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Les bonnes affaires du mois

Par L'Economiste | Edition N°:661 Le 16/12/1999 | Partager

· Miel, légumineuses, concentré de tomate, dattes...reprennent du service sur les rayonnages

· Avant et pendant le mois sacré, les marques font monter la pression publicitaire

· Autour de Ramadan émerge une économie informelle et son lot de petits métiers mais où est l'hygiène ?


Durant trente jours, traiteurs, pâtisseries, grossistes, détaillants et différents points de vente vont tourner à plein régime pour satisfaire les appétits pantagruéliques de ce mois de Ramadan. Ils multiplient les efforts pour faire face au rush des consommateurs pris d'une subite folie d'achats. Après les stocks effectués avant ce mois, c'est l'effervescence quotidienne autour des ''sellous, chabakia'' et autres friandises.
Pas de pénurie en vue, assurent les experts des différents départements concernés. Au contraire, selon l'état des stocks et des niveaux de production, le marché sera suffisamment approvisionné en miel, légumineuses, épices, riz, dattes, lait... Tous les ingrédients pour préparer des f'tours copieux.
Les prix des oeufs repartent pour ce mois à la hausse, mais cette tendance ne profite qu'aux intermédiaires, selon les éleveurs. De même pour le poulet dont la montée des prix ne pourra éponger des pertes qui subsistent depuis deux ans. Consommé pour 90% durant Ramadan, le miel revient en force et sort ainsi de sa léthargie...pour un mois.
Entre ''mejhoul'', qualité supérieure ou intermédiaire, marocaines, algériennes ou tunisiennes...le consommateur marocain n'a que l'embarras du choix pour les dattes. Reste qu'il préfère encore cette année les tunisiennes et les algériennes. Pourtant, les dattes marocaines sont moins chères et ont meilleur goût.

Le temps de la ''harira'' est donc bien installé. Cette soupe servie quasi-rituellement à chaque f'tour permet le décollage de la demande et l'apurement des stocks des opérateurs de légumineuses. Cette année, la sécheresse a fortement influé sur la production des légumineuses.
De plus en plus, pour accompagner les pics de consommation et la frénésie des ventes, la plupart des marques font monter la pression publicitaire (TV, presse écrite, dépliants, dégustations sur les points de vente), avant et pendant le mois sacré. Objectif, entretenir la demande et rappeler la marque à la mémoire du marché. Outre la communication, la qualité et la forme du produit mais aussi l'emballage sont revus sous toutes les coutures. Il en est ainsi du concentré de tomate.
Pour ce produit, quand les marques ne concoctent pas de nouvelles mixtures, elles planchent sur l'amélioration de leurs emballages. C'est le cas du bocal qui est commercialisé aux côtés de la classique boîte métallique.
Dans une période où il est enclin à ouvrir plus largement son porte-monnaie, le consommateur fait l'objet de toutes les convoitises.

De la plus grande à la plus petite surface, une organisation spécifique est mise en place pour l'accueillir et satisfaire ses besoins. Pour les grandes surfaces, par exemple, les stratégies reposent essentiellement sur l'augmentation du niveau de l'approvisionnement, le renforcement des équipes internes et l'investissement publicitaire.
Un peu partout dans les supermarchés et autres points de vente, les produits stars de Ramadan sont mis en valeur sur les rayons.
Ramadan est ainsi une période pour faire de bonnes affaires.
C'est aussi le mois où émerge une évitable économie informelle. Pratiquement dans tous les quartiers populaires, des petits métiers propres à cette période naissent. Les ménages y trouvent une occasion pour améliorer leurs ressources financières et par conséquent leur condition de vie. De la "chabakia", au "baghrir", en passant par le "batboute", tous les produits y passent. Ils sont exposés et vendus sur les trottoirs au mépris des règles les plus élémentaires de l'hygiène.
Des commerçants ont mis en place de véritables "fast-food" ramadanesques où des menus complets sont proposés: un bol de ''harira'', un verre de café ou de thé, des crêpes et un oeuf...le tout pour 10 DH!

Meriem OUDGHIRI

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