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    Entreprises

    Lyonnaise des eaux: Curer et éduquer

    Par L'Economiste | Edition N°:307 Le 04/12/1997 | Partager

    Jerôme Monot marque le coup en assistant personnellement au Conseil d'Administration de la Lyonnaise des Eaux de Casablanca. Une occasion de faire le point. Outre le travail de terrain, l'entreprise souhaite jouer un rôle éducatif.


    La Lyonnaise des Eaux de Casablanca a tenu le 2 décembre son second Conseil d'Administration de l'année. Une occasion pour M. Jerôme Monot, président de la société marocaine et du groupe d'une façon plus générale, d'affirmer par sa présence son intérêt direct pour le pays. L'implication de ce dernier durant la période de négociations du contrat de gestion délégué de l'eau, l'électricité et l'assainissement de la ville de Casablanca en est la preuve.
    Ce conseil a également permis de faire le point des quatre mois de gestion déléguée. Depuis la prise d'effet du contrat le 1er août, l'entreprise joue la carte de la transparence en établissant régulièrement un état de la situation. Parallèlement, une commission technique de suivi composée des élus se réunit tous les 15 jours et veille au respect des clauses du contrat.
    Le bilan chiffré de la situation à un mois de la clôture de l'année 1997 dégage une tendance d'ores et déjà en dessous des attentes. Même s'il est encore tôt pour se prononcer sur les résultats, l'année devrait se solder par un déficit. L'année 1998 devrait s'inscrire dans la même tendance. La principale raison avancée est le blocage des augmentations de prix. En revanche, «nous faisons tout pour être bénéficiaires en 1999», déclare M. Jerôme Monot.
    Sur le plan de l'activité proprement dite, la Lyonnaise des Eaux de Casablanca a mis les bouchées doubles, surtout dans le domaine de l'assainissement. Parallèlement au curage des égouts, un plan d'urgence en collaboration avec les autres administrations est en place. Quant au curage des égouts, il s'effectue actuellement à un rythme de 55 km par mois. «L'entreprise devrait arriver à bout du problème en 1998», indique M. Monot. Le résultat est visible, bien qu'il ne soit pas encore satisfaisant. «Sur les 60 points habituellement inondés, seuls une vingtaine l'ont été lors des dernières pluies en novembre», précise-t-il. Le travail sur le terrain ne peut suffire sans un effort d'éducation. «En effet, une fois le curage effectué, il faut s'assurer qu'il n'y ait pas de rejets de déchets dans les égouts». Ainsi, simultanément à l'action sur le terrain, l'entreprise agit au niveau de la prévention. L'accent est mis sur le volet éducatif. Outre, la sponsarisation d'une émission sur l'environnement, la Lyonnaise prépare avec le Ministère de l'Education Nationale un programme éducatif pour les enfants.
    Par ailleurs, l'électricité est la deuxième préoccupation de la société délégataire. Lors des derniers vents, les câblages électriques ont subi quelques avaries. Aussi, en vue d'assurer la sécurité des personnes, est-il prévu, d'une part, de remplacer les fils nus par des torsadés et, d'autre part, de mener des actions éducatives.
    Globalement, la stratégie de communication de l'entreprise s'appuie sur un sondage effectué en septembre sur un échantillon de 700 personnes. Il a permis de mesurer le taux de satisfaction et les points où il fallait agir. Autre révélation, près de 54% des personnes pensent que l'entreprise fonctionne comme une administration.


    Suez Lyonnaise des Eaux, en bref


    Au niveau international, le groupe Suez Lyonnaise des Eaux réalise un chiffre d'affaires qui tourne autour de 200 milliards de Francs. Pour assurer son développement, le cash-flow généré s'élève à un chiffre d'affaires qui tourne autour de 200 milliards de Francs. Il regroupe 184.000 personnes.
    Dans le groupe, l'activité énergie pèse de tous son poids 56%. L'eau contribue pour sa part à 20%, la propreté à 8%, les activités d'appui à 15% et la communication enfin pour 1%.
    Pour le groupe, la croissance proviendra essentiellement de l'intensification du développement à l'international. D'ici 2001, le chiffre d'affaires international des métiers bases devrait être multiplié par 4,5, entraînant une hausse de 80% de l'ensemble des activités stratégiques.
    Au niveau international, à son actif en 1997, l'entreprise compte 6 grands nouveaux contrats: aux Philippines, Hongrie, Argentine, Maroc, Indonésie et Bolivie.

    Fatima MOSSADEQ

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