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L'Opep dépourvue face au dernier accès de fièvre du baril

Par L'Economiste | Edition N°:2252 Le 10/04/2006 | Partager

. Le marché demeure bien approvisionné en dépit des cours élevés L’OPEP a assuré faire son maximum pour freiner les cours du pétrole, de nouveau à deux doigts de leurs plafonds historiques, réaffirmant que cette flambée est liée à des facteurs «psychologiques» et non à des problèmes d’approvisionnement. Le président de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le Nigérian Edmund Daukoru, l’a largement répété lors de la conférence pétrolière à laquelle il assistait vendredi 7 avril à Paris: le marché est «bien approvisionné». Selon lui, la récente remontée des cours à des niveaux proches des records historiques de septembre dernier est due à des «facteurs irrationnels», voire «essentiellement psychologiques». Outre les incertitudes géopolitiques qui affectent les zones productrices comme son propre pays, le Nigeria, l’Irak ou encore l’Iran, il a mentionné la peur que suscite l’approche de la saison des ouragans dans le Golfe du Mexique. Les ravages occasionnés l’été dernier par les cyclones Rita et Katrina dans les installations pétrolières américaines avaient propulsé le cours du brut au niveau record de 70,85 dollars le baril à New York. Interrogé sur ce que pouvait faire l’Opep pour empêcher les cours de repasser au-dessus de 70 dollars le baril, Daukoru a répondu: «Nous faisons ce que nous savons faire de mieux, c’est-à-dire construire de nouvelles capacités de production». Le cartel réduit habituellement sa production au printemps pour s’adapter au recul de la demande qui suit la fin de l’hiver dans l’hémisphère nord et éviter un trop important repli des cours du brut. Mais la forte demande en provenance d’Asie et les graves troubles qui se sont produits dans certains pays producteurs ont quelque peu changé la donne depuis deux ans et tout laisse à penser que le cartel va passer son tour cette année à nouveau. «Si les cours restent à ce niveau, je ne vois pas de baisse du quota de production du cartel, actuellement fixé à 28 millions de barils par jour (mbj)», a souligné Daukoru. De fait, pour ceux de ses membres qui produisent sans entrave, la situation est quasi idéale puisqu’elle leur assure d’exceptionnelles recettes financières. L’Opep va aussi se réunir informellement en marge du Forum international de l’énergie prévu le 22-24 avril à Doha, mais pour de simples consultations, a indiqué Daukoru. La prochaine réunion formelle du cartel est prévue le 1er juin à Caracas.


Coussin de sécurité

EGALEMENT présent à la conférence, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Claude Mandil. Celui-ci a appelé l’Opep à restaurer son «coussin de sécurité», c’est-à-dire la marge de production excédentaire qui permet de faire face aux perturbations que peut connaître un pays producteur (ce qui rassure les marchés et atténue donc la volatilité), ainsi qu’à investir davantage, et à intensifier leur dialogue avec les pays consommateurs.Synthèse L’Economiste

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