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    Les comptes des sociétés cotées en bourse : Rebab Company et Zellidja :

    Par L'Economiste | Edition N°:145 Le 15/09/1994 | Partager

    Rebab Company et Zellidja sont deux sociétés de participations contrôlées par la SOMED. Leur introduction en bourse date de 40 ans. Peu connus du large public, ces deux holdings affichent des performances intéressantes.

    La SOMED est l'un des groupes les plus diversifiés. mais la discrétion est apparemment le credo de l'équipe dirigée par M Abdellatif Ghissassi. Ses filiales cotées en bourse sont tout au moins aussi discrètes . Rebab Company et Zellidja affichent des résultats et distribuent des dividendes importants: respectivement 15 et 12 DH par action. D'autant plus alléchants que le nominal n'est que de 50 DH pour Rebab Company.

    Première génération en bourse

    Seule l'analyse des comptes permet d'en savoir un peu plus sur ces deux titres parmi les moins liquides du marché. Ils font pourtant partie de la première génération des sociétés cotées en bourse. Rebab a été introduite le 23 juin 1954 et Zellidja un an après, presque jour pour jour le 20 juin 1955... Cette dernière est d'ailleurs l'une des rares valeurs marocaines cotées à Paris.

    Société de prise de participations dans les sociétés industrielles et commerciales, Rebab Company apparaît comme une "bulle juridique'' aux travers de ses comptes. le portefeuille inconnu des "brokers" rapporte des produits financiers de l'ordre de 2 millions de DH en 1993. Mais les charges sont limitées à 221 millions de DH.

    Le total bilan est de 10,9 millions de DH. les fonds propres étant de 9 millions. La faiblesse des charges laisse supposer qu'il ne s'agit en Sait que d'une entité juridique permet tant la gestion d'un portefeuille directement par la SOMED ou l'une de ses filiales. Les comptes de Zellidja par contre reflètent une réelle "vie de société". Le compte d'exploitation fait ressortir des frais de personnel de l'ordre de 4 millions de DH. d'autres charges" pour 3 millions ainsi qu'une dotation aux amortissements.

    La société a réalisé des prestations de services pour ses filiales probablement, de l'ordre de 7,5 millions de DH. Quaut aux produits financiers ils atteignent 11.5 millions de DH. en léger recul par rapport à 1992 (12.3 millions)cependant.

    Une bonne rentabilité

    Dans les deux cas, le fameux ratio "Equity on return" ou bénéfice net sur fonds propres est appréciable. Il s'établit à 10% pour Zellidja et à 18 % pour Rebab Company pour 1993. En 1992 ce rapport atteignait 57,7% pour Zellidja, ce qui est un record. Les fonds propres s'établissaient alors à 76 millions de DH et le bénéfice net à 44 millions.

    Dans ce montant les profits exceptionnels ou plus-values sur cession intervenaient pour 35 millions de DH. La société n'en a distribué qu'une infime partie.

    Le renforcement des fonds propres en découlant est important: ils passent de 76 à 114 millions de DH. Ceci explique la baisse relative du ratio.

    Quasi-absence de transactions

    La rentabilité des porte feuilles des deux sociétés est intéressante. car les revenus comptabilisés en produits financiers ne représentent que la partie visible de l'iceberg c'est à - dire les dividendes.

    Les plus-values latentes ne peuvent être estimées d'autant plus que les portefeuilles en question ne sont pas constitués de sociétés cotées elles-mêmes en bourse.

    Ce qui est significatif. c'est qu'un portefeuille d'une va leur historique de 123 millions de DH génère des produits de 1,15 millions de DH en sus des prestations de services facturées.

    Zellidja intervient essentiellement dans le secteur minier qui a été secoué par une tendance baissière des cours pendant 2 années consécutives.

    Ces performances n'en pernnent que plus de valeur.

    Pourtant les cours enregistrés en 1992 et 1993 sur la bourse ne reflètent pas ce ni veau de performances. Seuls 84 Titres Rebab Company sont échangés en 2 ans à un cours avoisinant la valeur nominale de 50 DH. Si le volume est un peu lus important pour Zellidja (11.576 titres échangés en 1993), les cours sont en deçà de la valeur nominale.

    Des sociétés rayées de la cote

    Or, la valeur comptable de ces actions multiplie par 3 pour Rebab et par 2 pour Zellidja, la valeur faciale de l'action Ces deux cas démontrent l'un des points faibles de la bourse de Casablanca: les cours ne sont pas significatifs. Le manque de liquidité du marché donne peu de poids aux cours . Même ceux ci perdent toute signification quand il s'agit de titres ne faisant l'objet d'aucune transaction.

    En application de la réforme sur la bourse, un certain nombre de sociétés figurant sur la cote en seront rayées.

    Celles qui ne disposent pas d'un capital de 15 millions de DH et dont au millions 20 % doivent être disséminés dans le public. Rebab Company ris que de faire partie de la charrette.

    La situation est plus nuancée pour Zellidja. Depuis 3 mois elle fait l'objet de transactions significatives et son dernier cours a atteint 220 DH. la classant parmi les dix actions les plus performantes depuis janvier 1994.

    Son cours a donc rattrapé la valeur comptable de l'action. Il restera aux différents opérateurs à déterminer son potentiel.

    J.B

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