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Les chocs des premières pluies

Par L'Economiste | Edition N°:624 Le 26/10/1999 | Partager

· L'efficience des réseaux d'infrastructures mise en cause
· Inondations, coupures d'électricité... les répercussions des premières précipitations


Il a suffi d'une heure et demie de pluie pour que plusieurs quartiers de Casablanca et de Rabat baignent dans l'eau. Les précipitations torrentielles qui se sont abattues le 20 octobre dernier sur quelques régions du pays ont provoqué des inondations. Dans les métropoles, des embouteillages et des accidents ont bloqué les principales artères. Au milieu des klaxons assourdissants des véhicules, des piétons, mouillés jusqu'aux os, s'enthousiasmaient pour cette "baraka" du ciel. Après l'épreuve de la sécheresse, l'arrivée des pluies est un événement heureux. Cependant, beaucoup ont commencé à reparler des inondations de 1996 qui avaient frappé la zone basse de Casablanca entraînant de lourds dégâts. De grandes inquiétudes ont commencé à se manifester sur le sort des maisons à construction sensible.
Les répercussions de ces brèves précipitations ont été vite constatées au niveau des infrastructures. En l'espace d'une heure, les routes se sont transformées en petits torrents et "les points noirs" de Casablanca (Al fida, Ben m'sik, gare ferroviaire...) en marécages.
Contactés par L'Economiste, les responsables de la Lydec ont indiqué que les conduites d'eau ont été remplies très rapidement, ce qui a ralenti la vitesse d'écoulement et causé un débordement. "Il s'agit d'une pointe exceptionnelle qui a touché essentiellement le centre de Casablanca. Toute la pluie a été concentrée dans un même couloir", explique un responsable de la délégation Casablanca-Anfa. Des coupures d'électricité ont également été notées dans plusieurs quartiers de la ville.
A Rabat, la REDAL assure avoir eu moins de problèmes. Quelques inondations "vite maîtrisées" ont été enregistrées sur le pont menant à la Grande surface Marjane et sur la Route de Salé.
La Direction des Routes ne signale qu'une seule coupure de près de deux heures sur une route régionale reliant Chefchaouen et Larache. Derrière cet incident, des éboulements de la terre des montagnes du Rif. La route a été remise en service quatre heures après.
De leur part, les services de l'ONEP indiquent des perturbations au niveau de la station de traitement "Rocade" de Marrakech. Cause: dégradation de l'eau brute traitée. Les orages que connaît cette région depuis quelques jours ont altéré la qualité de l'eau. Le traitement de cette eau chargée de boue a outrepassé les capacités de la station qui s'est arrêtée le jeudi 21 octobre à 9h30. Elle a été remise en service le jour même à 19h. Une baisse de pression dans certains quartiers de la ville a également été constatée. Les plus grands taux de précipitations ont été enregistrés dans les milieux urbains. Selon la Direction de l'Hydraulique, la pluie n'a pas beaucoup bénéficié aux plaines qui longent les barrages. Ces derniers ont enregistré un taux de remplissage de 45,2%.

Nadia LAMLILI

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