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    Courrier des Lecteurs

    Les provinces séduites par la Bourse

    Par L'Economiste | Edition N°:307 Le 04/12/1997 | Partager

    Satisfecit pour les caravaniers de la Bourse. Le road-show a attiré 160 entreprises et révélé une quinzaine de sociétés mûres pour la cotation.


    Le courant est établi entre le monde industriel et les professionnels de la Bourse. Quelque 160 entreprises ont répondu à l'appel des caravaniers sur les 400 ciblées au départ. Un taux de réponse de 40% jugé honorable par les organisateurs. L'intérêt exprimé par une centaine de responsables régionaux de banques pour le marché boursier constitue l'autre acquis de la manifestation. Durant les huit étapes de la caravane, ces derniers auront insisté sur la nécessité d'un contact soutenu et permanent avec les professionnels. Jugée incongrue au départ, l'idée de délégation régionale de la Bourse semble faire son chemin. Le Conseil d'Administration de la Bourse de Casablanca devra dans les prochains mois réfléchir à la structure adéquate à adopter pour se rapprocher des régions. D'ores et déjà, plusieurs pistes se dessinent: développer la coopération avec les délégations régionales du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat ou encore avec celles de la CGEM...
    En outre, le ministre des Finances et des Investissements Extérieurs, M. Driss Jettou, a proposé la constitution d'une commission réunissant différents partenaires de l'entreprise. Objectif: réfléchir sur les mesures destinées à faciliter l'entrée en bourse.
    Pas d'état d'âme

    Lors de la conférence de presse donnée au siège de la Bourse le 2 décembre pour dresser le bilan de l'opération, M. Amyn Alami, président de la SBVC, s'est montré confiant quant aux retombées de la caravane. Certes, la démarche s'inscrit sur les moyen et long termes. "Pourtant, nous sommes persuadés que cette caravane aura des effets à court terme, car si seulement 10% des 160 entreprises qui ont réagi à notre passage basculent, nous aurons rentabilisé largement l'opération", est-il souligné. Plus concrètement, la Bourse de Casablanca table sur un objectif de 15 introductions nouvelles au cours de l'année prochaine. En 1997, la cote aura accueilli 6 nouvelles sociétés et la probabilité de deux autres introductions d'ici la fin du mois de décembre n'est pas écartée.

    "Bien plus, en 1998, nous ne serions pas étonnés que les premières initiatives viennent des autres régions que l'axe Casablanca- Rabat". En effet, le périple de plus de 3.000 km parcouru en une semaine a eu le mérite de révéler aux professionnels de la bourse que le gisement des entreprises cotables ne se confine pas autour de la capitale économique.
    "Bien au contraire, les sociétés les plus éloignées nous ont donné l'impression d'être les plus mûres et sans état d'âme". Une explication objective à ce constat: les industriels éloignés des centres de décision sont plus enclins à rechercher des ressources de financement alternatif pour améliorer leur performance. En clair, pour s'en sortir, ils ont appris à se prendre en charge plus tôt. Les opérateurs casablancais se sont, eux, démarqués de leurs confrères. A première vue, ils n'ont pour la plupart pas encore réussi à assimiler la nécessité et l'urgence de leur restructuration.

    Par ailleurs, les rapports de proximité avec les opérateurs étrangers constituent également un autre stimulant pour les industriels de Tanger, de Settat, d'Agadir ou encore de Laâyoune. "Mais c'est cette dernière étape qui nous a réservé la plus grande surprise". Selon les caravaniers, Laâyoune recèle un gisement de capitaux qualifié de colossal et des industriels rompus aux techniques des marchés financiers occidentaux. Des atouts qu'il faudra fructifier à l'avenir.
    Autre axe de réflexion: favoriser le foisonnement de sociétés de développement régional qui seront inscrites à la cote et impliquer par leur biais l'ensemble des régions dans le développement de la Place de Casablanca.


    Les questions récurrentes


    Les principales interrogations des industriels ont concerné la crainte de perte de contrôle de leur entreprise, les conséquences de la transparence fiscale, le rapport de force entre les sociétés cotées transparentes et leurs concurrents opaques, le jugement du marché en cas de difficulté. Il a également fallu rappeler les conditions d'admission en bourse et les critères d'éligibilité à la cotation.


    Mouna KABLY

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