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Aousserd: Réintroduction d'antilopes et de gazelles

Par L'Economiste | Edition N°:3299 Le 16/06/2010 | Partager

. L’association «Nature Initiative» veille sur l’espèce. Vers la reconstitution de la faune sauvage disparueC’est au cœur du parc naturel de Dakhla, dans la province d’Aousserd, une station d’acclimatation de certaines espèces sahelo-sahariennes. Elle reçoit essentiellement l’addax, la gazelle dama mhorr, en vue de leur réintroduction dans leur milieu historique. La concrétisation de cette opération est le fruit de plusieurs initiatives nationales, internationales et de la société civile visant la sauvegarde et la reconstitution de la faune sahelo-saharienne.La création d’une station d’acclimatation est la première opération en son genre de remise en semi liberté des espèces destinées à la réintroduction. Il s’agit de mettre en place les conditions appropriées pour l’adaptation progressive des animaux. L’opération de réintroduction réalisée par le Haut commissariat aux eaux et forêts et de lutte contre la désertification (HCEFLCD) en collaboration avec l’Association «Nature Initiative» concerne les ongulés disparus complètement au cours du siècle passé du territoire national. Il s’agit des antilopes addax et des gazelles dama mhorr.Mobilisée depuis sa création en 2003, l’Association « Nature Initiative » travaille d’arrache-pied dans le but de promouvoir la protection de l’environnement, de la biodiversité et la lutte contre la désertification. Elle est considérée dans la région d’Oued Eddahab-Lagouira comme étant un acteur majeur dans la sauvegarde de la biodiversité et la reconstitution des espèces sahélo-sahariennes. Pour cela, elle a mené différentes actions en partenariat avec d’autres associations étrangères notamment la fondation espagnole CBD-Habitat. D’autres actions sont à l’actif de «Nature Initiative». Il s’agit notamment de la mobilisation des ressources humaines et matérielles dans le but de préserver les espèces menacées de la région de Oued Eddahab-Lagouira à savoir les phoques, la faune saharienne, les oiseaux et la flore notamment l’acacia.S’étendant sur une superficie de 700 hectares, la station d’acclimatation est clôturée et équipée d’infrastructures d’accueil assurant la quiétude à ces espèces et leur adaptation progressive à leur nouvel environnement naturel. Le premier lot lâché dans cette station se compose de 10 addax et de 16 gazelles dama mhorr provenant du parc national de Souss-Massa.Historiquement, l’aire de répartition géographique de l’addax s’étale sur l’ensemble de l’Afrique du nord désertique et subdésertique entre l’Atlantique et le Nil. A l’intérieur de ce territoire, la présence et les déplacements de l’espèce sont conditionnés par celle des grandes zones d’ergs et de regs sableux. Aujourd’hui, les seules populations connues survivent encore dans certaines régions très limitées du Niger et d’autres groupes isolés à l’ouest du Tchad. Certains parlent de quelques individus rares qui ont été vus en provenance du nord du Niger, du sud de l’Algérie et de la Libye. Par ailleurs, des traces fraîches d’environ 15 addax ont été observées dans le centre de la Mauritanie, dans une zone où ils n’avaient plus été signalés depuis plus de 20 ans.Au Maroc, l’addax s’est éteint depuis le siècle dernier. Les observations faites sont celles du Sahara atlantique dans la région de Dakhla qui ont donné lieu à d’autres observations à l’est de Zagora dans la région du Haut Drâa. Les quelques rares données autour de Saquiat el Hamra laissent penser qu’il ne s’agirait pas de populations permanentes. La dernière donnée date de 1963, et se rapporte à un individu femelle isolée.La plus grande partie de l’aire de distribution historique de la gazelle dama mhorr s’étend en une bande de désert océanique et sub-océanique d’environ 200 km de large, allant de oued Noun à la frontière méridionale du Sahara marocain. Quelques observations existent en dehors du Sahara atlantique, notamment dans le bassin de Drâa, au Nord-ouest jusqu’à la région de Zagora.Abdellah ECCHAKHS


L’addax

La couleur de la fourrure de l’addax peut varier du blanc au brun pâle ou grisâtre. Elle est généralement plus pâle en été et plus sombre en hiver. L’addax a du blanc sur le visage et des poils bruns sur le front. Ainsi que de longs poils sur la gorge formant une barbe. Les cornes portées par les deux sexes mesurent 60 à 109 cm. L’addax est un animal herbivore qui vit en communauté et qui peut parcourir des centaines de kilomètres sur les dunes de sable ou les ergs du Sahara pour chercher de l’herbe. Il s’abreuve rarement et il est capable d’obtenir toute l’humidité nécessaire à son alimentation.


Le dama mhorr

La gazelle dama mhorr est la plus grande de l’espèce. La coloration de sa robe est assez variable et est utilisée pour distinguer les sous-espèces. Le corps est élancé, le cou allongé. La tête, le dessous du corps et la croupe sont blancs, la gorge porte une tâche blanche très visible. Le cou est de couleur rousse. Cependant lorsqu’on voyage de l’est vers l’ouest de l’aire de répartition de l’espèce, on constate une extension de la coloration de la robe qui, chez la sous-espèce de l’ouest, devient presque complètement rousse, excepté le dessous du corps et la croupe. Les cornes, présentes chez les deux sexes, sont courtes, épaisses, fortement annelées, parallèles dans leur tiers inférieur, puis recourbées vers l’arrière, en forme de S. Les sabots sont étroits et pointus.

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