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Economie

Modernisation Samir
Dans les ruches milanaises
DNES, Jamal Eddine HERRADI

Par L'Economiste | Edition N°:2288 Le 01/06/2006 | Partager

. Plus de 300 personnes sur le projet en Italie. Un team Samir supervise les travaux d’ingénierie. Ni règles, ni compas, les logiciels sont roisLe projet de modernisation de la raffinerie de Mohammédia a dépassé les frontières marocaines pour s’installer également en Italie. Le raffineur a, en effet, choisi le grand spécialiste, de renommée mondiale, de la construction de raffineries, l’italien Snamprogetti comme partenaire pour réaliser les nouvelles unités destinées à la production de gasoil. Snamprogetti s’occupe de l’ingénierie et de tous les autres détails liés au projet. Le groupe italien a mobilisé 275 de ses ingénieurs pour travailler à plein temps sur le projet de Samir. Cela, bien sûr, sous la supervision de cadres, ingénieurs et techniciens marocains. La direction générale de Samir en a désigné 35 qui ont été envoyés à Milan où ils travaillent d’arrache-pied à la concrétisation du programme de modernisation. Leur savoir-faire et leurs grandes connaissances en ingénierie leur ont valu la reconnaissance de leurs homologues italiens mais aussi anglais, suédois, égyptiens, saoudiens, turques et belges qui les côtoient tous les jours. Dans la bonne ambiance et dans une parfaite complémentarité. . Une cheminée de 120 mètresDans la périphérie de Milan, où Samir s’est installée, le temps du projet, sur deux étages dans un immeuble non loin des locaux de Snamprogetti, le seul bruit que l’on entend est celui des claviers des ordinateurs. Point de règles ici, ni de compas. Seuls les logiciels développés spécialement pour le projet sont de mise. Grande concentration, chacun face à son PC, à sa créativité. Tout doit être parfait pour réussir l’un des plus importants projets industriels du pays. Un projet qui permettra au Maroc de disposer d’une raffinerie moderne répondant aux standards internationaux en termes de sécurité, de qualité et de protection de l’environnement.Au dédale des bureaux et des contacts avec les ingénieurs en costume-cravate ou tenue décontractée, on apprend que les nouvelles unités seront dotées d’une cheminée commune pour l’évacuation des fumées. Elle sera haute de 120 mètres et aura 8 mètres de diamètre. C’est pour réduire des effets de la pollution, nous assure-t-on. Les équipes parlent aussi de l’hydrocracker dont va disposer la raffinerie. Un réacteur de 1.200 tonnes destiné au traitement du pétrole brut pour produire du gasoil à partir de novembre 2008, date du démarrage de la nouvelle unité. L’hydrocracker permet de «casser» les molécules contenues dans le pétrole brut et que l’on peut ainsi traiter pour les transformer en gasoil, explique un ingénieur. Cela ne peut se faire actuellement et 40% des dépôts de brut dans les bacs sont utilisés pour produire du goudron et d’autres huiles «moins nobles».Au 7e étage occupé par l’équipe Samir, les ingénieurs, financiers, analystes s’activent. Ils ne se permettent aucun répit. «Nous devons réaliser notre projet dans les délais. La direction générale a placé sa confiance en nous parce qu’elle sait que nous en sommes dignes», affirme un jeune ingénieur fraîchement recruté. C’est queJamal Mohamed Ba-Amer, DG de Samir, insiste sur la présence de jeunes ingénieurs tout au long du processus qui doit conduire à la réalisation du projet. «Les jeunes ingénieurs recrutés récemment sauront tirer profit de leur présence à Milan aux côtés d’une pléiade d’ingénieurs européens. Ce sont ces jeunes qui devront assurer la relève et faire marcher la raffinerie», déclare-t-il. Dans «L’espace café» réservé au Team Samir, la discussion va bon train. La présence d’un journaliste aiguise la curiosité et aussi curieusement la méfiance. Mais de fil en aiguille, une atmosphère empreinte de cordialité s’installe, les langues se délient, les gens deviennent loquaces et l’information commence à tomber, fluide et précise. On saura ainsi que les travaux de génie civil ont déjà été entamés au niveau de la plate-bande réservée aux nouvelles installations dans l’enceinte de la raffinerie de Mohammédia et que le responsable du chantier était en visite à Milan pour procéder aux dernières vérifications. Et cette protection de l’environnement dont on parle tant? Un des ingénieurs marocains précisera que tout a été conçu pour que les nouvelles installations soient les moins polluantes possibles. «On va même installer une station de traitement de l’eau de mer par osmose pour le refroidissement des installations. La station fonctionnera en circuit fermé et donc il n’y aura pas de rejets en mer», indique Mohamed Tahiri. Il est à Milan depuis huit mois. Comme tous les autres ingénieurs de Samir, il rentre au Maroc tous les quatre mois, pour une semaine. La direction générale étudie actuellement la possibilité de faire venir à Milan pour les vacances d’été les familles de son personnel installé en Italie. Retour dans les bureaux après la pause-café. Le cliquetis des claviers reprend de plus belle. Grâce au logiciel développé pour le projet, on suit la configuration en 3D de ce que sera la nouvelle unité. Cela permet aux ingénieurs de détecter les retouches à apporter à leurs dessins, à leurs conceptions. Aucun détail n’est laissé au hasard. Tout est vérifié à deux, trois, voire quatre ou cinq fois avant que la conception ne soit validée. Après, c’est un autre processus qui démarre pour sélectionner fournisseurs et prestataires de services. Ensuite, c’est au tour du département Achats d’intervenir. Une opération dans laquelle intervient directement le DG de Samir, Jamal Mohamed Ba-Amer. On dit de lui qu’il est un âpre négociateur. Il a pu économiser à Samir, la semaine dernière, des dizaines de millions d’euros sur les coûts estimés.La journée se poursuit avec le déjeuner. Cadres et directeur général sont réunis autour de la même table sur le lieu du travail. Il n’y a pas de temps à perdre et l’on discute fort entre deux bouchées de spaghetti. C’est l’occasion pour le DG de soulever avec ses cadres les problèmes de l’heure, l’état d’avancement du projet, les étapes suivantes. Il en profite également pour leur annoncer les dernières décisions, les informer des résultats des discussions de la journée avec les fournisseurs. Bonne humeur et blagues alternent avec les sujets sérieux. Une bonhomie qui s’est créée autour d’un projet de 816 millions de dollars (près de 8,976 milliards de DH) auquel contribue aussi le turc Tekfen connu pour son expertise dans la fonderie (www.leconomiste.com).Mais d’où vient tout cet argent? «Nous opérons dans la transparence et pouvons affirmer que Samir a mis en place un plan de financement à long terme. Il est d’un montant de 670 millions de dollars (l’équivalent de 7,37 milliards de DH) contractés auprès de banques commerciales marocaines et aussi d’institutions financières étrangères», dira Jamal Mohamed Ba-Amer. Il ne manquera pas d’ajouter, avec insistance et fierté, que le reste a été financé sur fonds propres. La journée se poursuit. Véritables ruches humaines, les 6e et 7e étages de l’immeuble flambant neuf, où le projet se développe, commenceront à se vider à partir de 19 heures. En moyenne, chacun aura travaillé 10 bonnes heures.

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