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Affaires

Lydec: 12,5 milliards de DH investis d’ici 2027

Par L'Economiste | Edition N°:3299 Le 16/06/2010 | Partager

. Réalisation de la première station d’épuration en Afrique. L’assainissement s’accapare 50% des investissementsComplexes et coûteux. C’est ce qui caractérise le plus les futurs projets de la Lyonnaise des eaux de Casablanca, Lydec. Les enjeux sont aujourd’hui très importants pour cette entreprise qui ambitionne d’atteindre un volume d’investissement de 12,5 milliards de DH entre 2007 et 2027. Il faut dire que les besoins de la ville en infrastructures sont énormes tant pour le développement que pour l’amélioration de l’existant. L’assainissement, qui représente le métier le plus coûteux de Lydec, s’accapare à lui seul près de 50% des investissements prévus pour les 20 prochaines années. «Sur ce volet, nous avons toujours deux priorités qui sont la protection de la ville contre les inondations et la suppression des rejets directs des eaux usées sur le littoral pour lutter contre la pollution», indique Jean-Pierre Ermenault, directeur général de Lydec. Aussi, des investissements majeurs ont été réalisés, notamment le canal de délestage qui a été créé à Mohammedia pour la protection contre les crues d’Oued El Maleh. Actuellement, Lydec poursuit toujours l’équipement de la métropole en réseaux de collecte des eaux usées tant dans les secteurs déjà urbanisés que dans les nouvelles zones, à savoir Bouskoura, Nouaceur et bientôt Zenata. «Nous avons lancé cette année à Médiouna la réalisation de la première station d’épuration au Maroc, voire en Afrique, qui repose sur une technique très moderne d’épuration avec un système de membranes permettant la réutilisation des eaux pour les golfs, les espaces verts, etc.», souligne Ermenault. La mise en service de ce projet, dont le coût est de 140 millions de DH, est prévue pour 2012. Par ailleurs, le délégataire est sur le point de lancer les travaux de création d’un ouvrage majeur entre le port de Casablanca et Mohammedia pour un coût de 1,4 milliard de DH à réaliser d’ici 2014. L’objectif est de protéger la partie Est du littoral casablancais de tout rejet direct d’eaux usées dans l’océan. Aussi, un projet de construction d’une station d’épuration à Médiouna devrait être lancé cette année. Deux autres stations sont prévues à Nouaceur et Mansouria afin de protéger la nappe phréatique.S'agissant de l'eau potable que Lydec ne produit pas bien évidemment, c’est l’Office national de l’eau potable (Onep) et la Société des eaux d’Oum R’bia qui assurent cette fonction. Aujourd’hui, l’Onep est en train d’étudier un projet qui devrait donner le jour à une 5e adduction d’eau pour Casablanca à partir du Bouregreg. Il faut souligner qu’elle serait probablement plus que nécessaire à partir de 2012 pour sécuriser l’alimentation de la ville. Par ailleurs, Lydec prévoit la réalisation de réservoirs pour renforcer les capacités de réserves et répondre, ainsi, aux besoins quotidiens actuels et futurs. Les investissements du délégataire visent, non seulement, le maintien de la bonne qualité des eaux distribuées mais aussi l’augmentation des capacités tant des adductions que des réserves.En matière d’électricité, le délégataire a deux grands objectifs. Il poursuit, en effet, l’amélioration de son réseau en supprimant les anciennes lignes de distribution (5,5 Kv) et en créant de nouveaux postes sources. L’intérêt de ces postes, qui sont aujourd’hui au nombre de neuf, est de sécuriser la distribution en réduisant l’étendue du périmètre qui pourrait être touché par une intervention en cas de panne électrique. Lydec intervient également en matière d’éclairage public. A ce titre, elle vient de proposer à l’autorité délégante un plan d’actions permettant de moderniser le service. Le diagnostic du réseau d’une longueur de plus de 2.500 km a permis à l’entreprise de déceler les carences et d’arrêter les actions idoines pour y remédier. Dans ce cadre, la priorité a été accordée au renouvellement des candélabres vétustes et à l’optimisation des foyers lumineux par le changement des luminaires et des accessoires. Ainsi, Lydec a procédé au renouvellement de 22.000 candélabres entre 2004 et avril 2010. Pour l’année 2010, il est prévu de changer environ 5.000 luminaires et 2.500 candélabres. «L’impact de cette politique de renouvellement se traduit clairement par un nombre de réclamations en baisse et par l’amélioration du taux d’éclairement qui s’est établi à 93,5%», précise le directeur général de Lydec. Bouchra SABIB


Candélabres

Le délégataire a lancé une opération qui consiste à diagnostiquer, par le biais d’un contrôle mécanique, l’état des installations électriques et tester la résistance des candélabres. La priorité a été accordée aux sites à forte fréquentation, notamment les abords des écoles et des mosquées. «Une opération qui a concerné, dans une première période, près de 2.000 points lumineux et qui a permis d’avoir plus de visibilité sur les zones prioritaires», souligne Ermenault. Par ailleurs, de nouvelles technologies permettant la télésurveillance et la télégestion des points lumineux à partir du Bureau central de conduite de l’entreprise sont en phase de test actuellement. L’objectif est d’intervenir plus rapidement sur les pannes et anomalies.


Un chantier prioritaire, la lutte contre les inondationsEntretien avec Jean-Pierre Ermenault, directeur général de Lydec. Terminer l’équipement de la métropole en matière d’assainissement. Lutter contre les branchements clandestinsL’Economiste : Quel bilan faites-vous de votre activité à Casablanca ?Nous avons réalisé depuis 12 ans un grand progrès dans deux domaines en particulier: la relation avec le client et les infrastructures qui permettent d’améliorer la vie des Casablancais. En termes d’investissements, nous avons réalisé, entre 1997 et 2009, plus de 8 milliards de DH pour faire face à un besoin d’infrastructure énorme tant pour l’amélioration de l’existant que pour le développement. En ce qui concerne la relation avec les clients, nous avons modernisé nos façons de faire sur tous les plans accueil, mode de paiement, relève, dépannage, canaux de contact… pour plus de proximité et d’efficacité. - A propos du tramway, il ne vous cause pas beaucoup de problèmes en terme d’investissements supplémentaires?- Il est naturel que le tramway nécessite des déplacements de réseaux. Ce qui engendre effectivement des investissements supplémentaires. Mais, l’essentiel est payé par Casa Transport, maître d’ouvrage du projet. Toutefois, nous prendrons en charge une partie au titre de l’anticipation du renouvellement des réseaux que nous avions programmé dans nos schémas directeurs.- Concernant les inondations, quelle est la solution adoptée par Lydec?- Pour Lydec, la lutte contre les inondations est l’un des deux grands enjeux en matière d’assainissement. Il faut d’abord, rappeler une chose. Dans toutes les grandes villes du monde, les réseaux sont dimensionnés par rapport à une référence: le niveau de pluie d’intensité maximum observé sur une période de dix années. La ville de Casablanca, pas en totalité, mais pour une majeure partie, a des réseaux qui correspondent à ces normes. Notre objectif, aujourd’hui, est de terminer l’équipement de la métropole en matière d’assainissement et de traiter des points classés comme zones à risque en cas de pluies dites de fréquence décennale. Nous avons fait d’énormes progrès car des investissements majeurs ont été réalisés. A titre d’exemples, à El Fida, une galerie de près de 5 km de long et de 4 m de diamètre a considérablement amélioré la capacité des réseaux. A Mohammedia également, un canal de délestage a été réalisé par Lydec pour protéger la ville contre les crues de Oued El Maleh. Ce canal est géré actuellement par les autorités locales de la ville. Actuellement, nous terminons les travaux d’un bassin d’orage d’une capacité de 11.000 m3 pour protéger le quartier Diwan à Aïn Chock. Je tiens aussi à signaler que ces derniers mois, nous avons du faire face à des pluies d’intensité bien supérieure à la référence décennale.- Où en êtes vous dans la lutte contre les branchements clandestins?- Pour l’électricité, la problématique se posait essentiellement dans les bidonvilles qui se connectaient à partir des installations d’éclairage public dans des conditions d’insécurité totale. Lydec, dès 1998 et en accord avec les autorités avait engagé un programme d’électrification provisoire pour contrer les deux fléaux: insécurité et fraude. Avec l’INDH, ce type d’habitat est en voie de disparaître avec les opérations de relogement ou de recasement pour l’essentiel. Nous accompagnons actuellement les opérations de maintien sur place des populations selon des normes définies. Sinon, dans le reste des cas de branchements clandestins, les fraudeurs sont assez rapidement identifiés, puisque les relèves sont effectuées tous les mois. Il est, ainsi, rare qu’au bout de deux relèves on ne se rende compte de la fraude. - Lydec a fait, dernièrement, l’objet de plusieurs critiques, notamment, de la part des conseillers de la ville au sujet de l’acquisition de certains terrains pour la réalisation de ses propres investissements. Qu’en dites-vous?- La réalité est tout autre. Lydec gère quatre services publics pour le compte de l’autorité délégante. Lorsque des terrains sont nécessaires pour réaliser des ouvrages de la gestion déléguée, nous demandons à la ville de mettre le foncier nécessaire à disposition. Le coût est imputé sur le fonds de travaux que le délégataire gère pour le compte de l’autorité délégante. Les terrains sont donc directement achetés par les communes et sont leur propriété. Dans tous les cas, les ouvrages et le foncier intègrent le patrimoine de la ville. Propos recueillis par Bouchra SABIB & Jamal Eddine HERRADI
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