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L'Istiqlal passe à l'offensive

Par L'Economiste | Edition N°:624 Le 26/10/1999 | Partager

· M. Abbès El Fassi n'est pas d'accord pour attendre la fin de la législature afin de juger le gouvernement
· Sur le dossier de la MAP, le Premier ministre et son ministre de la Communication se rejettent la responsabilité

Le parti de l'Istiqlal multiplie les initiatives. Après le colloque sur la problématique du développement à Casablanca, c'est la situation de la presse qui était sous les projecteurs à Rabat le 20 octobre. A la tribune, M. Abbès El Fassi, chef de l'Istiqlal, venu prêter main forte à M. Mohamed Larbi Messari, ministre de la Communication. Le débat, qui durera environ quatre heures, est mené par M. Hassan Abdelkhalek, journaliste et président de la Commission de l'Information au sein du parti de l'Istiqlal.
M. El Fassi a commencé par planter le décor en lançant des fleurs à la presse qui doit, selon lui, constituer le premier pouvoir au lieu du quatrième. Cette situation garantira une meilleure liberté de la presse qui est une référence pour l'Istiqlal. L'amendement de la loi de 1958 sur la presse et particulièrement les dispositions de 1973, constituent une épée de Damoclès. Son parti veut modifier une phrase dans le texte. Refus du gouvernement qui fait valoir son projet global. C'est une façon de différer la question. C'est la lenteur assurée. Le mot est lâché.
Pour le patron de l'Istiqlal, l'attente n'a que trop duré. Le rythme de travail du gouvernement doit s'accélérer. Les réformes ne doivent plus attendre. C'est la meilleure façon de rendre la confiance et l'espoir qui commencent à partir en fumée. Afin de rompre la morosité ambiante, l'heure a sonné pour lancer des signaux forts. L'Istiqlal propose des mesures à prendre qui n'exigent aucun engagement financier. Un mémorandum adressé au Premier ministre en liste les priorités et les mesures à prendre. La création de la Cour Supérieur de Justice chargée de poursuivre les ministres en exercice y figure. Il est plus que jamais l'heure d'ouvrir le dossier des avantages en tout genre et reprendre les fermes de l'Etat pour en remettre une grande partie au Ministère de l'Habitat. Le reste permettra aux ingénieurs agronomes en chômage de s'insérer dans la vie active.
M. El Fassi n'est pas d'accord pour attendre la fin de la législature avant de juger le gouvernement. En Europe, la critique se fait chaque semaine, dit-il. En outre, la déclaration du patrimoine doit être généralisée avec la création d'une instance de contrôle et de sanctions.
L'Istiqlal est clair: les poches de résistance existent, mais sont surévaluées afin de justifier l'échec. Personne ne bloque le travail des ministres. El Fassi le sait et le dit haut et fort. Il a été ministre et rappelle que personne n'est jamais venu lui dicter ce qu'il doit faire ou ne pas faire.
Sur la participation de L'Istiqlal au gouvernement, M. El Fassi souffle le chaud et le froid à la fois. Tout en déclarant que quitter la coalition n'est pas à l'ordre du jour, il rappelle que l'opposition ne lui fait pas peur. L'Istiqlal y a passé plus de 27 ans.
Quant à M. Messari, qui a été malmené par les journalistes, il a commencé par rappeler les étapes franchies par le dossier de la réforme du secteur de l'information. Il en a énuméré les titres de chapitres. Les mesures à prendre concernent surtout les médias publics. Mais c'est l'Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) qui a focalisé l'attention de l'assistance. Normal, les suites à donner aux conclusions du rapport de l'IGF et aux poursuites judiciaires à l'encontre de l'ancien directeur-administratif et financier de l'Agence, coupable d'avoir détourné les deniers publics y étaient pour beaucoup. Sur ce dossier, le ministre rejette la responsabilité sur le Premier ministre. Les services de ce dernier rétorquent qu'il s'agit de la compétence du ministre de la Communication qui doit initier une action en Justice. En tout cas, l'affaire est entre les mains de la Cour des Comptes et les Ministères de la Justice et celui de l'Economie et des Finances sont pour l'option Cour Spéciale de Justice. En attendant, le ministre de la Communication est revenu sur le développement de l'Agence. Il a à plusieurs reprises fait référence à une étude menée, il a y deux ans, par M. Jamal Eddine Naji pour le compte de l'Agence. Ses conclusions semblent convenir parfaitement à M. Messari, qui a demandé au Ministère des Finances d'en étudier la faisabilité. Ses premières conclusions montrent par exemple que la restructuration de la présence internationale de l'agence, qui représente 34% du budget de fonctionnement de l'agence, permettra de dégager des économies de dépenses. Ces gains sont de 48% pour le premier scénario, 55% pour le second. C'est donc ce plan de développement que le ministre compte appliquer comme antidote à la MAP. Qui mieux que son concepteur pour veiller à son application? M. Naji est peut-être le candidat du ministre à la tête de l'Agence.

Mohamed CHAOUI

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