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Economie

Libéralisation des services
Enfin le bon départ!

Par L'Economiste | Edition N°:2742 Le 26/03/2008 | Partager

. Acteurs publics et privés planchent sur une position concertée. 50% du PIB et 34% de l’emploi à négocier. UE: 340 milliards d’euros à l’importation «90% d’une négociation est faite lorsque chacune des parties a défini clairement ses objectifs et compris les attentes de l’autre ». L’auteur de la citation n’est autre que l’actuel directeur général de l’OMC, Pascal Lamy. Elle a été évoquée hier, lors de l’ouverture du séminaire sur la libéralisation du commerce des services et du droit de l’établissement, par Bruno Dethomas, chef de la délégation de la Commission européenne à Rabat. En effet, le séminaire, initié par le département du Commerce extérieur, avec l’appui technique et financier de l’UE, a pour objectif la définition d’une position concertée des acteurs publics et privés. Et c’est dans la perspective des négociations sectorielles sur la libéralisation du commerce des services avec l’Union européenne dont le 2e round bilatéral est prévu pour les 5 et 6 mai prochain à Rabat. Pour rappel, c’est lors de la 5e session de la conférence Euromed des ministres du Commerce, tenue à Marrakech en 2006, que l’UE, le Maroc, l’Egypte, la Jordanie, le Liban et la Tunisie avaient décidé de lancer des négociations régionales sur la libéralisation du commerce des services. Les travaux de cette phase visaient l’adoption d’un protocole régional qui constituerait la base juridique des négociations sectorielles dans le cadre bilatéral. Seulement, des difficultés liées à l’approche et à la généralisation des concessions au niveau régional avaient entravé l’aboutissement de ce protocole (www.leconomiste.com). Mais à l’occasion de la 6e conférence de Lisbonne (octobre 2007), le principe d’ouvrir les négociations bilatérales avec les partenaires qui sont prêts, a été retenu. Et le Maroc a été l’un des premiers pays à inaugurer le cycle. Un premier round s’est tenu à Bruxelles le 4 février 2008. Toutefois, l’ordre du jour de cette première rencontre n’a pas porté sur les questions de fond. Les négociateurs marocains avaient émis le vœu de consulter d’abord les acteurs publics et privés dans l’objectif de définir une position concertée du pays. Car, comme le dira l’ambassadeur européen, «les négociations en matière de services et d’investissement sont particulièrement complexes». Surtout qu’il n’y a pas de limite tracée entre les normes d’accès au marché et les exigences règlementaires. Mais ce premier round a tout de même permis de changer la donne. Tout d’abord, c’est l’approche positive qui doit régir les négociations. Autrement dit, on s’éloigne de la liste négative qui éliminait des pans entiers de la négociation et qui obligeait le Maroc à concéder à l’UE tout ce qui a profité au partenaire américain. Ensuite, le droit d’établissement et donc de circulation physique des hommes, est désormais négociable. N’empêche que «la phase préparatoire des négociations demeure capitale», souligne Abdellatif Mâazouz, ministre du Commerce extérieur. Et d’inviter les opérateurs à sortir de ce séminaire avec «une approche de gestion du processus de concertation». Pour sûr, le message a été bien saisi. Mieux encore, le vice- président de la CGEM a été on ne peut plus explicite: «L’organisation patronale veut être impliquée plus profondément et dans la préparation et dans la défense du dossier». Et pour cause! «La libéralisation des services offre d’excellentes opportunités de croissance certes, mais comporte aussi des risques», fait remarquer Karim Berrada, vice-président de l’Asmex. Aussi faut-il prévoir une ouverture progressive de nos marchés et des clauses de sauvegarde faciles à mettre en œuvre. Pour le représentant des exportateurs marocains, il serait plus qu’utile de procéder au préalable à une étude d’impact. Mais encore faut-il accélérer la réforme des infrastructures, du système d’éducation, de la fiscalité, de la Justice et des procédures administratives. Surtout que le secteur des services, autre que le tourisme et l’artisanat, gagnerait à être inséré dans une politique volontariste de nature à lui permettre de tirer le meilleur profit du potentiel offert en matière de libéralisation. «C’est un chantier essentiel pour le développement des relations Maroc-UE», convient Dethomas. Les services représentent le fondement des économies modernes. En termes de part du PIB d’abord, plus de la moitié au Maroc, trois quarts du PIB européen. Fondement en termes d’emploi ensuite, un tiers au Maroc et trois quarts dans les pays de l’UE. D’où la nécessaire levée d’entraves à la mobilité des exportations et des exportateurs. «Les européens peuvent venir chez nous sans difficultés mais nous devons obtenir des visas pour aller chez eux», constate avec amertume le vice- président de l’Asmex. C’est pourquoi il faut aussi clarifier les droits d’établissement et la reconnaissance de certains diplômes. Quoi qu’il en soit, le Maroc aura donc à intégrer le premier marché mondial du commerce des services qui réalise près de 400 milliards d’euros à l’exportation et pas moins de 350 milliards à l’importation.


L’enjeu

Le secteur des services constitue le segment le plus large de la production nationale. Il dépasse de loin l’industrie et l’agriculture. Selon une étude de la Banque Mondiale publiée en juin 2007, ce secteur contribue à hauteur de 55% à la formation du PIB avec une croissance annuelle de 5%. En termes d’emploi, il occupe la deuxième place après l’agriculture avec 34% de postes de travail. Sa participation aux exportations représente plus de 41% du volume des ventes à l’extérieur. A.G.

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