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    Economie

    Maïs: Mésentente entre producteurs et provendiers

    Par L'Economiste | Edition N°:295 Le 11/09/1997 | Partager

    Quelques producteurs de maïs accusent les provendiers d'avoir manqué à leur engagement portant sur l'achat de la production de cette année. Le Ministère de tutelle assure que l'accord sera respecté. Explications.


    Décidément les opérateurs de la filière céréalière ont du mal à «laver leur linge sale en famille». Après la fameuse dispute provoquée par les importations de blé tendre lors de la campagne 1996-1997, c'est au tour de quelques producteurs de maïs et des provendiers de se crêper le chignon. Les deux parties ont encore du mal à accorder leurs violons à propos du respect d'une convention engageant les fabricants d'aliments composés à acheter la totalité de la récolte(1). Contre une promesse de baisse des droits de douanes, ces derniers, par le biais de l'AFAC (Association des Fabricants d'Aliments Composés), avaient en effet accepté, dans un protocole d'accord parrainé par le MAMVA (Ministère de l'Agriculture et de la Mise en Valeur Agricole), de payer 235 DH le quintal de maïs pour une quantité d'environ 40.000 tonnes.

    Selon des producteurs, entre autres la Société Agricole Bouziri, l'engagement n'a été que partiellement respecté. Ils avancent que seules deux sociétés ont pu en bénéficier. Faux, rétorque M. Abbès Touzani Idrissi, président de l'AFAC, qui précise que la quantité qui avait été offerte à temps va être enlevée par les provendiers, le reste devant être librement écoulé sur le marché.
    Les deux parties se sont retrouvées mardi 9 septembre pour aplanir le différend. Selon le MAMVA, «il n'existe pas de problème de maïs». Il est souligné que toutes les offres exprimées avant le 31 juillet seront achetées selon le planning établi en fonction des besoins des provendiers.

    Politique agricole


    Précision supplémentaire, M. Touzani annonce qu'une commission permanente est chargée de veiller à la bonne application de la convention. Il souligne par ailleurs que l'AFAC est prête à trouver un arrangement avec la coopérative de Safi qui a proposé 4.100 tonnes en dehors du délai préétabli.
    A son avis, il ne devrait y avoir aucune polémique, d'autant plus que le maïs se vendrait même en l'absence d'un accord avec les producteurs. Explication: «Dans le meilleur des cas, la production ne peut couvrir que deux mois d'approvisionnement pour l'industrie de fabrication d'aliment de bétail». Le président de l'AFAC indique que le prix proposé, alors que le marché international affiche 170 DH le quintal, est certainement à l'origine de la pression.
    En somme, le maïs local, comme les autres céréales, n'est pas compétitif. Dans ce contexte de libéralisation, les producteurs sont obligés, en l'absence de toute mesure de soutien, de suivre le marché international. Il est à signaler que les producteurs de tournesol avaient déjà signé avec Lesieur un accord similaire à celui liant les provendiers aux producteurs de maïs.
    Le problème de l'agriculture se résume ainsi: où sommes nous compétitifs et que faut-il entreprendre pour améliorer la productivité?
    Difficile de définir les priorités, d'autant que le secteur occupe une grande partie de la population et contribue de manière significative à la création de richesses. Pouvoirs publics et opérateurs s'étaient penchés à son chevet avec à la clé plusieurs propositions touchant la filière agricole dans sa globalité.

    Blé tendre: 3,7 Mq collectés


    AU 31 août, le volume total de céréales commercialisé sur le marché officiel s'élevait à 3,7 Mq dont 3,59 millions de blé tendre. Le blé dur totalisait 72.374 q, l'Orge 20.835 et le Maïs 36.631. Les commerçants ont enlevé 2,41 Mq, soit 64,7% du volume total. Suivent les minoteries qui ont acheté 953.552 q toutes variétés confondues et les coopératives (280.465). Les provendiers et les semouliers ont respectivement collecté 37.918 et 37.212.

    Alié Dior NDOUR

    (1) Voir L'Economiste N° 293 et 294.

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