes de la côte atlantique. La petite cité occupe une superficie de 370 hectares environ et s’étend sur 3,7 km de longueur avec une largeur variable d’est à l’ouest de 800 à 1.250 m environ. Oualidia a pour particularité de se scinder en deux zones distinctes. La zone haute articulée autour de l’axe de circulation reliant El Jadida et Safi et la zone basse en bordure de la lagune. Cette composition permet un premier partage des fonctions entre ses deux entités. La fonction résidentielle, administrative et services dans la partie haute. Et la fonction touristique dans la partie basse. Cette dernière est une zone à caractère estivale. Et dont les résidences et les équipements ne sont en activité que pendant la période estivale. La population de Oualidia estimée à 9.000 habitants atteint plus de 40.000 personnes l’été. Toutes les classes sociales se retrouvent et se côtoient avec harmonie. La partie basse de la petite ville, désertée en hiver, se compose de villas et d’appartements de standing. Là, se concentrent aussi des hôtels et des restaurants qui ne travaillent que lors de la belle saison. Cependant, de plus en plus de touristes fuyant le rush estival, s’offrent des séjours plus tranquilles en automne. «La population non résidente est considérée comme consommatrice des services et des espaces urbains», indique Miloud El Bohali, président de la commune. Les recettes de Oualidia sont limitées et très tributaires des activités de la saison estivale. Près de la lagune, un camping communal équipé s’étend sur 5 hectares environ. Le dernier comprend un centre commercial, une salle d’animation et des locaux administratifs. Entre juillet et août, ce sont 4.000 à 5.000 tentes et caravanes qui s’installent avec une population estimée jusqu’à 25.000 estivants. Ces derniers arrivent en majorité de Marrakech, de Safi, d’El Jadida, ou encore de Fès. Des centres d’estivage appartenant à des groupes bancaires ou à des établissements publics font aussi le plein. Les enseignants, moins lotis, se réservent les espaces de l’internat du collège de Oualidia. En matière d’infrastructure et de voirie, la traversée de Oualidia vient d’être consolidée par des travaux financés par le Conseil de Région. Le ministère de l’Equipement avait annoncé un budget de 9 millions DH pour aménager la route qui était dans un état de délabrement avancé. Actuellement, la saison estivale bat son plein et le ministère n’a pas encore débloqué les fonds pour terminer les travaux déjà entamés par le Conseil de Région. Une convention des plus officielles avait pourtant été signée en ce sens en fin de l’année 2005 à Safi(Cf:www.leconomiste.com). La chaussée de la ville basse et la zone touristique sont toutes goudronnées et carrossables. Ce qui n’est aucunement le cas des voies d’accès aux quartiers populaires de la ville haute. «Ce sont deux poids, deux mesures», lancent en colère quelques habitants. Un plan d’aménagement urbain serait en cours d’étude pour harmoniser les espaces et l’architecture de la ville. Autre déficit, Oualidia ne dispose pas de réseau d’assainissement. Les constructions et les installations ont recours aux fosses septiques. Ce qui occasionne bien des désagréments et d’insalubrité à la station balnéaire. Cette situation est à l’origine d’apparition des zones de stagnation au fond des fosses et même à l’air libre. «Les rejets des eaux polluantes ont systématiquement des incidences sur les eaux superficielles et souterraines de la nappe phréatique», explique un spécialiste. A noter qu’un schéma directeur d’assainissement liquide du centre de Oualidia est en cours d’élaboration. La première mission des études portant sur l’établissement des données de base est déjà réalisée. Mais les interventions d’urgence tardent à se concrétiser.


Mise à niveau

Au centre de Oualidia, deux logements sur trois relèvent de l’habitat clandestin. La partie haute de la ville se compose essentiellement des douars chboukate et Lkahia. En effet, ces deux douars concentrent à eux seuls 54,3% des ménages. Composés d’une population fortement densifiée, leur tissu ancien est fragilisé. La restructuration de ces deux quartiers apparaît comme une condition sine qua non dans le plan d’aménagement de la ville pour un développement cohérent. La collecte des ordures ménagères présente également des déficits importants. Pour un développement harmonieux en matière d’aménagement urbain, des recommandations de commissions techniques avaient été soulignées depuis des années. Afin de limiter l’urbanisation, beaucoup de zones vertes sont délimitées par une commission technique. Mais les propriétaires des terrains sont fortement opposés à ce genre de restructuration. La concrétisation du plan de la ceinture verte n’est donc pas près de se réaliser. Les murailles et les portails de la Casbah sont aussi touristiques. Il s’agit aussi de mettre en valeur ces architectures anciennes.


Village de pêcheurs

En plus des terrains domaniaux, la commune de Oualidia a également accordé des terrains supplémentaires pour la construction d’un village de pêcheurs. L’objectif est évidemment d’organiser le secteur. En plus du petit port, le village des pêcheurs comprendra des magasins, 163 locaux pour les pêcheurs, 15 locaux pour les mareyeurs, une halle aux poissons, des bâtiments administratifs et un restaurant qui aura pour spécialité les fruits de mer.De notre correspondant,Mohamed Ramdani

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