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    Economie

    Les Américains veulent des lois plus souples

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    Neuf des grandes entreprises américaines veulent investir et promouvoir leurs produits au Maroc. Leur centre d'intérêt est focalisé sur les secteurs des télécommunications, du médical et du transport multimodal. Des procédures administratives et juridiques plus souples s'imposent afin de développer les échanges entre les deux pays.


    Un groupe d'hommes d'af-faires américain vient d'effectuer une visite au Maroc. «Il comprend les représentants de neuf grandes entreprises américaines», indique Mme Judith Barnett, secrétaire-adjoint au Département américain du Commerce pour l'Afrique et le Moyen-Orient, venue à la tête de cette délégation.
    Cette visite vise tout d'abord à renforcer les liens commerciaux et augmenter les échanges entre les deux pays, car la balance commerciale reste largement favorable aux Etats-Unis. En 1994, le Maroc a exporté 1,2 milliard de Dirhams vers ce pays. Par contre, il en a importé un peu plus de 5,6 milliards de Dirhams. Alors qu'ils étaient le 5ème fournisseur du Maroc en 1990 (pour un montant de 3,5 milliards de Dirhams), les Etats-Unis se placent à la troisième position depuis 1994. Côté exportations, ce pays est le 8ème client du Maroc.
    Les Américains veulent ensuite aborder les questions relatives aux obstacles commerciaux et encourager leurs entreprises à soumissionner aux marchés publics lancés au Maroc.

    Communication rapide


    Les contraintes juridiques et administratives freinent de leur côté les échanges. «Des réunions ont été prévues avec les membres du gouvernement afin d'aborder ces questions», précise M. Marc Ginsberg, ambassadeur des Etats-Unis lors d'une conférence de presse.
    La compétitivité du Maroc dépend de l'accélération du processus de privatisation. Une concurrence accrue est jugée nécessaire, surtout dans le domaine des télécommunications, en vue de faire du Maroc une plate-forme d'affaires. «Ces affaires ne peuvent être efficaces qu'à travers une communication rapide et une concurrence réelle», ajoute Mme Barnett. Les représentants des entreprises américaines ont jugé que l'investissement au Maroc reste encore coûteux par rapport à d'autres pays concurrents et ce, malgré les efforts déployés dans les domaines des finances et de la réglementation. Des mesures souples en matière de réglementation douanière, de l'emploi ainsi qu'une dynamisation du système bancaire s'imposent si l'on veut séduire les investisseurs étrangers.
    Il est à signaler par ailleurs la présence d'obstacles administratifs américains qui freinent l'entrée des produits étrangers (en particulier agro-alimentaires) aux Etats-Unis. Les très sévères normes sanitaires de la FDA (Food and Drugs Administration) rendent la tâche difficile aux opérateurs marocains.
    Rappelons que cette visite intervient à la veille du sommet économique du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord prévu en novembre prochain à Doha. La tournée de la délégation commerciale américaine a touché Israël, la Tunisie avant de se terminer au Maroc. Des mises en relation ont été initiées dans les domaines des télécommunications, services de soins de santé, médias et transport multimodal, des secteurs porteurs dans lesquels les Américains veulent bien intervenir. Le représentant d'une grande firme est venu au Maroc pour étudier la possibilité de mettre en place un centre multimodal de transport géré électroniquement dans la région de Tanger.
    Selon Mme Barnett, les précédentes rencontres se sont traduites par des échanges portant sur des dizaines de millions de Dollars. De même, un conseil maroco-américain pour le commerce et l'investissement a été créé à l'initiative de M. Ginsberg.

    L'intérêt accordé à la région d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient s'est traduit par l'ac-croissement de 25% des ex-portations américaines vers cette région durant les cinq dernières années. En 1996, le montant des investissements directs a atteint près de 2,5 milliards de Dollars, soit une hausse de 19% par rapport à 1995.

    Hicham RAÏQ

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