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    Livre scolaire: Petites marges et grandes quantités

    Par L'Economiste | Edition N°:295 Le 11/09/1997 | Partager

    C'est la routine dans le milieu de l'édition du livre scolaire. Les mêmes livres sont maintenus pour les mêmes prix. Malgré des marges réduites, les imprimeries locales répondent à une bonne partie de la demande. L'édition du livre scolaire à l'étranger est de plus en plus rare.


    PAS de changement pour cette année concernant l'édition du livre scolaire. Ce sont toujours les mêmes livres répartis entre une dizaine d'éditeurs. L'exclusivité pour un livre scolaire peut aller de 3 à 5 ans. Toutefois, un éditeur peut garder l'exclusivité pour une plus longue période, pourvu qu'il n' y ait pas de changement dans le programme.
    A l'instar des années précédentes, une liste officielle des prix des manuels scolaires est publiée par le Ministère chargé de l'Incitation de l'Economie. Ainsi par exemple, 5 manuels dont le coût total est de 69,25 Dirhams sont destinés aux élèves de la première année de l'enseignement fondamental. Pour la 9ème année du même cycle, il existe une douzaine de livres scolaires coûtant 161,35 Dirhams. Les plus âgés, inscrits en troisième année secondaire, doivent acheter plus de 10 manuels pour un montant dépassant les 250 Dirhams.
    L'impression et l'édition du livre scolaire sont des activités très spécifiques. C'est le Ministère de l'Education Nationale qui pilote l'opération à travers un appel d'offres auquel soumissionnent les profes-sionnels de l'édition et de l'impres-sion. ce sont en fait les éditeurs qui supportent le risque financier. Pour être candidat à l'édition du livre scolaire, l'entreprise en question doit répondre à un certain nombre de conditions.

    D'abord, une commission ministérielle, formée d'inspecteurs, arrête le programme scolaire et les aspects de fond et de forme du livre. Les sociétés soumissionnaires doivent disposer de moyens techniques et humains suffisants pour prendre en charge l'impression de grandes quantités de livres. Parmi les conditions techniques figure par exemple celle qui porte sur le papier. Celui-ci doit être de 80 grammes. Des maquettes de couvertures doivent être fournies dans le dossier de candidature. Les éditeurs n'ayant pas été retenus ne sont pas indem-nisés sur les frais de la conception des maquettes. Par ailleurs, des cautions bancaires doivent être produites par les éditeurs.
    Le choix tombe finalement sur quelques éditeurs. Chacun prend une part du marché, selon sa spécialité, son expérience et surtout son prix. "La sélection est basée essentiel-lement sur le moins disant", indiquent les professionnels.

    8 millions d'exemplaires


    En fait, "le cycle de modifications du livre scolaire a pris presque dix ans", indique M. Camile Hoballah, administrateur de l'imprimerie Afrique-Orient. Le dernier change-ment a touché les livres de la 3ème année secondaire, il y a trois ans. Le cycle a commencé au début des années 80 avec les livres de 1ère année de l'enseignement fonda-mental. Depuis, la modification du programme a été effectuée niveau par niveau.
    Le nombre d'exemplaires imprimés diminue d'une année à l'autre. Ceci s'explique par le volume du livre scolaire d'occasion en circulation sur le marché. En général, ce sont les nouveaux petits écoliers qui viennent d'entrer à l'école qui achètent le neuf.

    Certains éditeurs souhaitent un changement de programme à périodicité régulière. Sur le plan pédagogique, un tel système va offrir une formation qui suit l'évolution du temps, affirment-ils.
    Pour beaucoup d'imprimeurs, la capacité de l'offre locale répond largement à la demande en matière d'impression du livre scolaire. "L"époque où l'édition se faisait en grande partie en Espagne est révolue", indique M. Mohamed Raïs, administrateur-délégué de Najah El Jadida, créée en 1953 et dont la principale activité est l'impression du livre scolaire. Actuellement, cette imprimerie édite près de 8 millions de livres par an dont 95% pour les livres de l'enseignement fondamental. Pour sa part, Afrique-Orient produit jusqu'à 2 millions de livres par an. Près de 50% de ses impressions sont consacrées au livre scolaire (Ijtimaiat, sciences naturelles, chimie, mathématiques et Quaouaid Allougha).
    En raison de son rôle social et de ses prix fixés par l'Administration, les marges sur les livres scolaires sont très faibles. Les imprimeries gagnent surtout sur la quantité. L'avantage est que les stocks peuvent être écoulés l'année d'après, à condition que l'Administration ne procède pas au changement du livre. A défaut, les stocks peuvent constituer une lourde perte.

    Hicham RAÏQ

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