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    Economie

    Le Duales-System allemand: L'alibi du recyclage

    Par L'Economiste | Edition N°:55 Le 26/11/1992 | Partager

    "La pratique du recyclage n'est pas la solution miracle aux problèmes écologiques", souligne M. Jean F. Renault, collaborateur scientifique auprès de l'Institut de recyclage écologique des déchets à Berlin et attaché de recherche au CGI à l'Ecole des Mines de Paris.
    Tout d'abord, si la récupération du verre ou du papier est techniquement au point, c'est loin d'être le cas pour les matières plastiques. De plus, l'évolution de la récupération au cours des vingt dernières années dans la République Fédérale Allemande est riche d'enseignements, ajoute M. Renault. Ainsi, le recyclage des matériaux d'emballage, développé à partir des années 70 sous la pression du Gouvernement dans le but de limiter les emballages perdus, a au contraire favorisé ceux-ci au détriment des emballages consignés et réutilisables. De plus, malgré le "succès" du recyclage, la consommation en matières premières et la quantité de déchets produits augmentent constamment. Dans ce contexte, "l'Ordonnance sur les emballages" de Juin 1991 et le Duales-system associé sont analysés et critiqués.
    Le consortium Duales System Deutschland GmbH est un réseau privé de collecte et de tri, dont le coût d'investissement est évalué entre 8 et 10 milliards de DM sur 10 ans.
    "C'est seulement après réduction des déchets que le recyclage prend sa vraie dimension et peut alors contribuer efficacement à une gestion écologique des déchets", indique M. Renault.
    Concernant le traitement des déchets restants, il est proposé d'utiliser un procédé mécanique-biologique, afin de séparer les déchets à mettre en décharge des déchets spéciaux et des matières putrescibles. La teneur en matériaux inertes du déchet enfoui serait ainsi augmentée. La partie biodégradable sera envoyée au centre de compostage. Le coût de ce traitement est estimé à environ 70 DM par tonne, y compris les investissements et les capitaux. Le besoin en personnel est de l'ordre de 50 personnes. D'une manière générale, le traitement mécanique-biologique des déchets restants représente une économie substancielle. La quantité de déchets à mettre en décharge est réduite de 20%, le volume de décharge utilisé diminué de 35%. Ces données ont été calculées à partir des valeurs utilisées lors de la planification dans d'autres régions et de valeurs expérimentales. Les différences entre le domaine étudié et ces autres régions ont été prises en compte. La quantité annuelle de déchets à mettre en décharge serait alors de 46.000 à 62.000 tonnes à court terme et 26.000 à 42.000 tonnes à long terme.


    Meriem OUDGHIRI

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