×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    Comment drainer les sous

    Par L'Economiste | Edition N°:295 Le 11/09/1997 | Partager

    L'enseignement supérieur ne répond plus aux impératifs nouveaux de modernisation du pays. Le secteur affiche un manque cruel de financement. Le projet de réforme, soumis depuis plus d'une année à l'avis consultatif des enseignants-chercheurs et responsables du secteur, propose de nouvelles solutions de financement.


    La mise en place du nouveau système de l'enseignement su-périeur et de la recherche nécessite un changement profond de l'esprit et des modalités de fonctionnement du système actuel et suppose donc que soient instaurés et maîtrisés des mécanismes financiers qui doivent l'accompagner.
    Ces mécanismes doivent obéir à la nécessité d'une vision innovante en matière de financement, faisant notamment appel à de nouvelles ressources et à de nouveaux partenaires. Les modes de financement constituent en effet un des leviers de la régulation du système: autonomie financière des organismes, arbitrage pour l'allocation des ressources, compétition entre les différents organismes etc..... Le rapport du projet de réforme précise qu'un dispositif fiscal (déductibilité des dons et autres avantages fiscaux) doit être mis en place afin d'encourager l'investissement dans le secteur de l'enseignement supérieur et canaliser des flux financiers vers la recherche.
    A ce propos, de nouvelles relations financières entre l'Etat et les universités sont établies à travers un modèle de financement basé sur l'efficacité et la qualité et constituant un cadre de financement plus rationnel.
    Le modèle financier consacre l'autonomie d'action des universités et insiste sur l'importance des instances de régulation qui garantissent l'efficacité du système. Il se base sur les principes suivants:
    *des mécanismes objectifs et des paramètres précis pour répartir les crédits entre les universités permettant une planification à moyen et long termes;
    * des normes de référence pour la répartition interne des fonds;
    * une part du budget des universités alimentée par les droits de scolarité versés par les étudiants, tenant compte de leur possibilité de contribution et du type de formation;
    * un accroissement significatif des ressources provenant des prestations de services, de contrats et études et du revenu du patrimoine propre aux universités.

    Diversification des sources de financement


    Le projet de réforme prévoit deux types de financement. D'abord, un financement de base permettant le fonctionnement normal de l'université au niveau de l'enseignement et de la recherche. Ensuite, un financement condition-nel, sur une base concurrentielle, servant des objectifs précis.
    Les ressources publiques ne sont plus le seul type de financement de l'université. Le cadre général du projet s'inscrit dans l'accroissement progressif des allocations budgétaires totales, publiques ou privées, le secteur privé étant appelé, dans un cadre incitatif, à une contribution de plus en plus importante.
    L'incitation et la valorisation de la recherche scientifique et technique sont directement reliées aux entreprises productives et au secteur privé dont l'environnement et les moyens peuvent rapidement rentabiliser les résultats, précise le projet de réforme.
    Divers mécanismes destinés à procurer et faciliter l'accès à des ressources financières sont mis en place pour assurer le fon-ctionnement et la pérennité des universités, qu'elles soient publiques, à but non lucratif ou privées.
    Chaque institution est dotée de son autonomie financière et doit oeuvrer en vue d'équilibrer son exploitation, en mobilisant les ressources nécessaires à cet effet, à travers notamment les frais de scolarité, les dotations budgétaires, les subventions de soutien versées par l'Etat, le mécénat, les contrats de prestations de services passés entre les universités et les opérateurs économiques nationaux ou étrangers et enfin les contrats de location-gérance par lesquels les universités accordent à des opérateurs privés l'exploitation de services annexes, sur les campus ou dans des locaux spécifiques d'un établissement (la photocopie, les cafétérias, les petits commerces, etc...).

    Salim LAHJOUMRI


    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc