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Meknès/Tafilalet: Triste record

Par L'Economiste | Edition N°:2236 Le 17/03/2006 | Partager

. Au top des régions les plus misérables!. Fertile et pauvre, le paradoxe marocain RICHE région, pauvres habitants. Meknès-Tafilalet, connue pour ses vignes, la fertilité de ses terres abrite les plus pauvres parmi les plus pauvres, avec un taux de 19,5%. Elle concentre 56 communes rurales parmi les plus démunies au Maroc, dont le niveau de pauvreté dépasse 30% ;et 7 communes urbaines dont la pauvreté est supérieure à 20%. Les disparités au sein de la région sont grandes. Ce qui explique sans doute pourquoi tant de richesses et tant de Marocains démunis au même endroit.55 de ses communes ont un indice de développement humain inférieur à 52%. Ce qui veut dire que plus de la moitié des habitants a encore des problèmes avec l’éducation, la mortalité infantile, et le niveau de vie.La province d’Errachidia concentre le plus de pauvreté avec un taux de 29,49%.La grande précarité se trouve aussi en milieu urbain, dans la province même de Meknès. Par exemple, 63,73% des habitants de la commune Dar Oum Soltan vivent dans la misère.Les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres sont importantes : l’indice de Gini varie entre 35 et 45%. De fortes disparités existent au niveau du développement humain et social (réservé aux communes rurales): ils varient entre 0,15 et 0,8. La principale source de revenu dans la région d’Errachidia (la culture des palmiers) a été frappée de plein fouet par la maladie du Bayoud. Rappelons que la région est un pourvoyeur historique de migration intérieure. Les trois provinces du Moyen Atlas (Khénifra, Ifrane, Elhajeb) sont certes mieux loties qu’Errachidia, mais le taux de pauvreté y reste supérieur à la moyenne nationale, avec respectivement 18,18, 16,03 et 21,43%.En dehors de son patrimoine touristique, cette région dispose d’importantes potentialités agricoles et forestières. La province de Meknès est une illustration de la précarité urbaine. Cinq de ses communes enregistrent un taux de pauvreté supérieur à 40%. La distribution des richesses au sein même de la métropole ismaïlienne est très inégale. L’indice de Gini donne 44,36%. Ce qui explique probablement la prolifération de la criminalité, la propagation des bidonvilles et de l’habitat insalubre.


A Sidi Ali tout le monde est pauvre

CETTE bourgade est habitée par 3087 personnes. Parmi elles, plus de 2470 personnes vivent avec moins de 9 DH par jour, soit un taux de pauvreté de 80,21%!La province d’Errachidia détient, d’ailleurs, le record national dans ce domaine puisqu’elle abrite les 4 communes les plus pauvres. En plus de Sidi Ali, les communes de Gheris El Ouloui, Er-Rissani et H’Ssya sont les plus démunies du Royaume avec un taux de pauvreté supérieur à 73,47%.N. Sq.

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