×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Inflation: S’en tiendra-t-on à 2% en 2006?

Par L'Economiste | Edition N°:2324 Le 21/07/2006 | Partager

. L’ICV en hausse de 2,9% à fin juin. Le CMC prévoit 3,2% pour toute l’année. Dilemme: Juguler l’inflation ou répercuter la hausse du brut?LA hausse des prix s’est encore accélérée. Après les 2,7% enregistrés à fin mai, l’inflation, appréhendée à travers l’indice du coût de la vie (ICV), affiche un taux de 2,9% au terme du premier semestre, malgré un recul de 1,2% pour le seul mois de juin. La Banque centrale (BAM) avait relevé cette accélération lors de la dernière réunion trimestrielle de son Conseil (cf.wwwleconomiste.com). Dans un contexte de surliquidités et de hausse des prix énergétiques, BAM a maintenu une politique monétaire vigilante (cf. nos analyses sur www.leconomiste.com). Son conseil a ainsi décidé de continuer à privilégier le recours aux opérations sur appel d’offres à 7 jours sur le marché interbancaire au détriment des interventions à 24h (facilités de dépôts à 2,25%), comme nous l’indiquions dans une précédente édition.La croissance économique du 1er semestre, plus rapide que prévue selon le Haut-commissariat au plan (HCP) s’est donc accompagnée d’une hausse des prix qui devrait selon toute vraisemblance s’exacerber les prochains mois. Pour l’heure, l’inflation est 0,9 point supérieure aux prévisions pour l’ensemble de l’année. A en croire le Centre marocain de conjoncture, les prix à la consommation boucleraient 2006 sur une progression de 3,2% en raison «d’un redressement significatif de la demande mais aussi du renchérissement des cours du brut». La demande intérieure se consoliderait grâce à la consommation des ménages résidents, malgré une érosion attendue du pouvoir d’achat (du fait justement de l’inflation) mais aussi des non-résidents. Selon le HCP, la demande de ces derniers maintiendrait en effet une tendance haussière pour la troisième année consécutive, sous l’effet des arrivées touristiques, y compris les MRE. La saison promet donc une autre flambée des prix surtout si le gouvernement décide d’une nouvelle hausse des carburants. Vu la pression sur la Caisse de compensation ( 8 à 11 milliards d’arriérés pour cette année) qui aurait déjà épuisé son budget 2006, la voie est tracée, sauf si le gouvernement tient compte des contraintes sociales. De toute façon, si augmentation il y a, il faudra s’attendre à un effet boule-de-neige. Un réel casse-tête que ce soit pour le gouvernement ou les autorités monétaires.En tout cas, à fin juin, la ménagère a fait les frais d’un renchérissement de l’ensemble des produits constituant son panier. Et c’est incontestablement les transports et communications qui ont le plus flambé (10,6%). La hausse des prix à la pompe en février y est certainement pour beaucoup. La ménagère a dû aussi payer plus cher que l’année dernière sa nourriture, entre autres les produits gras et légumes frais. L’indice des produits alimentaires ayant augmenté de 3,1% à fin juin. Probablement en raison de la reprise des prix du poulet notamment. Selon le HCP, les denrées alimentaires sont aussi devenues plus chères à cause du réaménagement de la TVA pour certaines d’entre elles. Par contre, les dépenses en soins médicaux, habitation et biens d’équipements ménagers ont été, dans l’ensemble, relativement moins douloureuses. Les taux sont de 0,7% pour les premiers, 0,8% pour les deuxièmes et 1,1% pour les troisièmes. Quant à la culture et aux loisirs, qui restent les parents pauvres de la liste des dépenses des ménages marocains, leur indice a enregistré une majoration conséquente (1,2%).Qui des villes aura le plus souffert de l’inflation ce premier semestre? Six sur les 11cités qui composent l’échantillon servant de base au calcul de l’ICV affichent une hausse au moins égale à la moyenne (2,9%). Mais les plus touchées restent Fès (3,5%), Agadir (3,4%), Oujda et Marrakech (3%). A l’autre bout de l’échelle, Laâyoune avec une progression de 1,7%. Des proportions appelées à changer encore, surtout pour les destinations touristiques où la demande explose tous les étés.Amine BOUSHABA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc