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Marchés Financiers

L'Europe des Quinze accepte de nouvelles candidatures

Par L'Economiste | Edition N°:659 Le 14/12/1999 | Partager



· Le sommet de Helsinki a entériné la mise en place d'une politique de défense ainsi que le lancement d'une phase d'élargissement de l'Union
· L'harmonisation fiscale et le problème du boeuf britannique essuient un échec



Pas de grande surprise à la clôture du sommet européen de Helsinki samedi dernier. A l'issue des deux jours de travail, les Quinze ont entériné la mise en place des instruments d'une politique de défense autonome qui permettra bientôt à l'Europe de gérer elle-même les crises sur son continent. Il s'agit de la création d'une force de réaction de 50 à 60.000 hommes pouvant intervenir dès 2003 pour des opérations de maintien de la paix. Si la volonté de créer cette force existe, il reste toutefois les problèmes institutionnels que cette entreprise pourrait soulever ainsi que son financement à régler.
Autre message fort adressé par les Quinze, le lancement d'une nouvelle phase de la politique d'élargis- sement. La nouvelle stratégie est désormais fixée: à partir de février 2000, les Quinze commenceront à discuter avec six nouveaux pays dont la candidature a été approuvée à Helsinki (Slovaquie, Lettonie, Lituanie, Roumanie, Bulgarie et Malte). Ces derniers viennent s'ajouter aux six pays avec lesquels l'Union Européenne négocie depuis 1998 (Hongrie, la Pologne, la République Tchèque, la Slovénie, l'Estonie et Chypre).
Les Quinze ont également ouvert la porte de l'Union à la Turquie qui sera le 13ème candidat. Pour la Turquie, il n'est pas encore question de fixer une date d'ouverture des négociations. "Elle doit faire des efforts en matière des droits de l'Homme et de suppression de la torture", a déclaré le chancelier allemand Gerhard Schroeder.
Pour éviter une paralysie des institutions dans une Europe élargie, les conférenciers ont prévu le lancement en février 2000 d'une nouvelle conférence intergouvernementale (CIG) chargée de reformer les institutions.
Si sur l'élargissement de l'Europe et la constitution d'une force de défense, il y avait un consensus, l'harmonisation fiscale ainsi que le règlement du problème du boeuf britannique ont été les deux échecs de ce sommet.
Concernant l'harmonisation fiscale, les Européens n'ont pas réussi à boucler ce dossier en raison de l'intransigeance des britanniques sur la question de la taxation des euro-obligations, majoritairement émises par la City de Londres. Les Quinze ont nommé un groupe de travail et renvoyé les décisions à juin 2000. Selon l'hebdomadaire français les Echos, les premières réactions de Londres ne fermaient pas la porte à la négociation.
Mais le refus de la France de lever son embargo sur la viande bovine britannique semblait condamner Tony Blair à la plus grande fermeté sur le dossier fiscal.
En effet, la question du boeuf britannique reste suspendue. Français et Anglais n'ont pu rapprocher leurs points de vue sur l'affaire.

Badra BERRISSOULE (AFP)

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