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    Economie

    Les chiffres qui font peur

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    L'Ecole apparaît encore comme un privilège. C'est en tout cas ce qui ressort des chiffres de l'année scolaire 1996/1997. La tendance pour cette année, n'est pas encore connue, mais ne devrait pas s'éloigner des données de l'année dernière.


    Plus de 4,6 millions d'élèves ont pris le chemin de l'école ce mardi 16 septembre, contre plus de 4,5 millions, l'année dernière.
    Le cycle fondamental absorbe la plus grande partie des élèves. Il compte plus de 3 millions d'enfants pour 111.728 enseignants, prévisions de 1997/1998. Le taux d'encadrement prévu pour cette année avoisine 28 élèves par enseignant. Cette moyenne cache néanmoins des disparités.

    44.000 places disponibles


    Pour les plus petits, ils sont plus de 563.000 enfants (285.000 citadins et 278.000 ruraux) qui découvriront l'école pour la première fois, soit un peu plus de 30.000 que l'année dernière, où ils étaient 531.559. Si pour l'heure, le nombre de ceux qui n'auront pas la chance d'apprendre à lire et à écrire, n'est pas connu, celui de l'année précédente, a en tout cas été alarmant.
    Malgré des campagnes de sensibilisation, et plus de 40 ans de politique de généralisation de l'enseignement, l'école apparaît comme un privilège. Sur les 637.369 enfants en âge de scolarité (7 ans), 325.179, soit plus de la moitié, n'ont pas été inscrits en 1996-1997, surtout dans le rural.
    Comme le confirment différentes enquêtes et recensement, les filles restent les plus grandes victimes. 173.579 d'entre elles dont près de 109.000 sont rurales, n'ont pas été inscrites. L'eau, la recherche de bois, les tâches ménagères et le travail continuent à faire une sérieuse concurrence à l'école.

    Le paradoxe est que quand l'analphabétisme gagne du terrain, des salles de classe restent vides. Selon les chiffres de l'Education Nationale, plus de 44.000 places sont disponibles dans les différents établissements.
    Le deuxième cycle fondamental (collège) accueillera cette année plus d'un million d'élèves.
    Quant au secondaire, ils sont 410.802 à s'y être inscrits contre 412.655 en 1996/1997.
    Pour ce qui est des classes préparatoires mathématiques supérieures et mathématiques spéciales, le chiffre sur les inscrits n'est pas disponible. En 1996/1997, ces classes préparatoires ont accueilli 1.724 candidats.
    Côté enseignement privé, les prévisions ne sont pas complètes. Seul, le nombre des nouveaux inscrits en première année du cycle fondamental est connu. Il s'élève à 33.000 pour cette rentrée. L'année dernière, ce secteur comptait au total 215.188 élèves et 764 établissements scolaires. Le plus grand contingent se trouve dans le préscolaire. Selon les données du MEN, il est concentré géographiquement sur l'axe Casa-blanca-Rabat et dans les grandes villes. Il est à rappeler que le Mini-stère projette d'encourager la créa-tion d'écoles de niveau préscolaire dans le rural. En partenariat avec la Fondation Zakoura, un premier programme sera initié.

    Rentrée télévisée


    LA rentrée est à la une à la télévision. En attendant la télévision éducative, l'Education Nationale et 2M organisent une semaine consacrée à l'Ecole. Ce n'est pas une campagne de communication, tiennent à préciser les fonctionnaires du Ministère. «C'est une campagne de sensibilisation». Le but est de «conjuguer les efforts».
    Moment fort de cette semaine, l'entretien ce jeudi avec M. Rachid Benmokhtar, Ministre de l'Education Nationale. Sa vision à long terme, le plan d'action du MEN et la valorisation des ressources humaines constitueront les grands axes de cette intervention.
    Cette semaine constitue un «premier pas vers la télévision éducative». Celle-ci devrait démarrer sous peu, sur 2M. Elle comportera un ensemble d'émissions destinées «non seulement aux enfants, mais également aux adultes». Un peu à l'image de la Cinquième, la télévision éducative française. Cette dernière devra l'appuyer. Le coût de l'investissement n'est pas encore déterminé. Ce qui est sûr, c'est que la Télévision éducative sera financée par le budget de l'Etat. «Une fois la plate forme, mise en marche, nous pouvons recourir aux structures spécialisées».

    Malika EL JOUHARI

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