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Economie

OCDE: Profils de croissance très différents d'une région à l'autre

Par L'Economiste | Edition N°:517 Le 28/05/1999 | Partager

· Nécessité d'adopter une croissance plus équilibrée

· Les recommandations: Vigilance face aux signes de surchauffe aux Etats-Unis, dosage approprié des politiques macroéconomiques en Europe et poursuite des réformes au Japon


Incertitude et prudence, tels étaient les maîtres-mots de la dernière réunion ministérielle des pays de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique).
L'accent a été particulièrement mis sur la nécessité d'adopter "une croissance plus équilibrée entre les Etats-Unis, actuellement locomotive de l'économie mondiale, le Japon et l'Europe". Objectif, réduire les déséquilibres entre les balances des paiements courants de ces trois régions.
Par ailleurs, les pays membres n'ont pas caché leur insatisfaction vis-à-vis de la croissance mondiale. "Même si la confiance et la stabilité financière se sont améliorées, la situation incite toujours à la vigilance", s'accordent à dire les représentants des 29 pays présents à la réunion.
Selon eux, de sérieux écueils subsistent et des efforts considérables devraient être déployés et ceci, "afin d'assurer une croissance non inflationniste et mener des politiques structurelles visant à améliorer la compétitivité et la flexibilité des marchés", explique un communiqué publié à l'issue de la réunion.
Côté chiffres, les écarts entre les différents pays se confirment.
Les estimations de l'OCDE font état d'un déficit de la balance des paiements courants des Etats-Unis d'un chiffre-record de 300 milliards de Dollars en 1999 et de 320 milliards en l'an 2000.
La croissance du PIB devrait, elle, s'élever à 3,6% en 1999 aux Etats-Unis, à 1,9% dans l'Union Européenne, tandis qu'elle devrait reculer de 0,9% au Japon.

"Les Etats-Unis doivent poursuivre des politiques judicieuses et rester attentifs aux signes de surchauffe", explique le communiqué qui relève toutefois que ce pays connaît "un rythme rapide de croissance et de création d'emplois et de bons résultats en matière d'inflation".
En ce qui concerne l'Europe, les ministres se sont déclarés satisfaits après le mouvement de baisse en cascade des taux débiteurs. "Seulement, un dosage approprié de politiques macro-économiques et de mesures structurelles vigoureuses doit être maintenu en vue de renforcer les perspectives d'amélioration de la croissance et de l'emploi dans cette région", soulignent-ils.
Au Japon, l'incertitude règne encore, du moins en ce qui concerne les perspectives à court terme. "Tant que les pressions déflationnistes ne se sont pas atténuées et qu'une reprise de la croissance induite par la demande intérieure n'est pas clairement engagée, il est donc indispensable de soutenir l'activité", est-il relevé.
A cet égard, l'OCDE note que les autorités japonaises sont déterminées à trouver une solution aux problèmes du secteur financier et à poursuivre plus avant les réformes structurelles de grande ampleur.
D'une manière générale, les profils de croissance demeurent très différents d'un pays à l'autre, et les ministres ont demandé à l'OCDE d'étudier les causes de ces disparités: rapidité de l'innovation technologique, impact croissant de la société du savoir, apparition de nouvelles activités de services...


Japon: - 2,1% de la consommation des salariés en avril


La consommation des ménages au Japon se détériore petit à petit. Après avoir connu une contraction de 3,6% en mars, son niveau a reculé de 2,1% en avril, par rapport à son niveau du même mois de 1998.
Selon un responsable de l'agence statistique, la consommation des ménages a été affectée le mois dernier par la baisse du revenu disponible. Celui-ci a reculé de 0,4%, en raison d'une baisse moyenne des salaires atteignant 0,6% sur un an (pour cause de suppression des heures supplémentaires).

Yousra MAHFOUD (AFP)


Un code de conduite pour les entreprises


L'OCDE vient de publier un rapport sur les principes de «gouvernement d'entreprise», c'est-à-dire l'organisation du pouvoir au sein d'une firme. Ceux-ci visent à améliorer les mécanismes de gestion et de surveillance des sociétés, afin qu'elles puissent inspirer confiance aux investisseurs.
En premier lieu, l'institution incite sur l'obligation pour les entreprises d'être transparentes et de rendre des comptes. Elle met l'accent sur la nécessité de la diffusion de l'information sur la situation financière, les résultats, les actionnaires et le système d'organisation de l'entreprise.
Le code de bonne conduite de l'OCDE inclut aussi «la notion de responsabilité sociale de l'entreprise et des modalités de participation des salariés». Les responsables tablent sur la «pression des pairs pour faire respecter ces principes». L'OCDE estime «qu'il n'y a pas de modèle universel de gouvernement d'entreprise, mais que les bons systèmes résident dans l'attention portée aux intérêts des actionnaires». Par ailleurs, l'institution affirme que «l'éthique commerciale et l'intérêt que les entreprises portent aux questions environnementales et sociales peuvent avoir un impact sur leur image et leurs résultats à long terme». Le document précise que la compétitivité d'une entreprise repose aussi sur «les contributions des salariés et d'autres fournisseurs de ressources». Le code de l'OCDE recommande aux gouvernements de mettre en place des règles protégeant les droits des actionnaires et leur assurant un traitement équitable, même s'ils sont minoritaires ou étrangers. Des mesures de réparation doivent être prévues en cas de viol de leurs droits (pratiques abusives, délits d'initiés...)

Le gouvernement d'entreprise doit aussi reconnaître les droits des différentes parties prenantes à la vie d'une firme (salariés, fournisseurs de capitaux et de biens...), y compris les possibilités d'obtenir réparation. L'organisation définit aussi les responsabilités du conseil d'administration vis-à-vis de la société et de ses actionnaires. Il doit fixer les orientations stratégiques, être en mesure d'exercer un jugement objectif sur la conduite des affaires «en toute indépendance, notamment vis-à-vis de la direction» et disposer d'informations exactes et pertinentes.
L'OCDE prévient que ces principes sont évolutifs et appelés à être revus en fonction des changements de l'environnement général.

Nadia BELKHAYAT (AFP)

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