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    Entreprises

    Le meuble kit gagne du terrain

    Par L'Economiste | Edition N°:301 Le 23/10/1997 | Partager

    Kaoba, Kitéa, Bo Concept, ce sont des entreprises qui ont cru au meuble kit et l'ont introduit au Maroc depuis 1993. Aujourd'hui, le créneau semble bien se porter. Le marché compte 8 points de vente. D'autres sont en cours de démarrage.


    La vente du meuble kit se régionalise. Un sixième point de vente Kitéa ouvrira à la mi-décembre à Fès. D'ici la fin de l'année une autre franchise sera opérationnelle à Oujda.
    Kaoba a inauguré son deuxième point de vente à Casablanca en septembre et prévoit d'en ouvrir un troisième à Rabat avant fin 1998.
    Depuis son introduction au Maroc en 1993, le créneau du kit a été investi par trois PME: Kitéa, Kaoba et Bo Concept (franchisé d'une enseigne danoise).
    Aujourd'hui, le marché compte près de 8 points de vente (5 Kitéa, 2 Kaoba et 1 Bo Concept). Premier sur ce créneau, Kitéa a créé sa propre centrale d'achat et s'est transformé en franchiseur. Que de chemin parcouru entre-temps.
    De 200 références à sa création, l'entreprise est passée à 2.500. Elle a élargi sa cible en investissant, en plus du mobilier maison, le mobilier de bureau. «Ce dernier représente 40% de notre chiffre d'affaires», indique M. Amine Benkirane, administrateur de Kitéa.
    Kaoba pour sa part a ouvert ses portes fin 1994. Ses promoteurs avaient derrière eux une expérience de 12 ans dans la fabrication du meuble à travers la «Boiseraie», une unité intégrée spécialisée dans la menuiserie-ébénisterie haut de gamme.

    Enfin, le troisième est Bo Concept qui a démarré en 1996 et exploite l'enseigne du groupe danois Club 8.
    Le meuble kit est également présent dans les grandes surfaces telles que Marjane et Makro.
    En réalité, dans sa vraie appellation, le kit désigne un meuble démonté. Au Maroc, il est assimilé à un meuble simple et pas cher.
    C'est sur ce dernier argument que se basent les revendeurs. «Notre marge brute ne dépasse pas les 23%. Nous jouons sur le volume», indique Mme Fikria Berrada de Kaoba, qui déplore toutefois que les droits et taxes alourdissent le prix du produit. Un meuble acquis à 100 DH chez le fournisseur atteint près de deux fois ce prix une fois arrivé au Maroc.
    En dépit de la multiplicité des points de vente, le marché global est encore embryonnaire, souligne Mme Berrada. La consommation certes se développe, mais le marché n'a pas encore atteint sa vitesse de croisière.

    Le meuble à la pièce


    Les deux entreprises restent discrètes quant au chiffre d'affaires réalisé en 1996. «Nous avons enregistré une évolution de 30%», affirme l'administrateur de Kitéa.
    Le meuble kit entre de plus en plus dans les habitudes de consommation et le marché devrait croître sensiblement. «Pour l'heure, nous misons sur le long terme», indique Mme Berrada. Aujourd'hui, ajoute-t-elle en substance, «nous concentrons nos efforts sur le changement des habitudes».
    Ainsi, à titre d'exemple, le consommateur n'a pas l'habitude d'acheter du mobilier à la pièce. Or, c'est l'un des principes de la vente du kit. «L'offre s'accommode aux besoins du client. Les prix varient de 300 DH pour des meubles de TV à 2.500 DH pour des chambres à coucher», explique le responsable de Kitéa. Un système de crédit a été en outre adopté par les deux entreprises afin d'impliquer toutes les catégories (A, B et C). De même, des semaines de promotion sont programmées selon les saisons (rentrée scolaire, période de fin d'année...). Par ailleurs, les revendeurs ne lésinent pas sur les moyens pour asseoir le produit. Kitéa par exemple investit une enveloppe annuelle de 5 millions de DH en communication.

    Outre les trois points de vente que l'entreprise a ouvert grâce à ses fonds propres, elle a développé un système de franchise afin de couvrir toutes les villes. D'ici fin 1998, la chaîne Kitéa aura octroyé 5 franchises. Le ticket d'entrée est fixé à 150.000 DH. Il est presque réinvesti dans la communication.
    Kitéa a également démarré un projet d'une unité de fabrication de meubles en série destinés essentiellement à l'export. Avec un investissement de 10 millions de DH, l'unité fabriquera 15 à 20 références par an.
    Pour sa part, Kaoba, qui a investit près de 4,2 millions de DH pour ouvrir son deuxième point de vente, veut également se constituer en franchiseur. L'entreprise est également intéressée par des représentations.

    Badra BRRISSOULE

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