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    Matériel, nouveau siège, équipe rédactionnelle : Al Anbaâ cherche un second souffle

    Par L'Economiste | Edition N°:253 Le 07/11/1996 | Partager


    Le quotidien d'informations Al Anbaâ, relevant du Ministère de la Communication, s'apprête à emménager dans ses nouveaux locaux. D'un coût évalué à 33,8 millions de DH, l'immeuble de quatre étages sera livré dans quelques semaines. Les promoteurs du projet veulent faire d'Al Anbaâ un journal rentable.

    «Personne ne demande ce journal. Le nombre d'exemplaires qui arrive est repris intact par le distributeur». Ce commentaire d'un marchand de journaux revient comme un leitmotiv dans la bouche de la plupart d'entre eux. Plusieurs ne prennent pas la peine de le mettre sur l'étalage. Pourtant, le journal Al Anbaâ ne semble guère perturbé par le sort que lui réservent les marchands de journaux et les lecteurs. D'ailleurs, le Ministère de la Communication caresse le projet de transformer en profondeur la trajectoire de cette publication considérée comme un de ses services. «Nous devons faire de ce journal un quotidien rentable sur le plan financier», assure M. Seddiq Maâninou, secrétaire général du Ministère de la Communication. Pour lui, Al Anbaâ souffre d'un manque de professionnalisme. Afin de combler cette lacune, il envisage de renforcer l'équipe rédactionnelle et de la doter de nouveaux matériels. Ce journal emploie actuellement 130 personnes dont une vingtaine de journalistes, assure M. Maâninou. Il déplore le fait que l'imprimerie soit logée dans un garage.
    Le développement de ce quotidien de langue arabe est dicté par les nécessités du créneau qu'il occupe seul: ses pages sont consacrées aux activités officielles de l'Etat. «Nous devons l'enrichir parce qu'il répond à une attente et aux besoins d'une élite. D'ailleurs, dans les grandes occasions, le journal est tiré à plus de 12.000 exemplaires», soutient le secrétaire général.

    Réseau d'abonnements

    En fait, sa force provient de son réseau d'abonnements qualifié de très étoffé. Outre les ambassades, les différentes administrations et les collectivités locales figurent sur la liste. Une aubaine pour ces institutions qui trouvent dans les colonnes d'Al Anbaâ tous les textes et les décrets pris par l'Etat. Dans la perspective de son développement, Al Anbaâ abandonnera dans moins de deux mois sa villa coloniale, siège de la Rédaction, pour aller s'installer dans ses locaux flambant neuf. Le nouvel immeuble, futur siège du journal, est construit sur une superficie de 1,24 ha pour 11.500 mètres carrés couverts. Il comprend quatre étages. Le coût de sa construction a atteint 33,8 millions de DH, en considérant que le terrain a été cédé par l'Etat.
    La livraison de l'immeuble est prévue pour la fin de cette année.
    Pourtant, les travaux avaient démarré en décembre 1991. Un contentieux entre l'entreprise et le maître d'ouvrage au sujet de l'excavation a été à l'origine de l'arrêt du chantier pendant 13 mois. Une commission a été créée pour trouver une solution à ce désaccord. Les deux parties se mirent d'accord sur un redéploiement estimé à 1 million de DH, somme puisée sur d'autres rubriques du Ministère, précise M. Maâninou.
    «En fait, le journal occupera un étage et demi et le sous-sol pour l'imprimerie, précise-t-il. Le reste du bâtiment sera réservé aux autres services du Ministère». Il affirme que les départements de la Communication sont dispersés sur sept sites. Il est donc temps de réunir certains sous le même toit.
    Les Services de la Documentation et des Archives devront également s'installer dans cet immeuble situé à l'intérieur de «Madinat Al Irfane», complexe universitaire par excellence. Devront également se loger dans cette bâtisse le laboratoire photographique et la photothèque qui comprend environ 350.000 photos prises depuis les années soixante sans compter les 3.500 images récupérées de France dernièrement.
    L'immeuble abritera un centre où les étudiants des écoles et facultés voisines pourront venir consulter les revues et autres documents. Une bibliothèque spécialisée dans la communication serait actuellement à l'étude.
    Autre action à mener à l'avenir: le volet réglementaire. Le Ministère de tutelle envisage de revoir le rapport qui le lie à ce journal. La réflexion menée vise à doter Al Anbaâ de plus de souplesse dans sa gestion. «La situation doit être revue et corrigée vers plus d'autonomie sur les plans financier et rédactionnel», indique M. Maâninou.
    Le projet de donner un grand souffle à ce quotidien sera-t-il mené de bout en bout? La volonté à elle seule ne suffit sans doute pas pour le réaliser. Cela nécessitera une programmation budgétaire supplémentaire comme support à cette modernisation. En revanche, des observateurs soulèvent les divers dysfonctionnements qui surgissent quand une administration gère une publication. Ils s'interrogent sur sa capacité à conduire un journal comme une entreprise ayant la rentabilité comme objectif. Ils soutiennent que les expériences à travers le monde tendent vers un désengagement de l'Etat dans le secteur de l'information.

    Mohamed CHAOUI

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