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L'enseignement supérieur privé dans l'expectative

Par L'Economiste | Edition N°:1614 Le 02/10/2003 | Partager

. Les professionnels déplorent un manque d'orientation stratégique…. …et proposent quelques mesures afin de contourner les obstacles du secteurLa Conférence des Grandes Ecoles s'impatiente. En effet, cette association composée de certaines écoles supérieures(1) marocaines est lasse d'attendre que les dispositions prévues dans la Charte nationale de l'éducation-formation voient enfin le jour. Pour Abdelali Benamour, président de l'association, “nous n'avons pas de temps à perdre, il nous en faudrait même plus pour faire aboutir les objectifs tracés par la charte”. Des objectifs ambitieux mais avec des “moyens qui ne sont pas encore mis à notre disposition”, souligne-t-il. En substance, il s'agit de la prise en charge, par le privé, de 500.000 étudiants d'ici 2010, soit un accroissement de 20% de l'effectif chaque année au lieu de 5% actuellement. Toutes les étapes de la formation sont concernées: le préscolaire, le primaire, le secondaire et le supérieur ainsi que la formation professionnelle. Et depuis l'adoption de cette charte, trois années se sont déjà écoulées “sans qu'aucune mesure n'ait été prise”, rappelle la profession. “Comment y arriver sans aucune visibilité?” s'interrogent-ils.Les professionnels déplorent l'absence des textes d'application et d'une vision stratégique pour le secteur “malgré une complémentarité évidente”. Aussi, proposent-ils quelques mesures de nature à développer l'enseignement privé au Maroc. La première concerne la reconnaissance des diplômes privés, qui aujourd'hui ne bénéficient toujours pas de l'accréditation qu'ils méritent de la part du ministère de l'Enseignement supérieur. La seconde difficulté rencontrée par le secteur concerne le régime fiscal de ces établissements. Les écoles privées ont été défiscalisées durant une trentaine d'années après l'indépendance, avant que le fisc ait mis en place un nouveau régime. Et ce, en dépit des circulaires signées par les gouvernements successifs demandant l'arrêt des recouvrements en attendant un texte spécifique. Ce qui a créé un véritable chaos dans la profession, puisque seuls certains établissements y sont soumis. Sur cette question, l'association a toujours milité pour “une défiscalisation adaptée aux spécificités du secteur”. Elle estime qu'il serait également “souhaitable” de défiscaliser les investissements de ces établissements compte tenu de la longue période de rentabilisation, “comme spécifié dans la charte de la Cosef”. Du côté de la demande, les professionnels penchent en faveur de l'allègement de l'IGR pour les parents dont les enfants seraient scolarisés dans le système privé. Cela permettrait, selon eux, de renforcer la solvabilité de la demande. Dans le même créneau, l'association étudie également la possibilité de la mise en place d'un crédit-études, offrant aux parents des facilités de financement adaptées. Une réunion avec le Premier ministre Driss Jettou s'est déroulée le 24 septembre dernier au cours de laquelle les professionnels ont présenté leurs suggestions. Voeux pieux ou mesures d'avenir, au gouvernement de trancher.Radia LAHLOU-----------------------------------------------(1) Il s'agit de EMSI, ESCA, ESG, HECI, HEM, IGA, IHEES, ISG, ISIAM et SUP DE CO Marrakech. Ces établissements représentent 65% des étudiants ayant choisi le privé.

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