×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Lufthansa chouchoute la clientèle d’affaires
De notre envoyé spécial à Francfort Abashi Shamamba

Par L'Economiste | Edition N°:1801 Le 30/06/2004 | Partager

. 300 millions d’euros investis dans le lifting de sa business class. Face à British Airways et Air France/KLM, la compagnie mise sur le dynamisme de son hub A l’heure où les marges fondent dans le transport aérien et les coûts opérationnels explosent sous l’effet de la hausse du carburant, les compagnies cherchent à améliorer leur yield-revenu. Pour cela, elles ne lésinent sur aucun moyen pour chouchouter les clients qui empruntent la classe affaires, ces passagers dits à haute contribution qui dégagent des marges élevées. Le confort dans les airs mais aussi, au sol, est un des points que travaillent toutes les compagnies en Europe. Pour ses vols longs courriers, Lufthansa a investi 300 millions d’euros pour l’aménagement de sa “business class” en proposant des sièges-lits avec connexion à internet. Cet effort équivaut en gros, à un peu plus de la moitié du chiffre d’affaires annuel de Royal Air Maroc! La bataille se gagnera sur le service, observe Björn N.H. Bosler, responsable chargé du développement et de l’innovation des cabines chez Lufthansa. Dans ses deux plus importantes plateformes (Francfort et Munich), la compagnie allemande est aux petits soins envers la clientèle “affaires”. Elle y a déployé une batterie de prestations pour séduire ces passagers très exigeants: ticket et check-in électronique à l’embarquement, une demi-douzaine de salons équipés de bornes internet où ils peuvent attendre la correspondance en prenant des collations, etc. Pour les vols transcontinentaux, la compagnie offre une chambre d’hôtel pour permettre au client de gérer sans stress le temps d’attente de la correspondance. Francfort est le deuxième hub en Europe après celui de Roissy Charles-de-Gaulle où Air France a établi son quartier général. Les malheurs actuels du terminal 2E réservé à Sky Team devraient pourrir la haute saison d’Air France et profiter indirectement au principal hub de Lufthansa. La compagnie allemande bénéficie aussi d’un important “arrière marché” constitué de nouveaux membres de l’Union européenne en Europe centrale, une région traditionnellement d’influence allemande.Dans la compétition fratricide qui l’oppose à deux de ses plus grands concurrents les plus menaçants, -British Airways et le groupe Air France/KLM- Lufthansa s’appuie sur ses deux plateformes, Francfort et Munich qui traitent des dizaines de millions de passagers par an. . 12900 vols par jourLa compétition se joue aussi sur la qualité de connections de ces réseaux qui configurent actuellement le transport aérien mondial. Structuré autour de grandes alliances, le secteur ressemble plutôt à un “Yalta” du ciel que se partagent Star Alliance (structurée autour de Lufthansa et United Airlines), Sky Team (chefs de file Air France/KLM et Delta) et Oneworld (British Airlines et American Airilines). Au sein de Star Alliance, Lufthansa cohabite avec Air Canada, Air Nippon, Air New Zeland, Austrian Airlines, British Midlands, Mexicana, Lauda Air, SAS Scandinvia Airlines, Singapore Airlines, Thai Airways, Varig (Brésil), United Airlines et South African, dernier venu dans la famille avec le soutien de la commpagnie allemande, insiste Thomas Preinl, patron de la Communication pour le Moyen-Orient, l’Afrique, le Pakistan et l’Europe du Sud Est.Star Alliance se détache des réseaux concurrents grâce à ses produits d’envergure mondiale. Elle offre 12900 vols par jour, plus de 700 correspondances sur le réseau intégré. D’une part, Star Alliance comme ses concurrentes est une réponse à la globalisation; d’autre part, en ce qui concerne le trafic intercontinental, elle satisfait les besoins de mobilité des consommateurs européens à l’échelle mondiale, soutiennent les responsables de Lufthansa. Mais ces assurances ne doivent pas cacher une inquiétude quasi générale à toutes les majors européennes du transport aérien, à savoir l’irruption d’Emirates qui exploite à merveille les vols transcontinentaux en embarquant des passagers dans les aéroports européens. A la question sur Emirates, les responsables de Lufthansa ont répondu avec ironie en affirmant que cette compagnie “n’avait pas forcément toutes les contraintes d’une entreprise”. Le cheikh de Dubaï la considère comme une infrastructure. Traduisez: qu’elle bénéficiait de la manne pétrolière et donc, qu’elle pouvait tout se permettre, y compris d’exploiter des lignes à perte.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc