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    Economie

    M Abdelaziz Meziane, nouveau ministre de l'Agriculture

    Par L'Economiste | Edition N°:54 Le 19/11/1992 | Partager

    M. Abdelaziz Meziane, qui vient d'être nommé ministre de l'Agriculture et de la Réforme Agraire, a fait toute sa carrière au sein du Ministère des Travaux Publics. Il en était, depuis 1983, le Secrétaire Général, et depuis l'automne 1991, il est aussi membre de la Commission des Transferts, dans le cadre des opérations de privatisation.
    Né en 1944 à Taourirt dans l'Oriental, M. Meziane est ingénieur de l'Ecole des Ponts et Chaussées. Il a été le premier ingénieur des travaux publics et des communications au Sahara de 1976 à 1978. Ces responsabilités, pour lesquelles il était volontaire, l'ont profondément marqué comme en ont été marqués tous les hommes qui ont participé aux années de construction et de ré-intégration des Provinces Sahariennes à l'ensemble national: la puissance des émotions telles que la participation à l'oeuvre nationale, le risque, l'installation de la vie dans le désert,... ne peut pas laisser indifférent. Pourtant, M. Meziane n'apprécie pas que la conversation vienne sur ce sujet: pudique et austère jusqu'à la sévérité, il classe rapidement l'évocation des émotions, soit au rang des forfanteries, soit à celui des sensibleries. Dans ses différentes responsabilités, M. Meziane a montré une forte personnalité faisant preuve d'autorité et de détermination.

    Modernisations

    De retour dans la capitale en 1978, il s'est vu confier la Direction de l'Inspection générale du Ministère devenu, à l'époque, Ministère de l'Equipement. En 1980, il est nommé Directeur des Routes et de la Circulation routière, poste où il succède à M. Mohamed Kabbaj. Lorsque celui-ci est nommé Ministre de l'Equipement, c'est à M. Meziane qu'il fait appel pour le Secrétariat général du Ministère.
    Ensemble, les deux hommes s'appliquent à moderniser le Ministère, à y rationaliser la prise de décision et la gestion, alors que commencent les années de restrictions budgétaires. L'objectif est de maintenir un rythme raisonnable d'équipement en infrastructures ainsi que le niveau de maintenance du patrimoine ainsi construit. Globalement, l'objectif est atteint.
    Quand se produit la crise de la formation des jeunes en 1984, le Ministère se voit chargé de la reprise et du développement de la formation professionnelle. C'est aux méthodes d'organisation mises au point pour la gestion du service public qu'il est fait appel dans ce transfert de compétences chez le Ministère de l'Equipement.
    Les innovations organisationnelles y ont été nombreuses au cours des dix dernières années. Compte tenu du fait que la première d'entre ces innovations est la rationalisation du travail, il est pratiquement impossible de dire que le mérite en revient personnellement à l'un ou l'autre des cadres du Ministère, Ministre et Secrétaire général inclus. Il y a eu à l'évidence un travail d'équipe bien compris et bien mené.

    Travaux d'organisation

    Quoique de manière peu visible de l'extérieur (ses travaux n'ont jamais été largement publiés), M. Meziane a contribué à l'évolution du rôle et de la place de l'Etat en ce qui concerne les travaux publics et la formation professionnelle. On relèvera particulièrement l'élaboration des notions comme "le service au public", "l'usager-client", diverses dé-budgétisations, les calculs de rentabilité des infrastructures, les recherches sur les financements alternatifs, la motivation dans la fonction publique, les mesures d'opportunités, la gestion par tableaux de bord, la circulation de l'information, la rationalisation des choix politiques; la décentralisation... Ces concepts ont tous reçu des applications pratiques.
    Dans le département de l'Agriculture, le nouveau ministre va trouver une organisation sensiblement différente, mais comportant des cadres de valeur. En tant que corps administratif, le Ministère demeure globalement opaque. Les perceptions ont cependant considérablement évolué sous le mandat de M. Demnati. On relèvera, en particulier, la libéralisation de certains prix et circuits de commercialisation, la prise en compte de la partie moderne et performante au sein de l'agriculture marocaine comme du rôle moteur qu'elle peut jouer, l'abandon de mythes comme la redistribution des terres, la réforme agraire...
    Il reste que l'évaluation globale de l'action administrative et des engagements budgétaires en matière agricole n'a jamais été menée à terme. Au-delà de l'analyse de l'efficacité globale, se posent une multitudes de questions techniques à régler: une définition pratique de la notion d'autosuffisance, la poursuite des programmes d'équipements hydro-agricoles, la maintenance des patrimoines d'infrastructures, la capitalisation des recherches, la remise en ordre dans les entreprises (privatisables ou non) et offices dépendant du Ministère...

    N. S.

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