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    Economie

    L'ingénierie nationale s'assainit, mais ne réalise que 10% des marchés

    Par L'Economiste | Edition N°:55 Le 26/11/1992 | Partager

    L'ingénierie nationale ne réalise que 10% des marchés en valeurs. Elle réclame un meilleur alignement des bureaux étrangers. L'AMCI a été associée à l'assainissement de la profession et à l'octroi d'agréments.

    L'assemblée générale de l'AMCI (Association Marocaine du Conseil et de l'Ingénierie) du 28 Novembre sera l'occasion, selon M. Aouli, son président, de faire le point sur l'activité de l'association et de faire ressortir les acquis de la profession et les insuffisances à combler.
    Selon une étude sur le secteur de l'ingénierie au Maroc, les dépenses globales d'ingénierie en 1990 s'élèvent à 3 milliards de Dirhams, soit 1,7% du PIB. L'ingénierie nationale, en réalisant seulement 10% de la valeur de ces marchés, emploie près de 93% de l'effectif local du secteur. L'ingénierie étrangère, en "s'accaparant" 90% du marché, emploie localement moins de 150 personnes contre plus de 5.000 à l'étranger. Les professionnels estiment que ces bureaux d'études étrangers imposés par le biais des financements de la Banque Mondiale ou du F.M.I. devraient être soumis à la loi sur l'immigration et avoir un représentant, bureau d'études marocain. Les bureaux d'études internationaux permettront ainsi un transfert de technologie en faveur des bureaux d'études marocains.
    Le problème de "la boîte noire" ou "clé en main" constitue un "manque à produire" en matière d'ingénierie, et par conséquent, des opportunités en moins pour le Bureau d'Etudes marocain, pour renforcer leurs capacités et leur savoir-faire estime M. Aboudrar, vice-Président de l'AMCI.
    Les bureaux d'études étaient considérés comme des entreprises. Les appels d'offre ouverts favorisaient les moins-disant. L'AMCI a proposé des consultations restreintes sur la base d'une liste de bureaux d'études agréés et un barème en fonction du chiffre d'affaires.

    Des négociations ont eu lieu également avec le Ministère des Finances pour obtenir un certain nombre d'exonérations.
    L'activité de bureau d'études et d'ingénieur conseil n'a aucune définition légale jusqu'à ce jour. Afin de combler ce vide juridique, et en attendant la prochaine session parlementaire, l'AMCI a oeoeuvré pour un certain nombre d'actions en vue d'assainir la profession. Dans le cadre réglementaire, ces deux dernières années ont connu l'adoption de plusieurs textes. Le CCAG-Ingénierie, qui était en discussion depuis 1983, a finalement été adopté. Des contrats-type ont été élaborés avec le Ministère de l'Habitat et le Ministère des Travaux Publics. Un index de révision des prix spécifiques à l'ingénierie a été adopté avec le Ministère des TP: "Index Ingénierie". Par ailleurs, la principale préoccupation des bureaux d'études est constituée par la mise en place d'un système d'agréments, comme l'a souligné M. Mohamed Aouli, président de l'AMCI. "Notre souci majeur dans le cadre de l'assainissement de la profession porte sur la mise en place d'un agrément qui soit reconnu par les pouvoirs publics". Une commission d'agréments a été instituée au sein du Ministère des Travaux Publics. C'est une commission paritaire qui siège régulièrement à la Direction des Affaires techniques de ce Ministère pour l'octroi des agréments. Elle a pour but de rendre obligatoire la présentation de ces agréments à l'occasion de la passation de marchés par le Ministère. Les modalités et procédures d'obtention des certificats prévus par la circulaire du Ministère des Travaux Publics ont été établies en concertation avec l'AMCI. La Commission a déjà délivré 24 agréments à des bureaux d'études et ingénieurs conseil et une soixantaine de dossiers sont en cours d'examen. Une procédure similaire est en cours d'établissement avec le Ministère de l'Habitat. En effet, confirme M. Majid Choukaïli, "avec ces deux Ministères, nous couvrons 90% de notre activité". Le dénominateur commun à ces deux commissions c'est l'AMCI.

    A partir du mois prochain, tous les bureaux d'études agréés porteront sur leur papier en tête le sigle AMCI.
    "Je pense que l'AMCI a aujourd'hui les moyens de ses ambitions qui s'inscrivent parfaitement dans le cadre du développement technologique et économique du pays", déclare le Président de l'association.
    L'AMCI date de 1976. Elle compte 90 bureaux d'études et ingénieurs conseils et regroupe près de 90% des entités d'études nationales existantes. L'Association travaille en collaboration avec des organisations internationales telles que le FIDIC (Fédération Internationale des Ingénieurs Conseils). L'association et plusieurs de ses membres individuellement font partie de la FECA (Fédération des Consultants Africains), dont la vice-présidence pour l'Afrique du Nord est attribuée à M. Aboudrar. L'Association a tissé également des relations suivies avec la FCIC (Fédération des Consultants des Pays Islamiques). Un séminaire sera organisé conjointement avec la FEDIC en Février 93 avec le soutien de la BID (Banque Islamique pour le Développement).

    Mohamadia HAJOUI


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