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    Industrie du cuir : La chaussure joue la carte de la diversification

    Par L'Economiste | Edition N°:253 Le 07/11/1996 | Partager


    La chaussure marocaine passe à la vitesse supérieure. Face à la crise que traverse son principal client, la France, elle renforce ses actions de diversification des débouchés.

    «Longtemps collés au marché français, nous subissons aujourd'hui les conséquences logiques de son malaise», souligne M. Azzedine Berrada, président de la Fédération Marocaine des Industries du Cuir (Fedic). «Nous sommes actuellement en train de réaliser des efforts pour nous diversifier, à travers des missions individuelles ou avec le concours du CMPE», ajoute-t-il. «La chaussure a désormais une carte à jouer à l'extérieur». Et ce avec un objectif commun: promouvoir son image, notamment dans le haut et le moyen de gamme.

    Souplesse, flexibilité


    Si, pour M. Berrada, cette industrie affiche de bonnes performances, il reste à développer un environnement favorable. «Nous devons encore fournir plus d'efforts. Notre action, aujourd'hui, est d'aider les petites et moyennes entreprises à se développer, à disposer de locaux plus spacieux et à dépoussiérer l'image de cette industrie». Il rappelle à ce niveau les freins qui touchent l'ensemble du secteur du cuir, à savoir: les prix élevés des terrains industriels, les crédits bancaires difficiles à obtenir, les droits et taxes élevés pour les inputs à l'importation...
    A l'extérieur, plusieurs facteurs orientent actuellement l'évolution de la chaussure marocaine et en général de la chaussure mondiale: le marasme économique européen, les petits budgets, l'évolution rapide de la mode»Nos entreprises devront désormais progresser dans le sens de la souplesse, de la flexibilité et s'habituer à travailler dans des délais records», constate M. Berrada.
    Il recommande par la même occasion de faire fructifier le créneau de la sous-traitance qui représente aujourd'hui 20 à 25% de l'activité globale du cuir.
    La sous-traitance permet de se lier à un partenaire puissant qui s'inscrit dans un réseau commercial développé, dispose d'un staff technique important et pouvant par conséquent faire bénéficier de son savoir-faire l'entreprise sous-traitante. A la sous-traitance s'associe le souci de perfectionnement de la fabrication, ce qui participe au développement technique du secteur. Pendant longtemps, la chaussure a été la branche qui a le plus souffert du manque de création et de services marketing. En effet, en dépit de sa longue tradition, la branche de la chaussure ne s'est pas dotée de structures marketing efficaces. La fonction recherche et développement est encore largement négligée.
    Toutefois, une nouvelle génération, consciente de cette lacune, semble vouloir aujourd'hui changer l'orientation du processus commercial. Le design marocain commence lui aussi à s'affirmer.
    De plus, les professionnels optent actuellement pour une nouvelle démarche: la participation active à différents salons spécialisés, notamment de matières premières et de désign. «Nous développons de plus en plus ces actions pour permettre aux entreprises marocaines de s'adapter aux nouvelles tendances et de diversifier leurs produits», souligne M. Berrada.
    Parallèlement à l'export, les professionnels marocains se sont également fixés comme objectif le marché local longtemps négligé, notamment en chaussure haut de gamme. Le marché de la commercialisation de la chaussure de ville haut de gamme s'est ouvert et est en train de se développer. Actuellement, souligne M. Berrada, le marché intérieur se porte bien et n'a «absolument plus rien à envier aux grandes vitrines européennes». Toutefois, les prix des chaussures demeurent élevés et «même plus élevés qu'en Europe». La raison en est la taxation des matières premières importées et entrant dans la fabrication de la chaussure (semelles, talons, produits chimiques, accessoires,...). Les droits et taxes cumulés s'élèvent à près de 80%. Pour cela, des contacts ont eu lieu avec le Ministère du Commerce Extérieur «afin de trouver des dispositions qui permettront de satisfaire quantitativement et qualitativement la demande du marché local en articles spécifiques, rehaussant la qualité du produit fini».

    Meriem OUDGHIRI

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