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Les partenaires privés ne se bousculent pas pour l’INDH

Par L'Economiste | Edition N°:2267 Le 03/05/2006 | Partager

. Pour 2006, le secteur privé ne s’est pas encore manifesté. Akkari, l’Ancienne Médina, Inbiaat, Bouitat… les quartiers prioritaires «L’appropriation de l’Initiative de développement humain s’effectue doucement. Nous sommes dans une phase d’apprentissage». Ce commentaire est de Abdelhak Haoudi, gouverneur chargé du secrétariat général à la wilaya de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. L’année 2005 est considérée comme une année de «transition» caractérisée par le lancement des premiers projets. Par la suite, il a fallu mettre en place le dispositif opérationnel: points focaux (personnes chargées de centraliser le travail au niveau local), différents comités et définition des priorités. Les projets à mettre en place ont été minutieusement étudiés par le comité préfectoral et le comité régional qui les ont validés. Tous focalisent sur la lutte contre la précarité et l’exclusion sociale. La région de Rabat a également planifié son action INDH sur cinq ans (2006-2010).Au total, la lutte contre la précarité nécessitera 190 millions de dirhams. Pour 2006, 47,5 millions de dirhams ont été budgétisés. Ce programme est destiné à la mise à niveau (centre social de Aïn Atig, le foyer de l’étudiant à Diour Jemaa) et à la création de nouveaux centres d’accueil. L’on prévoit ainsi la création d’un pour les jeunes mendiants et les enfants de la rue à l’école Mohammédia et un autre pour les personnes âgées à la rue Al Kanassil au profit de 120 personnes. Les ONG auront également droit à un soutien financier. Ce qui profitera aux enfants handicapés ou démunis. Deuxième pilier du programme INDH, la lutte contre l’exclusion sociale nécessitera, quant à elle, 240 millions de dirhams. Un montant de 60 millions de dirhams est déjà mobilisé en 2006. Les projets approuvés visent la mise à niveau de l’infrastructure de base, l’amélioration des services socioéducatifs et l’accompagnement social dans les communes à plusieurs quartiers difficiles.A Hassan, on cible le quartier Akkari et l’Ancienne Médina. L’entretien des écoles et l’équipement des centres de santé sont également au menu 2006.Les quartiers ciblés à Youssoufia sont Inbiaat, Al Farah, Abi Raqraq et Arrachad. Dans cette zone, l’on prévoit le bétonnage des rues et la construction de murs de soutènement pour un montant de 5,4 millions de dirhams. Les projets sur l’exclusion sociale visent aussi les quartiers Bouitat, Nouail, Mharig et Rjafllah à Yacoub El Mansour. Parmi les projets validés, figure l’aménagement d’espaces de commerce de proximité (Souk Laghzal) pour un montant de 650.000 dirhams. . Centre multifonctionnel pour les jeunes diplômésLa région déployera par ailleurs un programme transversal dont le coût est estimé à 4,2 millions de dirhams dont 3,7 millions financés par l’INDH. Il englobe divers domaines, la formation (expertise, assistance technique et soutien à la communication et au fonctionnement) pour un montant de 1,16 million de dirhams financé par l’INDH. L’infrastructure de base (aménagement des rues à Guiche Oudayas, des pistes dans les douars et la création des bornes fontaines) nécessitera 940.000 dirhams dont 400.000 attribués par le Conseil de la ville. Quant au soutien aux enfants en situation difficile, initié par une ONG, il sera financé par l’Entraide nationale pour un montant de 200.000 dirhams. Trois projets de formation qualifiante sont initiés par des associations: le premier est destiné à 500 jeunes et le second vise la création d’un centre pour l’apprentissage des langues, de l’informatique et le sport. Le troisième est un projet de soutien à 50 femmes démunies. Il nécessitera 176.000 dirhams dont 46.000 seront financés par une ONG. Le tissu associatif est également derrière des projets d’insertion professionnelle des jeunes en situation difficile (330.000 dirhams), la création d’un centre de documentation et de formation dans le domaine social (500.000 dirhams) et la création et l’équipement d’un centre de formation (183.000 dirhams). Des actions génératrices de revenus sont également prévues: création d’un centre multifonctionnel pour les jeunes diplômés de Rabat (600.000 dirhams) et une coopérative pour l’insertion professionnelle de 300 femmes (95.000 dirhams). Reste la participation du secteur privé puisque les projets ont pour partenaires les ONG, l’Administration, les préfectures, la wilaya ou encore le Conseil de la ville. Le challenge est de trouver des fonds supplémentaires privés. «L’enveloppe allouée par l’Etat ne représentera qu’une infime partie des besoins, il faut donc chercher des partenariats. C’est là la phase la plus difficile», poursuit le secrétaire général de la wilaya qui prône une synergie entre les programmes de l’INDH et les politiques de l’Etat. K. M.

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