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    Maroc-CEE: Nouveaux instruments pour la restructuration des entreprises

    Par L'Economiste | Edition N°:59 Le 24/12/1992 | Partager

    AVEC "les directives de négociations" et le 4ème protocole financier, la Communauté Européenne a prévu la mise en place de nouveaux instruments pour aider les entreprises à se restructurer en préparation du libre échange.

    Les relations Maroc -CEE sont bien relancées après I'adoption par la Commission des Communautés Européennes du projet de "directives de négociations". Dans la foulée, les deux parties viennent de parapher les accords relatifs au quatrième protocole financier. Celui-ci concerne une enveloppe estimée à 4,8 milliards de Dirhams dont plus d'un milliard réservé à des actions de partenariat et de "préparation de l'économie marocaine à la zone de libre échange". Lors de la conférence organisée par le Promex Club de la BMCI, M. Ronald Gallimore, Conseiller de la Commission des Communautés Européennes, a mis en relief les différents instruments actuellement opérationnels au sein de la Communauté, sur lesquels l'entreprise devrait s'appuyer pour mener sa restructuration. Ces outils d'aide à l'entreprise ont pour objectif de donner I ' information économique, d'aider à l'identification des projets, de faciliter le financement et de favoriser le partenariat.

    En ce qui concerne les structures de mises en relations, le BRE et l'Euro-partenariat* (salon des industries européennes dont la dernière édition s'est tenue à Bari en Italie) sont déjà ouverts aux entreprises. M. Gallimore a annoncé la tenue en 1994, à Casablanca, de la première édition de Med-Partenariat, un salon destiné aux PME. Par ailleurs, Interprise, une manifestation qui s'inspire de I'Euro-partenariat mais exclusivement axée sur un secteur, sera élargie aux entreprises locales. En outre, il est prévu d'introduire le BC-Net, Business Coopération Network, (système confidentiel de mises en relations) au Maroc. Des négociations sont actuellement menées avec le GPBM pour la mise en place de cette banque de données, a indiqué le conseiller de la CEE qui a invité les entreprises à recourir davantage à ces instruments.

    Le financement constitue le second axe de l'assistance à l'entreprise. Dans cette optique, le protocole financier a prévu une ligne BEI de l'ordre de 275 millions de Dirhams au titre des prêts de capitaux à risque. Contrairement à la précédente ligne, la présence d'un partenaire européen dans un projet ne sera plus retenue comme condition d'éligibilité, a révélé M. Gallimore. Il a, en outre, annoncé la vulgarisation de l'ECIP (European Community Investment Partners), un instrument financier de la CEE dont l'objectif est de promouvoir la création d'entreprises conjointes dans les pays en développement d'Asie, d'Amérique latine et de la région méditerranéenne. ECIP est un mécanisme qui permet de financer partiellement les différentes phases de création et de fonctionnement d ' une entreprise commune. Il offre quatre "facilités" pour:

    - I'identification de projets d'entreprise conjointe et des partenaires potentiels (le financement est destiné aux Chambres de Commerce, associations professionnelles, organismes publics et institutions financières agréées par ECIP);

    - les opérations préalables à la réalisation d'une entreprise commune;

    - le financement des besoins en capitaux;

    - le développement des ressources humaines (formation et assistance à la gestion).

    En ce qui concerne la première facilité, le demandeur peut solliciter directement la Communauté Européenne ou passer par une institution financière. Dans les autres cas, il doit s'adresser à cette dernière. Le montant maximum de financement est d'un million d'Ecus, soit environ 11 millions de Dirhams. Aucune banque de la place n'est encore impliquée. Le conseiller de la CEE est cependant à la recherche d'institutions devant collaborer à l'introduction de cet instrument au Maroc.

    A.D.N.

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