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Système financier: Que reste-t-il à faire?

Par L'Economiste | Edition N°:2742 Le 26/03/2008 | Partager

. Rentabilité: Les banques disposent de marges suffisantes. La Bourse ne joue pas encore son rôle de relais de financement. Accroître la transparence et renforcer le système d’informationRenforcement de la concurrence au niveau du secteur bancaire, approfondissement des marchés financiers, accroissement de la transparence et renforcement du système d’information…Tels sont les principaux défis à relever par le Maroc pour renforcer le développement et la convergence de son système financier. C’est ce qui ressort du dernier rapport (mars 2008) de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Si les profondes réformes engagées ont permis de renforcer la solidité et l’efficience du  système financier marocain, «il n’en demeure pas moins que la comparaison avec les évolutions observées au niveau de certains pays émergents et en transition laisse entrevoir la persistance de certains gaps qui ne permettent pas à l’intermédiation financière de jouer pleinement son rôle de financement de l’économie», souligne-t-on dans le rapport. Or, dans le cadre de la dynamique de rattrapage dans laquelle est engagée l’économie marocaine, le système financier pourrait et devrait jouer un rôle non négligeable. En effet, son implication renforcée dans le financement des secteurs productifs serait un vecteur clé pour maximiser les opportunités qu’offrent les accords d’association et de libre-échange unissant le Maroc à l’Union européenne, aux États-Unies, à la Turquie ou encore aux pays arabes de l’Accord d’Agadir (Tunisie, Jordanie…). Avec un taux de rendement des fonds propres (ROE) de 17% en 2006, un coefficient d’exploitation de 48%, un ratio de fonds propres de 11,5% (2005) similaire à plusieurs pays d’Europe de l’Est et ceux de l’UE… les banques marocaines disposent encore de marges suffisantes pour maintenir leur niveau de rentabilité, vu qu’une grande partie des dépôts n’est pas rémunérée. . Système efficient, mais…Considéré comme le plus performant dans la région Sud-méditerranéenne, le secteur financier marocain enregistre des améliorations continues en matière de conditions d’accès au financement bancaire, de coûts de financement, de gestion des créances douteuses, de coûts de transactions des valeurs mobilières… Le bilan est également positive en ce qui concerne l’amélioration du fonctionnement de la finance directe (amélioration du flottant, IPO…). Néanmoins, «un effort additionnel reste à déployer pour assurer un arrimage sur les meilleurs standards européens à l’instar de ce qui s’est fait pour les nouveaux adhérents à l’UE», précise le rapport mettant l’accent sur la problématique de l’intégration régionale. La dimension commerciale de l’intégration s’avère insuffisante pour insuffler un élan de convergence suffisant pour permettre au Maroc de s’intégrer dans les circuits de production et d’échange européens. En effet, en plus du coût élevé lié à l’ouverture et l’insuffisance des ressources dédiées dans le cadre de la coopération financière, il faut également souligner la faiblesse des IDE à destination de notre pays par opposition aux mouvements massifs vers d’autres pays émergents. Dans cette optique, des actions concrètes méritent d’être engagées aussi bien sur le plan interne que sur le plan régional. Sur le plan interne, les paramètres de changements devraient, selon les analystes de la DEPF, s’articuler autour de l’amélioration des conditions de financement notamment la PME. La diversification des instruments de financement, le renforcement de l’ouverture et de la concurrence constituent un gage d’une meilleure gestion des risques tout en veillant à ce que le système financier renforce sa capacité d’absorption des chocs internes et externes. Ce qui suppose également une amélioration de la mobilisation de l’épargne, une intégration du secteur informel et un développement de l’épargne institutionnelle.Par ailleurs, sur le plan régional, l’atténuation des coûts d’ouverture est tributaire d’un meilleur accompagnement du partenaire européen. «Un accompagnement de qualité permettrait d’atteindre une dynamique de progrès qui serait profitable aux deux parties». Said MABROUK

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