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    Noyau dur de Sonasid: La dernière ligne droite

    Par L'Economiste | Edition N°:295 Le 11/09/1997 | Partager

    Près de 15 mois après son introduction en bourse, la Sonasid va enfin connaître son destin. La cession du noyau dur à un groupe d'industriels soutenu par des institutionnels vise à assurer la pérennité industrielle de l'entreprise.


    L'opération de transfert du noyau dur de Sonasid est sur le point d'être bouclé. Le consortium qui a le plus de chances d'être retenu est constitué de la SNI et d'un groupe d'institutionnels marocains ainsi que de l'opérateur espagnol Martial Usin. L'enjeu de l'opération est d'optimiser la stratégie industrielle de la société sidérurgique en favorisant l'intégration.
    La SNI envisage ainsi de faire jouer la synergie avec sa filiale Longométal. Celle-ci est dotée d'un laminoir d'une capacité de 120.000 tonnes/an qui ne produit cependant que 51.000 tonnes/an de ronds à béton. L'entrée de l'opérateur espagnol favoriserait le développement de l'intégration à l'échelle régionale.
    Crédit du Maroc Capital (CDMC) affirme dans sa dernière étude consacrée à Sonasid que le démantèlement progressif des droits de douanes, prévu par l'accord d'association, impose une refonte de sa stratégie industrielle. L'objectif est de compenser l'écart de productivité par rapport à la concurrence.

    Financièrement, la Sonasid a les moyens de mener un projet d'extension en unité intégrée de type électrique. En effet, à partir de 1997, elle pourra générer un excédent brut d'exploitation (EBE) de 400 millions de DH qui ne sera plus amputé par les charges financières. L'emprunt contracté de 332,7 millions de Deutsh Marks, octroyé par Morgan Grenfell et échelonné sur 16 ans dont 6 ans de grâce, est arrivé à échéance en 1996. Selon les analystes de CDMC, la sidérurgie pourra donc financer son extension en deux ou trois ans afin de se placer aux standards des aciéreries étrangères en terme d'investissements d'exploitation.

    Ecart de compétitivité


    Par ailleurs, l'aciérie électrique convient à la fabrication du type de produits commercialisés par la Sonasid. En outre, celle-ci se prête bien au contexte marocain, car elle est de taille restreinte et requiert une intensité en capital assez faible. L'outil de production est souple et son arrêt momentané ne handicape pas la rentabilité. Il permet enfin de ne faire fonctionner l'aciérie que lorsque les prix de l'électricité sont bas.
    "En étendant ses installations en aciérie électrique, Sonasid serait à même de conserver ses marges actuelles", précise l'étude de CDMC. Elle pourra en effet tirer ses coûts de matières premières à la baisse (billette). Pour l'heure, sur le marché local les produits Sonasid continuent d'être préservés de la concurrence étrangère par une protection douanière de 35 et 15% de PFI. Celle-ci est appelée à être démantelée à partir de l'an 2000, à raison de 5% par an. L'enjeu pour Sonasid est donc de profiter des cashs-flows qui seront générés dans les prochaines années pour investir dans une filière intégrée et réduire l'écart de compétitivité actuelle.
    Sur le marché boursier, le titre Sonasid est l'une des valeurs les plus liquides avec une capitalisation boursière de 2,26 milliards de DH. La valeur aura connu une performance de 79% depuis son introduction en bourse en juin 1996. En fait, jusqu'à la fin de l'année 1996, le cours s'était stabilisé dans une fourchette allant de 330 à 350 DH. Outre le mouvement de hausse généralisée en début 1997, les rumeurs de reprise de la société par des investisseurs étrangers ont propulsé le titre au-delà de 600 DH. La correction générale de la bourse survenue en avril a ramené la valeur Sonasid autour de 550 DH.

    L'actionnariat de Sonasid


    LE capital de Sonasid a été porté à 390 millions de DH en 1997. En juin 1996, l'Etat a cédé 35% du capital de la société via une OPV au prix unitaire de 308 DH l'action. A ce jour, 61,91% du capital est encore entre les mains de l'Etat directement et 3,09% à travers les participations du BRPM, de la mine Seferif et de l'ODI. La cession de la majorité, voire de la totalité des actions détenues par l'Etat, est en cours de négociation.

    Mouna KABLY

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