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Economie

Les plus grands producteurs de clandestins

Par L'Economiste | Edition N°:2324 Le 21/07/2006 | Partager

. Préférences accordées à l’OMC: Des coups d’épée dans l’eau. L’aide au développement ne débouche sur rien. Les PMA contredisent la thèse de développement par le commerce libre«Quand la maison de son voisin brûle, il n’y a pas de quoi se réjouir, au contraire» (avait dit feu Hassan II, lorsque la guerre civile s’est déclenchée en Algérie). Voisin du Maroc, la Mauritanie, et autre grand ami du Royaume, le Sénégal, font partie de ces 50 Etats qu’on appelle pudiquement “pays les moins avancés” (les PMA), pour ne pas dire les plus pauvres de la planète. La plupart de ces pays se trouvent en Afrique: 34 pays exactement où vivent 455 millions de personnes. La Mauritanie a un revenu par habitant trois fois inférieur à celui du Maroc (420 dollars), pour 3 millions d’habitants. Les récentes découvertes de gisement de pétrole changeront-ils la donne? Pour l’instant, c’est le 31e pays le plus pauvre parmi les plus pauvres (en termes de revenu par habitants)… car il y a plus pauvre qu’elle encore.Un Sénégalais gagne en moyenne 670 dollars l’année, pour 11,7 millions d’habitants, soit plus de deux fois moins qu’un Marocain. La Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement) vient de rendre public un rapport sur les “PMA” pour le moins éloquent.L’écart des revenus est énorme d’une zone à l’autre: en Espagne, le revenu par habitant est dix fois supérieur à celui du Maroc (15.800 dollars, in IRIS,2005)! Pourtant, c’est bien connu, on se développe mieux lorsque son environnement et ses voisins se développent aussi. L’exemple le plus frappant est celui de l’Asie du sud et du sud-est. Ces pays travaillent en parfaite complémentarité. Ce sont des concurrents et des partenaires qui spécialisent leur production. L’autre exemple est l’Union européenne, qui fait grand cas de sa politique Euromed pour intégrer les pays de la rive sud méditerranéenne dans sa logique de développement. C’est la raison pour laquelle le Maroc tient beaucoup à son statut avancé, à défaut d’être postulant pour intégrer l’UE. De son côté, l’Espagne est devenu le plus grand promoteur du rapprochement avec le Maroc. Le principe marche aussi dans l’autre sens: nul n’a intérêt à ce que son voisin soit misérable.. Guerres civiles, coups d’Etat...C’est sans doute le problème de la plupart des PMA qui se trouvent en Afrique subsaharienne. Pas d’ensemble régional fort sur la scène internationale. Ces mêmes pays “producteurs” du plus grand nombre de migrants clandestins.De l’un à l’autre, chacun est embourbé dans des problèmes de guerres civiles, ethniques ou des coups d’Etat. Les Etats quand ils existent encore, fonctionnent mal. Et rien n’y fait, même pas le système de préférences commerciales accordé à ces pays dans le cadre de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) qui n’a que très peu d’effets en réalité. C’est un mauvais point pour ceux qui disent comme les Etat unis que le commerce libre développe tout très vite. En fait, jusqu’à aujourd’hui, la démarche de soutien des pays africains les plus pauvres est plutôt mitigée: de loin on accorde de l’aide (baisse des droits de douane) pour aider à augmenter leurs exportations, comme de loin on accorde de l’argent à des pays comme le Maroc pour “lutter contre l’émigration clandestine”. En réalité, les pays dits développés n’ont qu’un lointain et vague regard sur ce qui se passe en Afrique même. Peu sont prêts à aller investir à moins que ce ne soit pour les gros gisements d’or noir ou de pierres précieuses.“On admet de plus en plus largement que les pays en développement n’ont pas seulement besoin d’un abaissement des droits de douane ou de meilleures conditions d’entrée sur les marchés, mais aussi d’un renforcement de leurs capacités d’offre afin de tirer des biens et services compétitifs”, indique le rapport.Son constat, les “mesures” pour favoriser le développement de ces pays, notamment à l’OMC, n’ont pas résolu les difficultés: toujours aussi précaires, dépendants des prix des matières premières à l’international. La baisse des subventions à l’export des gros producteurs comme les Etats-Unis ou l’Union européenne est insuffisante. Coton, céréales, matières premières, sont les grands filons de l’export pour ces pays. Or les subventions (prix interne ou à l’export) ont eu pour conséquence l’augmentation artificielle de la production et la dépréciation des prix mondiaux, aux dépens des pays en développement. Rien d’étonnant aussi que l’émigration clandestine fleurit. C’est la vision du monde sur cet ensemble régional qui est complètement à revoir.


Maldives: Pauvres mais plus riches que le Maroc

Les îles Maldives sont les plus riches des plus pauvres, si l’on prend le revenu par habitant. Normal, ils sont 320.000 habitants seulement. Ce qui fait d’eux les plus riches parmi les plus pauvres: 2.510 dollars en 2004, une fois et demie le PIB/tête du Maroc. Les îles sont connues pour la production de noix de coco, de maïs, de patate douce, son industrie agroalimentaire et le tourisme qui a rapporté en 2004, 318 millions de dollars.«Sur les 50 Etats les plus pauvres, qu’on désigne officiellement sous le terme de «moins avancés», 34 se trouvent en Afrique subsaharienne. 455 millions de personnes y vivent. Dans un contexte de précarité économique et politique, la logique d’aide au développement de ces pays n’a pas abouti, explique la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement). Ces pays, les plus grands «producteurs» de migrants clandestins, n’ont pas bénéficié comme le croyait la communauté internationale, du système de préférences accordé à l’OMC (Organisation mondiale du commerce). En fait, les plus pauvres se trouvent dans un ensemble régional pauvre et déchiré politiquement. Ce n’est pas de ce genre d’aide dont ont besoin ces pays, dit la Cnuced, mais qu’on y augmente leurs capacités de productions, c’est-à-dire, les ressources, les capacités d’entreprendre, la production de biens et services. Par exemple, à la fin des années 70 et 80, ces pays ont vu leur taux de croissance s’effondrer et les progrès enregistrés lors des reprises économiques s’annuler. (Source: Cnuced)«Mouna KADIRI

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