×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Bidonvilles: Grosse opération de nettoyage

Par L'Economiste | Edition N°:1614 Le 02/10/2003 | Partager

. “Villes sans bidonvilles”, le nouveau programme de l'équipe Jettou. Taxe sur le ciment: pas d'incidence sur le consommateurComment les cimentiers ont-ils pu tolérer l'augmentation de la taxe sur le ciment, accepté à contrecoeur au moment de son institution? Réponse: l'accord définissant ce relèvement, conclu mardi dernier avec Driss Jettou, ne les impliquera pas tous seuls. L'Etat contribuera via des facilités douanières. Au terme de deux mois de discussions, la taxe est passée de 50 DH la tonne à 100 DH. Mais les cimentiers ne l'endosseront pas complètement. Les 50 DH de plus seront pris en charge conjointement avec le gouvernement. La philosophie de ce relèvement repose sur le partage. La contribution de l'Etat, qui oscillera entre 21 et 22 DH la tonne, se déclinerait sous forme de baisse des droits de douane sur les combustibles (2,5% au lieu de 17,5 auparavant) et du prix de l'électricité (-5 centimes sur le prix du kWh industriel). Ces mesures devraient entrer en vigueur l'année prochaine. Quant aux cimentiers, ils payeront environ 28 DH la tonne sur les marges de leurs bénéfices. Leur contribution renflouera le fonds de solidarité de lutte contre l'habitat insalubre de 300 millions de DH en 2004. Donc, l'effort sera partagé. . Les dividendes d'une “action citoyenne”Initialement, les cimentiers allaient répercuter “la plus-value” résultant de la baisse de la TIC sur le consommateur, à travers la réduction du prix du ciment. Mais sur la demande du gouvernement, cette mesure a été écartée, indique un responsable de Ciments du Maroc. A partir de 2004, la plus-value ira donc au Fonds de solidarité, dont la dotation sera portée à un milliard de DH. Les cimentiers ont cependant imposé des garde-fous. “Nous avons demandé que notre contribution soit limitée dans le temps et que nous soyons impliqués dans la gestion de ce fonds”, a précisé Youssef Nadifi, président de Holcim Maroc. C'est “pour garantir une croissance de la consommation du ciment et s'assurer une bonne marge de bénéfices”. Le souci commercial se posera donc tôt ou tard. Les professionnels ont également proposé des formules techniques pour réduire le coût de construction de l'habitat social (utilisation du ciment en vrac qui est moins cher par rapport au ciment en sac).La conclusion de tout cela est que l'augmentation ne sera pas répercutée sur le consommateur comme c'était le cas l'année dernière au moment de l'institution de cette taxe. Face à l'important effort financier que nécessitera le programme des 100.000 logements, le gouvernement s'est trouvé dans l'obligation de diversifier ses sources de financement. Au lieu que la baisse de la TIC bénéficie au consommateur final, il a donc préféré l'utiliser dans la viabilisation du foncier (qui s'élève à 6.700 hectares). Laquelle viabilisation se répercutera automatiquement sur le prix d'acquisition du logement social (120.000 DH l'unité). Autre raison, le secteur cimentier connaît une croissance à deux chiffres. Le contexte, marqué par une reprise du secteur du logement, est favorable. Une performance qui ne laisse pas indifférents les décideurs, en mal de financement. “Une action citoyenne” serait la bienvenue. Mais, en fait, cette quête de financement servira à couvrir les dépenses d'un projet d'envergure. Sauf imprévu, Driss Jettou annoncera lundi 6 octobre, à l'occasion d'une journée de travail avec les opérateurs, un nouveau projet de lutte contre l'habitat insalubre, appelé “Villes sans Bidonvilles”. L'unité de mesure de cette nouvelle approche sera la ville en tant que structure autonome. Il s'agira, d'après Taoufik Hjira, ministre chargé du Logement, d'établir une liste de villes où le phénomène des bidonvilles nécessite une intervention corsée et de commencer “une opération de nettoyage” début 2004. Cette liste sera par la suite validée par les walis et les gouverneurs. Pour plus d'efficacité, ce sont les villes contenant le moins de bidonvilles qui passeront en premier. Car la tâche sera facilement maîtrisable en une année. En parallèle, le gros du travail au niveau des agglomérations sera entamé. Cette opération sera effectuée avec un partage équitable des responsabilités. L'Etat s'engagera, mais jamais seul, conformément aux orientations royales. Collectivités locales, autorités et population… tout le monde mettra la main à la pâte. L'opération ressemblera à une sorte de contrats-programmes avec les communes. Un: elles devront arrêter l'hémorragie. Deux: elles seront tenues responsables de toute nouvelle implantation de baraques après l'obtention “du quitus de l'assainissement”. Nadia DREF

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc