×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Les prix des oeufs repartent à la hausse

Par L'Economiste | Edition N°:661 Le 16/12/1999 | Partager

· Une tendance qui profite davantage aux intermédiaires, selon les éleveurs

· Le disponible de l'offre avoisine les 200 millions d'unités


Produit phare de Ramadan, l'oeuf est incontournable sur les tables des f'tours. Ainsi, aussi bien les services du Ministère de l'Agriculture que les producteurs d'oeufs se veulent rassurants quant au disponible pour ce mois sacré.
Ce n'est pas un hasard, puisque c'est durant le mois sacré que la consommation, tous produits alimentaires confondus d'ailleurs, connaît des envolées. Pendant cette période, les produits avicoles enregistrent un pic vertigineux pour la vente et la consommation qui double sa mise. Pour cette année, le disponible pour le mois de Ramadan dépasse les 200 millions d'unités. La production annuelle est estimée à 3,2 milliards d'oeufs, soit le même niveau que l'année dernière.Les cours sont, pour leur part, très moyens à bas, affirment les opérateurs. Les prix départ ferme ne dépassent guère les 0,75 DH pour l'oeuf de calibre moyen. Reste que ces baisses de prix ne sont pas ressenties par le consommateur final qui paie toujours plus cher les produits, du fait de la désorganisation du circuit de distribution et la multitude d'intermédiaires. Ainsi, pour Ramadan, le prix de l'oeuf sur le commerce a démarré entre 0,95 et 1 DH pour atteindre environ 1,10 à 1,20 DH, des prix jugés élevés par le consommateur. Toutefois, ce n'est pas l'avis des éleveurs de poules pondeuses qui estiment que ces cours ne sont pas fort rémunérateurs, du moins pour les prix départ ferme.
D'ailleurs, de l'avis même de la Direction de l'Elevage, durant le troisième trimestre et une partie du quatrième trimestre de 1999, le secteur, toutes filières confondues, a connu une conjoncture difficile liée justement à la chute des prix à la ferme. Pour les oeufs, les cours ont varié entre 0,55 et 0,60 DH pour un prix de revient qui dépasse les 0,65 DH.

Si la situation est aggravée par la multiplicité des intermédiaires, c'est la cherté des intrants qui laisse peu de marge aux éleveurs. Le coût de production marocain est en effet parmi les plus élevés au monde. Le Maroc arrive en effet au troisième rang, après le Japon et la Norvège, des pays qui affichent les prix de revient les plus importants. La Tunisie et l'Egypte sont classés respectivement 8ème et 21ème. Parallèlement, le Maroc affiche un faible niveau de consommation. Aussi la filière ne peut-elle pas jouer sur les quantités. Les Marocains ne consomment pas plus de 100 oeufs par an et par habitant contre 135 pour les Tunisiens et 220 pour les Portugais, à titre d'exemple.

Malika EL JOUHARI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc