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    Entreprises

    Marocains et Canadiens en quête de niches

    Par L'Economiste | Edition N°:301 Le 23/10/1997 | Partager

    D'un côté, sept millions de Québécois dotés d'un pouvoir d'achat important. De l'autre, une économie en phase de mutation qui a besoin de partenariat. Entre les deux, des opportunités existent, il faut juste s'y mettre.


    Relativement récente, la Chambre de Commerce Canado-Marocaine n'en est pas moins ambitieuse. La mission d'hommes d'affaires qu'elle a organisée du 14 au 21 septembre devait permettre à une douzaine d'opérateurs marocains d'évaluer les possibilités offertes par le Canada en matière de commerce et de partenariat. Elle a été une réussite, estime M. Jean-Roch Bilodeau, directeur général de la Chambre.
    Trois domaines étaient visés dans cette mission: la finance, l'électronique et l'industrie pharmaceutique. Les résultats, somme toute modestes, n'excluent pas néanmoins, affirme M. Bilodeau, que des possibilités d'échange et de partenariat existent. La preuve: dans le domaine de la finance, un accord, a été conclu entre deux sociétés de bourse des deux pays. Par cet accord, la société canadienne envisage une prise de participation après une période transitoire durant laquelle elle se limitera au rôle de consultant. Deux autres accords ont été conclus. L'un dans l'électronique portant sur un montant de 3,4 millions de DH et l'autre dans l'industrie pharmaceutique relatif à l'achat par un laboratoire marocain d'une licence canadienne. Pour le moment, M. Bilodeau n'en dit pas plus.

    Le Canada représente, selon le directeur général de la Chambre, une réelle opportunité pour les industriels marocains qui sont amenés à diversifier leurs débouchés. En plus, le Canada c'est l'ALENA qui comprend aussi les Etats-Unis et le Mexique. Un marché très large. Il est vrai, reconnaît M. Bilodeau, que le Canada est l'un des pays les plus pointilleux sur la qualité et les normes des marchandises. «Pour autant, les producteurs marocains ne devraient trouver aucune difficulté à satisfaire les clients les plus exigeants, surtout qu'ils ont entamé la mise à niveau de leurs industries», rassure-t-il. Les deux pays ne se connaissent pas bien malgré les nombreuses affinités entre les Québécois et les Marocains, tous deux francophones.
    Reste un autre aspect très important. Il ne suffit pas d'avoir le meilleur produit, encore faut-il être présent physiquement sur le marché. L'assiduité est ainsi une condition nécessaire qui favorise les relations d'affaires. Le commerce ne peut se satisfaire d'un premier contact, et les relations ne sont pas acquises une fois pour toutes, indique M. Bilodeau. Aussi des rendez-vous réguliers sont-ils indispensables pour maintenir le contact.

    Le constat est simple, le Maroc intéresse le Canada et vice versa. Plusieurs secteurs peuvent tirer profit des opportunités offertes. C'est ainsi que les textiliens marocains peuvent habiller les Canadiens, l'industrie de l'habillement étant bien développée au Maroc. Toutefois, c'est aux industriels marocains, souligne M. Bilodeau, de faire les démarches, sachant que la Chambre de Commerce a pour mission d'apporter sa contribution et jouer un rôle de catalyseur.
    L'artisanat peut lui aussi réaliser une ouverture sur le Canada, puisque les produits marocains plaisent à l'Amérique. Ils n'en exigent pas moins une vision marketing et des études de marché faites par des experts indique M. Bilodeau, qui annonce toute une liste d'autres produits fortement demandés par les Canadiens tels les agrumes, les fleurs et les épices. Avis aux amateurs.


    Vue sur la Chambre


    LA Chambre de Commerce Canado-Marocaine compte 250 membres actifs et est présidée par M. Mustapha Amhal, le président directeur-général de Somepi. En plus des missions d'hommes d'affaires, la Chambre effectue d'autres opérations de promotion des échanges et du partenariat telles que la réalisation du catalogue canado-marocain qui listera les entreprises des deux pays. Pour son directeur général, il s'agit de constituer un document à l'usage des opérateurs désireux de développer des relations d'affaires. Ce document comportera également des indications pratiques ainsi que des données économiques sur les deux pays.

    Hakim ARIF

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