×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Les villes européennes veulent taxer les touristes

Par L'Economiste | Edition N°:3432 Le 27/12/2010 | Partager

. Elles misent sur le haut de gamme. Une charte de la qualité du service en FrancePOUR améliorer leur accueil des touristes étrangers, certaines municipalités en Europe cherchent de nouvelles recettes fiscales. En 2009, la Chine a ainsi volé au Royaume-Uni la cinquième place du palmarès des destinations touristiques, en termes de recettes. Trois pays européens restent dans le Top 5: l’Espagne avec 40,4 milliards d’euros de recettes, arrive en seconde position derrière les Etats-Unis (70,9 milliards d’euros), et devant la France (37,3 milliards), l’Italie (30,5 milliards) et la Chine (29,7 milliards), selon l’Organisation mondiale du tourisme. Pour soutenir la concurrence, les grandes villes européennes misent sur le haut de gamme, selon un article publié sur le Figaro citant plusieurs sources. Pour rappel, les Vingt-Sept ont adopté en octobre dernier un texte pariant sur la qualité et la compétitivité pour donner un nouvel élan au secteur du tourisme, qui représente 1,8 million d’entreprises, 5,2% des emplois et plus de 5% du PIB du Vieux Continent. Plusieurs pistes évoquées: prolonger la saison touristique pour attirer les personnes âgées ou les familles défavorisées; d’où l’idée d’un échange d’informations qui permettrait de mieux coordonner les vacances scolaires au niveau européen. Un second grand axe vise à miser sur la «marque Europe» face à une concurrence mondiale accrue. Il s’agit de jouer la carte de la qualité et de l’environnement, en développant des labels de plus en plus prisés des consommateurs. Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a estimé logique l’introduction d’une taxe touristique d’un euro par jour à Florence et Venise. Cette dernière, qui accueille environ 20 millions de touristes par an, pourrait bientôt mettre en place une taxe journalière d’un euro pour les touristes étrangers. En juillet dernier, le président de l’Office du tourisme de Barcelone a évoqué la possibilité de percevoir une taxe d’un euro par touriste pour compenser les baisses des subventions de l’État. En Allemagne, le principe existe depuis plus longtemps encore. Weimar prélève ainsi un impôt sur les touristes depuis 2005, tandis que Cologne a instauré une taxe de 5% sur les chambres d’hôtel et prévoit de lever jusqu’à 20 millions d’euros par an grâce à ce dispositif. En France, le secrétaire d’Etat en charge du Tourisme, Frédéric Lefebvre, a annoncé la semaine dernière un plan d’action sur l’accueil des touristes. «Avec près de 80 millions de visiteurs, la France est la première destination touristique mondiale», en termes de nombre de touristes, fait valoir le ministère. Parmi les priorités: mieux informer le visiteur, l’orienter et surtout faciliter l’accès et les déplacements. Une «charte de qualité de service» devrait être signée le 15 février prochain.F. Z. T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc