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Economie

Modernisation Samir
Achats d’équipements, une «industrie» à part

Par L'Economiste | Edition N°:2288 Le 01/06/2006 | Partager

. Des cahiers des charges par centaines. L’Europe, principal fournisseur du projet. Logistique spéciale pour acheminer le matériel lourd Les achats du raffineur Samir sont «une industrie» à eux seuls. Ils représentent la moitié du projet de développement de la raffinerie de Mohammédia, selon Youssef Belkhadir. Le directeur de ce département au sein de la société de raffinage déclare avec entrain que le personnel, aussi bien au Maroc qu’en Italie, pèse également de tout son poids.Comment s’opèrent alors les achats pour ce projet d’envergure?«Nous avons une organisation sur trois niveaux: il y a le département achats de Snamprogetti qui est le contractant et la société d’ingénierie qui gère pratiquement toute la chaîne en amont et en aval», explique Belkhadir. Cela commence par les cahiers des charges, la consultation, les alignements techniques et commerciaux. Puis il y a l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, c’est-à-dire tout ce qui est hors prix tels les délais, les termes et les conditions d’achat. Au bout de la chaîne, intervient Samir en tant que propriétaire du projet pour négocier les prix, les conditions d’achat et passer la commande auprès du contractant sélectionné.En termes de procédures, une fois l’adjudication prononcée, une lettre d’intention de commande est établie. Snamprogetti prépare alors le contrat définitif avec les spécifications retenues, le détail des achats qui est, après, soumis à la direction générale de la raffinerie qui le discute en interne avant qu’il ne soit signé et envoyé au contractant.«Aujourd’hui, nous sommes en face d’un marché qui est très saturé. De nombreux projets de raffineries ont été lancés en 2005 de par le monde. Les fournisseurs de renom imposent alors leurs prix et délais», indique Belkhadir. Au niveau de Samir, nous nous sommes organisés de manière à gérer au mieux et les prix et les délais, ajoute-t-il. C’est que lorsque le contractant est en face d’un bureau d’ingénierie selon la formule clés en main, l’approche est particulière puisque le contrat entre les deux parties prend fin dès livraison. Mais quand le contractant ou fournisseur est en face du client final, c’est une tout autre approche. Le fournisseur pense alors à la maintenance, au suivi, aux éventuels contrats futurs. C’est pourquoi Samir essaye de le fidéliser et de l’inscrire dans une logique de partenariat et de gérer au mieux les délais, les prix et les conditions commerciales, précise Belkhadir.Comment le raffineur acheminera-t-il le matériel lourd acheté? Pour avoir une idée de ce que sera cette opération, le directeur des Achats donne l’exemple du réacteur principal de l’hydrocracker qui fait 80 mètres de long, 4 mètres de diamètre et pèse 1.200 tonnes. Une pièce maîtresse très volumineuse qui sera fabriquée en Europe. Pour son transport, plusieurs solutions sont à l’étude, notamment un cargo spécial via la Méditerranée et l’Atlantique. Une fois au port de Casablanca, il faudra en assurer le transfert vers le site de Samir à Mohammédia. Là aussi un contrat spécial de transport et de transit est en passe d’être lancé auprès d’entreprises internationales et locales. En outre, des aménagements sont envisagés notamment au niveau du port de Casablanca pour assurer le transport par route de ce matériel jusqu’à Mohammédia par convois spéciaux: renforcement de certains tronçons routiers, construction d’autres voies dans l’enceinte et aux alentours de la raffinerie. Le coût de tous ces «petits» projets n’est pas encore déterminé.Des équipements majeurs, le projet de développement de la raffinerie de Mohammédia en nécessitera 604; un chiffre important par rapport à des projets similaires, estime Belkhadir. Il s’agit de réacteurs, de faisceaux, de tours de refroidissement, de fours, de chaudières, de compresseurs… Il y a aussi le matériel acheté en vrac tels la tyauterie, les câblages électriques, l’isolation thermique. A ce jour, 25% des achats sont réalisés, affirme Belkhadir. En effet, 63 cahiers des charges, d’un montant de 166 millions d’euros (près de 1,82 milliard de DH), sur les 92 prévus pour la partie pièces maîtresses, ont déjà été lancés. Pour le matériel acheté en vrac, 47% des cahiers des charges sur pratiquement 340 le sont aussi. Ils représentent 41 millions d’euros (quelque 451 millions de DH). Rien que pour la dernière semaine de mai 2006, 80 millions d’euros (880 millions de DH) ont été placés. Ce sont des commandes fermes et définitives portant sur les pièces maîtresses. Au cours des deux premières semaines de juin, d’autres commandes d’un montant de 40 millions d’euros seront passées avec les fournisseurs sélectionnés. Ce sont des entreprises européennes qui ont été choisies. Bien sûr sur la base du savoir-faire technologique, de critères techniques, de fiabilité et aussi pour des raisons de proximité, explique Belkhadir. Un matériel d’origine européenne met deux à trois semaines au maximum pour arriver au Maroc alors qu’il faut au moins un mois et demi pour acheminer le même matériel d’un pays d’Asie vers Casablanca.


La gym des négociations

C'est la négociation pure et simple. L’équation achat pour ce genre de projet repose sur trois éléments fondateurs. Le premier, c’est le choix technologique. Il est d’abord traité en amont, revu et validé. Pour le deuxième, ce sont les conditions commerciales et c’est là où l’on optimise davantage. Donc des termes de paiement très souples pour Samir, un cash-flow et aucune garantie du moment que le nom Samir «reste suffisant» auprès des sociétés de crédit. Le troisième est l’optimisation en termes de prix. Il s’agit dans ce cas d’intégrer dès le premier jour dans la commande principale les pièces de rechange, les différentes options, la formation, l’assistance sur place…Jamal Eddine HERRADI

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