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Côte d’Ivoire: Gbagbo ne désarme pas

Par L'Economiste | Edition N°:3432 Le 27/12/2010 | Partager

. Menace d’une intervention militaire des pays de l’Afrique de l’OuestLES pressions sur Laurent Gbagbo et son gouvernement s’accentuent. Après les Etats-Unis, les Nations unies, l’Union européenne et l’Union africaine, c’est au tour de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) de lancer un ultimatum à Laurent Gbagbo. Cette instance a menacé de «recourir à une force légitime», si Laurent Gbagbo, le président autoproclamé en dépit des résultats du scrutin présidentiel du 28 novembre, refusait de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, reconnu vainqueur du scrutin par les instances internationales et la grande majorité des pays. Ce qui est jugé comme «très injuste» par le camp Gbagbo. Il s’agit de la première menace directe d’intervention militaire en Côte d’Ivoire depuis le blocage politique suscité par le refus de Gbagbo de se retirer, qui a fait ressurgir le spectre d’une guerre civile. Près de 200 personnes ont été tuées lors de violences en marge du bras de fer postélectoral. Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, près de 14.000 Ivoiriens ont fui au Libéria pour échapper aux violences. Les Nations unies et des groupes de défense des droits de l’homme rapportent que des hommes armés attaquent de nuit des quartiers favorables à Ouattara où ils commettent meurtres et enlèvements.Cette insécurité croissante a amené la France à recommander cette semaine à ses 13.000 ressortissants, dont une majorité de binationaux, de quitter le pays.La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé jeudi de ne plus reconnaître l’autorité du président sortant et de réserver l’accès aux fonds qu’elle détient au «gouvernement légitime» de Ouattara. De son côté, la Banque mondiale a gelé quelque 800 millions de dollars destinés au financement de la Côte d’Ivoire, mesure qui rendra difficile le paiement des salaires des fonctionnaires et des soldats qui le soutiennent. Pour l’instant, l’armée demeure fidèle au président sortant. A New York, les 192 membres de l’Assemblée générale de l’Onu ont reconnu à l’unanimité Ouattara comme président de la Côte d’Ivoire en acceptant les diplomates dont il a fourni la liste à l’organisation comme les seuls représentants officiels du pays.Synthèse L’Economiste

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