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    Industrie du cuir : Le secteur veut faire peau neuve

    Par L'Economiste | Edition N°:253 Le 07/11/1996 | Partager


    Le secteur du cuir réalise d'indéniables progrès. Toutefois, il demeure encore freiné dans son développement. Pour remédier à cette situation, la profession, à travers sa Fédération, renforce ses actions: projet de création d'une zone industrielle pour les tanneries et les industries annexes, projet d'un show-room permanent, instituts de formation...

    «L'EUROPE, avec ses 350 millions de consommateurs notamment, est un marché fabuleux à notre porte», affirment les professionnels du secteur du cuir. Si aujourd'hui l'industrie du cuir conserve des atouts jugés considérables par sa qualité, sa main-d'oeuvre habile et qualifiée, la proximité géographique et la flexibilité de la production, elle n'en demeure pas moins freinée dans son développement. Il en est ainsi des problèmes de financement, des taux d'intérêt bancaires et des droits et taxes élevés, «problèmes auxquels il faut trouver rapidement des solutions si nous voulons faire face à la concurrence internationale et bientôt à domicile», soulignent les professionnels. L'absence de zones industrielles et de locaux se pose également avec acuité. «Il s'agit là d'un élément extrêmement important dans la prise de décision d'investir», indique M. Azzedine Berrada, président de la Fédération Marocaine des Industries du Cuir (FEDIC). «Lorsque nous mettons deux partenaires en présence, la première question qui se pose est celle de savoir où réaliser l'éventuel projet et où trouver le terrain» ajoute le président de la FEDIC. Il rappelle que depuis le printemps 1994, une vingtaine de tanneries ont formulé leur demande de se regrouper sur un même site. «Ce projet demeure urgent et prioritaire», indique M. Berrada. Actuellement, un site de 67 hectares a été repéré près de Casablanca. Des démarches ont été engagées auprès des Administrations concernées pour son acquisition. Objectif: créer un véritable centre cuir Maroc. Celui-ci regroupera toutes les tanneries et les industries annexes. «Outre rassembler toutes les tanneries, notre objectif est d'installer sur cette zone une station d'épuration des eaux usées et des déchets», précise M. Berrada.

    Second souffle


    Selon les professionnels, les zones industrielles, pour l'ensemble de l'activité, représenteront «un second souffle pour le secteur et pour les unités qui disposent jusqu'à maintenant de locaux exigus». A ce niveau, la FEDIC étudie actuellement la possibilité de la mise en place d'un show-room permanent à Casablanca pour l'exposition de tout ce que le Maroc produit dans le secteur du cuir. «L'objectif est donc de promouvoir les activités des différentes branches à travers cette vitrine ou encore ce catalogue grandeur nature du secteur», soulignent les membres de la Fedic. Ce show-room comprendra des bureaux «adéquats», permettant de recevoir les éventuels acheteurs ou partenaires étrangers, mais aussi une banque de données, de la documentation Le secteur du cuir, qui emploie actuellement plus de 20.000 personnes, se compose de plus de 500 Petites et Moyennes Industries. Grâce à un taux de croissance annuel de 15%, les industries du secteur représentent près de 8% du total des unités industrielles du pays (tous secteurs confondus), 4% de la valeur de la production industrielle et 5 à 6% de la valeur ajoutée des industries de transformation. La quasi-totalité de ces entreprises sont tournées vers les marchés extérieurs. Ainsi, plus de 60% des produits manufacturés et semi-finis en cuir sont exportés vers les pays d'Europe, les pays arabes, l'Afrique et divers autres pays sous forme de chaussures, tiges, vêtements, maroquinerie-bagagerie, cuirs et peaux.
    Au niveau de l'exportation, l'industrie du cuir affiche, pour les sept premiers mois de l'année, une augmentation de l'ordre de 40% par rapport à la même période de l'année dernière. La chaussure enregistre la plus importante évolution avec 55%. La plus forte chute apparaît au niveau des vêtements cuir avec 25%.
    De leur côté, les importations du secteur concernent particulièrement les peaux brutes, le cuir fini, surtout en Admission Temporaire, et quelques types de peausseries et d'articles spécifiques. Actuellement, outre les marchés traditionnels, l'effort des industriels se porte de plus en plus sur la diversification des débouchés. Un autre cheminement reste à accomplir, celui du développement du marché intérieur qui doit jouer en même temps de support à la production. Sur ce point, les membres de la FEDIC soutiennent que des progrès ont été déjà réalisés: que ce soit pour la chaussure ou pour les vêtements en cuir, en passant par les sacs et les valises; certains produits offerts sur le marché local témoignent d'une bonne qualité de création et de fabrication, est-il indiqué. Enfin, concernant la formation, les membres de la Fedic estiment qu'avec les deux instituts (ITA Cuir et ISTTC), qui sortiront chacun 300 à 400 techniciens par an, le secteur sera suffisamment bien fourni en ressources humaines compétentes.

    Meriem OUDGHIRI

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