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    Courrier des Lecteurs

    Les valeurs bancaires ont le vent en poupe

    Par L'Economiste | Edition N°:307 Le 04/12/1997 | Partager

    L'indice sectoriel des banques cotées est suivi de très près par la place. Pour preuve, les valeurs bancaires sont les plus liquides, les plus prisées et présentent des ratios de valorisation attractifs.


    Les titres bancaires cotés ont encore de beaux jours devant eux. Les potentialités de croissance des résultats 1997 de la plupart de ces valeurs sont estimées à 21% par Maroc Inter Titres (MIT) pour 1997. Forte contribution à la capitalisation boursière, bonne liquidité et ratios de valorisation élevés en font les valeurs vedettes de la cote.
    Depuis le début de l'année, l'indice sectoriel aura réalisé une performance de 42% contre 48% pour l'ensemble de la place.
    Ce compartiment représente près de 32% de la capitalisation bour-sière. Sur les sept valeurs cotées, à savoir BCM, BMCE, Wafabank, CDM, BMCI, CIH et BNDE, les deux premières prédominent. En effet, BCM et BMCE représentent plus de 50% de la capitalisation du secteur. "Leur indice peut, à lui seul, faire varier le marché à la hausse ou à la baisse", précise MIT dans sa dernière étude consacrée au secteur bancaire. Cet indice reste donc étroitement suivi par les investisseurs et analystes. Ce secteur se distingue aussi par la liquidité des valeurs cotées. Pour preuve, BMCE est à la fois le titre le plus liquide du secteur et le deuxième du marché après l'ONA. De même, Wafabank et BCM figurent parmi les valeurs les plus échangées de la place.

    De plus, ce compartiment est perçu comme le plus homogène de la cote. Il est donc intéressant, soulignent les analystes, d'effectuer une évaluation des valeurs bancaires par la méthode des comparaisons boursières. Ainsi, sur la base des estimations des bénéfices de l'ensemble des valeurs bancaires cotées, le PER 97 du secteur se situe à 19,09 contre 20,7 pour le marché, soit une décote de 8,1%. Hors BNDE, le PER sectoriel s'approche de 18,08, portant ainsi la décote à 12%. De plus, les titres BCM, CIH et BMCE dégagent respectivement les PER les plus bas, "ce qui laisse paraître un potentiel de croissance certain".
    Côté rendement de dividende, le compartiment se situe au niveau de la moyenne du marché à 2,27%. "Cependant, compte tenu des potentialités de croissance des valeurs bancaires, l'investisseur privilégie les plus-values sur vente de titre au détriment des dividendes", est-il précisé.

    PNB: +14% en 1996


    A ce jour, le secteur bancaire demeure hautement concentré, puisque seulement trois banques détiennent 60% des actifs du système. Ainsi, le CPM, la BMCE et la BCM drainent à elles seules 64% des dépôts et octroient 54% des crédits.
    Le nouvel environnement marqué par la libéralisation des taux aura engendré, entre autres, une contraction des marges d'intérêt bancaires compensée par une forte demande de crédit et un changement dans la structure des résultats. Une réorientation progressive vers des produits bancaires à forte marge et générateurs de commissions est à relever. "Les profits issus des opé-rations de bourse, de l'ingénierie financière, du conseil et de la gestion des fonds mutuels voient leur part relative s'accroître dans le produit net bancaire (PNB)". Globalement, le PNB des banques de dépôts cotées s'est accru de 14% l'an entre 1994 et 1996. La contribution des produits nets des opérations de trésorerie et des opérations avec les intermédiaires financiers est en recul à 20% en 1996. Parmi les raisons énoncées, le retrait des banques de placements en bons du Trésor suite à la croissance des crédits et la baisse du taux moyen de rendement des produits du marché monétaire. En revanche, la marge nette d'intérêt sur opérations clientèle évolue en moyenne de 18,5% l'an du fait de l'importance des volumes de crédits octroyés et la stagnation de la marge d'intermédiation à 5,6%. Côté charges, celles qui portent sur les comptes et bons clientèle restent bien maîtrisées. D'où la bonne tenue de la marge d'intérêt dans le PNB qui progresse de 5 points l'an entre 1994 et 1996 pour se stabiliser à 54%. A ce niveau, la BMCI enregistre la plus forte progression de la marge d'intérêt à 38% en 1996 contre 17% pour le secteur. Le CDM dégage pour sa part la plus forte marge d'intermédiation à 6,5% contre 5,6%, du fait du maintien du taux moyen de production des crédits clientèle et de la faiblesse du coût moyen de rémunération des ressources clientèle.

    Mouna KABLY

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