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L'agriculture doit-elle craindre la mondialisation?

Par L'Economiste | Edition N°:2321 Le 18/07/2006 | Partager

. Au contraire, c’est une aubaine, estime l’auteur d’un nouvel ouvrage. A condition de lutter contre l’analphabétisme et de renforcer la formation professionnelle «La mondialisation devrait être considérée non comme un frein au développement mais comme une opportunité à saisir puisqu’il s’agit d’une occasion de s’ouvrir davantage sur le monde, d’acquérir de nouveaux marchés, d’échanger expériences et savoir-faire». Tel est en résumé le message du nouvel ouvrage de l’ingénieur agronome, Ahmed Kettani, «L’agriculture marocaine dans la tourmente de la mondialisation». Le livre sera disponible en kiosques et librairies à la fin du mois de juillet. Ancien directeur des ORMVA de Doukkala et de Tadla, puis directeur central de l’Elevage au ministère de l’Agriculture, Ahmed Kettani a été également consultant dans plusieurs institutions internationales dont la FAO et la Banque islamique de développement. Aujourd’hui, il fait de la recherche dans le domaine de l’agriculture et profite de son expérience pour écrire des ouvrages. Son premier livre était paru en 2002, sous le titre «Les vrais problèmes de l’agriculture marocaine».Quant à la mondialisation, il s’agit d’un thème «à l’ordre du jour puisque le Maroc est signataire de plusieurs accords internationaux dans le domaine agricole», indique l’auteur. Dans son ouvrage, celui-ci propose des solutions qui permettraient à l’agriculture d’être compétitive face à la concurrence internationale. Il qualifie l’éradication de l’analphabétisme comme priorité des priorités. Selon lui, il faudrait décréter une loi qui irait dans le sens de la scolarisation obligatoire pour tous dès le primaire. En second lieu, une grande importance doit être accordée au capital humain et l’auteur propose que la formation professionnelle dans le secteur agricole soit renforcée.A ce niveau, il estime que «la stratégie arrêtée par le ministère de l’Agriculture, qui mise d’abord sur la vocation des sols et la rentabilité des spéculations, ne pourrait être réalisée avec succès qu’avec l’obtention des deux conditions préalables». Dans le domaine de l’emploi et pour faire face à l’immigration clandestine, Ahmed Kettani propose que les pays de l’Union européenne créent tout un réseau de centres de formation professionnelle pour former des ouvriers qualifiés, en apportant tout le financement nécessaire, ainsi que des enseignants compétents. «Les ouvriers ainsi formés pourraient ensuite être recrutés en Europe pendant quelques années, afin d’acquérir l’expertise nécessaire et d’amasser un pécule qui leur permettrait de rentrer investir au Maroc». L’auteur estime que de cette manière, l’immigration clandestine se transformerait en immigration officielle, et ce serait profitable tant aux pays du Nord qu’à ceux du Sud. Nadia BELKHAYAT

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